méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

au fil des jours:

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 16:23

Il faut nous faire une raison: soit que nous nous soyons volontairement oubliés dans le passé ou le futur, soit que notre mental nous y ait conduit à notre insu, voire contre notre gré, le temps perdu à nous distraire, c’est-à-dire à nous détourner d’ « être », ne nous sera jamais rendu, il est perdu à jamais.

Mais il faut aussi dire que cette perte peut être enrayée et cela, dès aujourd’hui, à la seconde même où nous prenons enfin conscience de ce dont on a été spolié jusqu’à ce jour.

Dès lors il se peut, si on le veut, si on le veut vraiment (pour avoir compris dans sa lumineuse évidence quel était le véritable défi de nos vies), que nous nous mettions à « être », c’est-à-dire (en gros) à devenir maîtres de nos pensées, à ne supporter que celles que l’on veut bien supporter, à éliminer les autres, toutes les autres; et pour ce qui est du reste, à vivre dans la conscience extatique d’être miraculeusement respirant, vivant, existant, et conscient d’être « quelque chose plutôt que rien », à tout le moins.

Ayant compris cela, il n’y a plus qu’un pas à faire pour voir que la distraction, c’est la mort et la méditation, la vie.

 

 

 

 

P.S.: Le billet du 23 mai 2008 évoquait un glissement essentiel.

 

Par Marc - Publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 05:18

Sans tension, aucune cassure (c'est le cas de tout élastique qui vous pince les doigts mais nous entendons ici ce saut quantique et extatique de la conscience, ailleurs appelé « illumination », « samadhi », « satori », etc) possible et pourtant c’est l’état d’après cassure qui serait souhaitable, l’état d’éveil, comme le nomment les Orientaux. Peut-on l’atteindre, cette cassure, sans passer par la tension? Certains pensent oui, certains pensent non. Les premiers sont sans doute ceux qui négligent que la tension peut être inconsciente ou même, comme le pensent beaucoup d’Indiens qu’elle est antérieure à notre existence actuelle (qu’ils appellent incarnation), qu’elle préexiste en quelque sorte et qu’elle est peut-être recherchée (pourquoi pas ?) depuis l’aube de l’univers.

Quoi qu’il en soit, l’important est le résultat.

Une autre question se pose: Savoir que la tension extrême qui provoquera la cassure doit être recherchée n’est-il pas contre-productif? En effet, chose étrange, la cassure se produit lorsque la tension est abandonnée mais on doit l’ignorer sinon on abandonnera à mauvais escient et la cassure n’aura pas lieu. On est donc devant un problème incroyablement complexe: on ne peut l’évoquer pour le résoudre alors qu’on ne peut le solutionner sans le poser.

C’est tout le problème de l’éveil et sans doute pourquoi ce dernier est (sans doute) si rare, parce qu’il ne s’agit pas d’un problème au sens où notre intellect l’entend. Il faut passer à une autre forme d’utilisation du cerveau à laquelle nous ne sommes pas habitués et qui est forcément indescriptible.

 

 

 

 

P.S.: Dans le billet du 22 mai 2009 il était question de regret.

 

Par Marc - Publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 11:16

Depuis la première assise en silence que l’on a vécue jusqu’à celle du jour, il apparaîtra toujours que si Patanjali, cette autorité en la matière, demande à la posture de méditation d’être l’aisance et la fermeté mêmes*, c’est parce qu’il voyait notre corps fait de deux parties, la basse pour s’ancrer dans le monde, la haute pour s’ériger, telle un mât de hauteur infinie, et le contempler tel qu’il est.

 

 

 

 

*: Yoga sutra 2.46: Sthira sukham asanam.

P.S. : Le billet du 21 mai 2008 parlait de la préparation de la méditation par les asanas prescrits par les maîtres du hatha yoga, rien à voir avec Patanjali, cela dit.

 

Par Marc - Publié dans : yoga
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 10:29

Une récente émission de télévision nous apprenait que l’homme occidental accumule au cours de son existence un énorme déficit de sommeil.

Tant qu’à faire, on aurait pu souligner aussi qu’il en va de même de l’état méditatif pendant la veille. [Et l’on parle ici de cet état de pur bonheur que ne connaissent plus que les rares humains qui ont cette faculté de parfois ne rien faire que rêver ou penser de façon extrêmement soutenue ou ne penser à rien de particulier ou ne penser à rien du tout ou même ne même pas penser; on parle aussi ici de cette faculté de n’attendre rien ni personne, de s’asseoir en silence (sans bruits autour de soi, ni subits, ni provoqués), sans soucis, sans préparation du futur; et on ne parle pas bien sûr de tout état méditatif enseigné, provoqué, induit dans un but quelconque, fût-il ce que d’aucuns appellent spirituel*.]

 

 

 

 

*: Et si le spirituel c’était le spontané, l’inattendu, l’offert lorsque rien, strictement rien, n’est demandé?

P.S.: Dans le billet du 19 mai 2011 il était question de Pina Baush , de Wim Wenders, de Frédéric Vitoux et d’un certain Roger: perfections.

 

Par Marc - Publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 16:35

Certains reprochent aux méditants leur pessimisme. Qui leur répondent que pour être optimistes ils attendront le jour où la seule préoccupation des gens ne sera plus de ne manquer de rien mais bien que « les autres » ne manquent de rien. Persuadés que le bonheur est dans le lointain bien-être de toute vie, les adeptes de l’assise en silence ne peuvent être heureux pour l’instant, à moins que l’on appelle bonheur une certaine paix de l’esprit.

 

 

 

 

P.S: Dans le billet du 24 avril 2008 il était question de la possibilité d’une immobilité et l’on y évoquait aussi bien Shankara que Patanjali: préalable.

 

Par Marc - Publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 11:29

L’indignation est à la mode. Selon le méditant, pour chacun la bonne question devrait être: s’indigner de ce que le monde est indigne de moi (car il me semble, c’est bien connu, que je suis plus vertueux que lui) ou de ce que je suis indigne du privilège* qui est le mien d’être en vie (car il me semble que je pourrais être plus bienveillant, compassionné, d’humeur plus égale et exempt de jalousie ** )?

 

 

 

 

*: Dans le film The Best Exotic Marigold Hotel un personnage dit que ce qu’il trouve de remarquable en Inde, c’est que la vie y est perçue comme un privilège et non comme un droit.

**: Certains auront reconnu les 4 vertus cardinales du bouddhisme (brahma-vihara) et du yoga classique (en 1.33 des Yoga sutra de Patanjali): maitri, karuna, upeksa et mudita. (A noter que dans les Yoga sutra d’autres valeurs encore sont préconisées.)

P.S.: Le billet du 15 avril 2010 parlait de casse-tête.

 

Par Marc - Publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 11:11

Il y a peut-être plus de racistes qui ne s'acceptent pas comme tels que de racistes déclarés. De ces derniers il y a peu à dire: ils sont à blâmer, certes, mais au moins ils sont au moins cohérents avec eux-mêmes. Quant aux premiers (dont on pourrait dire par ailleurs que leur aveuglement est une forme inconsciente de résistance à la haine) ils sont à plaindre: ne voyant pas eux-mêmes qu'ils sont racistes, ils ne peuvent vraiment s'aider à cesser de l'être. (Surtout s'ils s'emploient à proclamer le contraire haut et fort.)

 

 

 

 

P.S.: Dans le billet du 14 avril 2009, il était question de ceux qui se lèvent tôt et qu’ignore le de Funès élyséen: choix.

 

Par Marc - Publié dans : harmonologie
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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 12:06

Par le voyage ou la méditation voir avec une certaine tendresse qu’au-delà de la couleur de peau, ainsi que des conditionnements de l'éducation et du milieu social, les humains de cette planète se ressemblent* dans les sentiments qu'ils éprouvent: la souffrance, la solitude, la jalousie, les aspirations qui cachent mal la perpétuelle insatisfaction du présent, pour n'en citer que quelques uns. Tout cela n'est ni noir, ni jaune, ni blanc, tout cela est universel, comme le sont, hélas, l'intolérance et le racisme.

 

 

 

 

*: Ce billet pourrait tout aussi bien s'intituler déploration et se résumer ainsi: "Les humains se ressemblent, soit; quand se rassembleront-ils donc?"

P.S.: Dans le billet du 13 avril 2009 il était question de démarcation et on y citait le grand Mircea Eliade (qui a plus fait que tout autre pour la compréhension de la philosophie du yoga en Occident).

 

Par Marc - Publié dans : harmonologie
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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 11:30

Ce que la vie – ou la méditation, ou les deux - nous append/apprennent c’est que pour apprécier à son immense mesure l’instant qui passe, il faut à la fois savoir et oublier qu’il est unique.

Ce qui ne nous empêchera pourtant pas de regretter en fin de vie, comme tout un chacun, que nous n’ayons pas assez vécu, et donc de prodiguer à ceux qui nous survivront ce conseil maintes fois entendu déjà dans la bouche de ceux qui vont nous quitter: « Profitez bien de la vie ! ». Sous entendu: « Parce que moi je me rends compte aujourd’hui (en ce jour de grand départ) que je ne l’ai pas assez fait et aussi parce que, malgré toutes les fausses espérances sur lesquelles j’ai basé ma vie (Merci, Messieurs les prometteurs de paradis, vous m’avez bien eu(e)), je vois maintenant, à l’instar d’Épicure* que je quitte le seul trésor que j’aie jamais eu, la vie, et que je n’aurai plus jamais rien. »

 

 

 

 

*: Qui disait : « Tant que nous sommes, la mort n’est pas; quand la mort est, nous ne sommes plus. »

P.S.: Le billet du 30 mars 2011 parlait de l’enfance idéale, mais pas seulement: continuation.

 

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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 12:39

Les religions sont des béquilles d’un rapport qualité/prix désavantageux.

Béquilles parce qu’elles prétendent indiquer aux hommes le sens qu’ils doivent donner à leur vie et d’autre part, les aider à affronter le passage de la mort.

De qualité mauvaise:

Quant au sens à donner à sa vie, voit-on les « fidèles » se conduire dignement? Et quand il s’agit de quitter ce monde, les voit-on mourir sans crainte?

D'un prix exorbitant:

Voit-on un seul prélat pauvre?

Tout cela saute aux yeux. Voit-on pourtant les hommes les remplacer, ces religions, par une marche droite, autonome et réfléchie? Les voit-on choisir la lucidité pour approcher la mort avec courage?

 

 

 

 

P.S.: Dans le billet du 29 mars 2011 il était question d’élévation.

 

Par Marc - Publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 20:01

Mettre un enfant au monde, c’est accepter d’encourir son ressentiment lorsqu’il aura compris que nous aurions pu nous en abstenir.

C’est peut-être, entre autres raisons, pour enrayer l’affligeante propagation de l'environnement de haine (l’ensemble des relations humaines étant forcément à l’image de l’hostilité des enfants pour leurs géniteurs) dans lequel semble baigner notre humanité que le Bouddha et d’autres ont fait remarquer que cette vie est souffrance. Pour autant, peu de gens les ont entendu et parmi ceux qui l’ont fait, encore moins les ont écouté au point d’en tirer la conclusion logique de ce constat, à savoir ne pas reproduire cette souffrance. Nous sommes aujourd’hui plus de sept milliards sur cette pauvre planète, occupés à nous intoxiquer, en plus de nous nuire mutuellement. Il paraît que Claude Lévi-Strauss parlait de « vers à farine » à notre égard. Qui pensent qu'ils ne sont pas encore assez nombreux à grouiller, sans doute.

Dès lors, méditer reste aujourd’hui encore la nécessité première, afin de tempérer tant que faire se peut cette inhumanité qui nous régit (et cela par tous les moyens possibles: la non-reproduction* bien entendu, si possible, mais aussi la culture de la non-violence** ou encore la compassion***, pour ne citer que ces deux "vertus"), faute de quoi le monde sera de plus en plus ce qu’il semble être déjà devenu, ce vers quoi, assurément, il semble tendre: a rat race for survival, entendez un réglage de compte généralisé et cela, avec les armes que nous possédons tous en suffisance: des caisses d’égoïsmes, des cartons d’individualismes, des cartouchières d’égocentrismes, des gibernes de chacunpoursoïsmes et même quelques carquois d’aprèsmoiledélugismes.

 

 

 

 

*: Brahmacharya, l’abstinence sexuelle préconisée par Patanjali n’est plus nécessaire aujourd’hui grâce aux moyens contraceptifs, la non-reproduction suffit.

** : Voyez les yama et niyama du yoga

***: Voyez les Brahma-vihara du bouddhisme

P.S.: Le billet du 27 mars 2008 parlait d’exaucement.

 

Par Marc - Publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 20:17

Les stages de méditation intensifs en vogue aujourd’hui dans l’Occident pressé (sesshin de zazen et marathons vipassaniens, par exemple) sont à la méditation au long cours ce que vider sa cave en un week-end de grosse cuite est à la jouissance modérée de ses grands crus. Ils ne sauraient être d’inspiration de cette Inde où l’on prône la mesure en toute chose.

L’Inde (comme la Grèce antique du rien de trop (Μηδὲν ἄγαν), mais c’est là le même monde, aurait dit Dumézil) aime la modération (avec peut-être même une délectable touche de nonchalance). Pour elle, à ce qu’il m’a semblé, méditer doit rester de l’ordre de l’agrément, pas du forcing. Elle ne voit d’ailleurs (quasi) pas cette « pratique » en termes de profit (« Qui d’autre d’ailleurs que l’ego qu’il faudra bien un jour reconnaître comme étant illusoire, pourrait bien en tirer profit? », vous diraient fort à propos certains êtres remarquables que vous y rencontreriez) mais comme une « activité » spirituelle dénuée de toute idée de rentabilité, et vécue avec art.

 

 

 

 

P.S.: Le billet du 23 mars 2011 suggérait que l’on peut marcher comme on médite: progression.

 

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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 18:34

Le temps serait une création humaine. Il est vraisemblable* qu’un non-humain ne considère pas un évènement que nous, hommes, appelons "d’hier", comme relevant du passé (concept qui pour lui ne veut sans doute rien dire), mais qu’il le voit simplement comme une pensée diffuse, moins concrète que ce qu’il vit dans l’instant.

Le temps serait donc relatif à notre humanité; comprendre qu’il n’a aucune réalité absolue nous ouvre de très larges horizons sur le peu de foi qu’il faut avoir dans nos croyances, toutes nos croyances, surtout quand nous succombons à la tentation de les appeler des "faits".

 

 

 

 

*: Tout en admettant qu’il est impossible d’échapper complètement au piège de l’anthropocentrisme.

P.S.: Le billet du 22 mars 2011 parlait de limitation.

 

Par Marc - Publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 19:00

Suivre le fleuve pour trouver le passage qui mène à la mer, là-bas de l'autre côté des montagnes. Se laisser porter.

N'est-ce pas celui qui s'allie à la nature (plutôt que celui qui croit s'en servir en s'en rendant maître - comme le font, dit en passant, ceux qui méditent selon des "méthodes"), qui a le plus d'atouts pour atteindre l'océan du grand silence?

 

 

 

 

P.S.: Dans le billet du 21 mars 2011 il était question des Shadocks (ceux qui disaient que "pour qu'il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes."), mais oui: essoufflement.

 

Par Marc - Publié dans : harmonologie
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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 17:47

Le cerveau humain est le plus performant lorsque nous allons dans le sens de la nature, vers plus de silence, plus de présence, plus de conscience. La nature n'a aucune raison d'aller à l'encontre d'elle-même; et nous l’incarnons, cette nature, lorsque nous sommes présents en étant conscients d'elle (par opposition à l'absence qui consiste à être dans sa tête, loin du présent). Alors, par l'entremise du cerveau, elle nous protège, elle se protège, elle est (conscience).

 

 

 

 

P.S.: Dans le billet du 20 mars 2011 il était question de consolation.

 

Par Marc - Publié dans : harmonologie
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix. (Cependant, à ce propos voyez ceci.)

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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