méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

au fil des jours:

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Vendredi 9 mai 2008
Si vous êtes l’unique sujet de vos préoccupations, votre esprit n’aura pas acquis assez de légèreté à l’heure de votre mort pour pouvoir s’envoler au-delà du champ de gravité de la terre (même la lune en est prisonnière) et vous reviendrez à nouveau vous enrober d’une enveloppe charnelle vouée à la souffrance…
Si au contraire vos préoccupations sont celles du Sens, alors votre esprit s’échappera pour toujours et ira rejoindre Celui qui était le sujet de vos méditations terrestres…
Ce genre de prose vous laisse de marbre? Tant mieux!
En Réalité, aucun esprit n’aurait à s’échapper de quoi que ce soit. Sa prison serait illusoire; comme le serait son supposé détenu. Seul le silence...




P.S.: Le billet du 9 mai 2007 de relativité. Un dernier effort pour aujourd'hui.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 8 mai 2008
La personne du gourou n’est importante qu’en cela que sa vie doit être conforme à ses dires.
Et si un tel gourou ne doit pas faire l’objet d’admiration excessive, un gourou agissant de façon par trop commune n’est même pas digne d’écoute, quelle que soit l’apparente pertinence de son discours.
Considérant cela, il ne reste plus grand monde à qui prêter l’oreille.




P.S.: Le billet du 7 mai 2007 parlait d'indicibilité
. Difficile!
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 7 mai 2008
L’extase étant (selon d’aucuns) une non-expérience*, les chemins pour y parvenir obéiraient à certaines considérations paradoxales. Ils pourraient être suivis mais en aucun cas suggérés, indiqués ou dirigés.
Au fond, peuvent-ils seulement exister, ces chemins, alors qu’ils impliquent une destination, et qu’ici la destination est une non-destination, l’autre rive de nulle part?
Dans l’absolu, la volonté d’atteindre cette destination serait même inexistante.
Quant au non-but, la non-expérience elle-même, elle ne pourrait être désirée. Par qui le serait-elle?




*: En ce sens qu’elle n’est pas ressentie par un « je ».
P.S.: Le billet du 7 mai 2007 parlait de la plénitude, ce bonheur qui ne serait accessible que par le non-effort (encore lui).
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 6 mai 2008
Alors que l’Occidental aspire à la vie éternelle, l’Oriental lui, considérant que la vie est souffrance, souhaite la mort éternelle, la sortie du cycle des naissances-morts récidivé à l’infini.
Mais qui donc a raison?




P.S.: Le billet du 6 mai 2007 parlait de quelques approches transculturelles de l’idée de perfection.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 5 mai 2008
2/2
Ne pas se reproduire: ce serait là notre seule marge de manœuvre, à nous humains, vis-à-vis du Créateur*.




*: Je dois à la vérité de dire que cette ancienne fulgurance me paraît aujourd’hui inexacte. Nous aurions en réalité deux marges de manoeuvre. Jugez plutôt, avec cette profondissime réflexion de l’auteur de l’Exil intérieur:
 « Dans le fond, il n'y a que deux idées qui m'auront vraiment tenu à cœur, deux idées que j'ai retrouvées chez Schopenhauer, Cioran, Thomas Bernhard, mais qui me semblaient déjà belles quand j'avais quinze ans. La première est que l'un des privilèges de l'homme est de pouvoir mourir à volonté. La seconde est ce privilège non moins exceptionnel de pouvoir s'abstenir de procréer. »
(Roland Jaccard, dans le Magazine littéraire de juillet-août 1990, p. 24)
P.S.: Le billet du 5 mai 2007 donnait en toute innocence la clé pour sauver le monde. Personne ne l’a prise.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 4 mai 2008
1/2
La douleur est universelle: c’est là une tragédie que tous les êtres vivants sont amenés à goûter. Cette tragédie vaut-elle la satisfaction éprouvée en la reproduisant?




P.S.: Le billet du 4 mai 2007 évoquait avec concision une certaine attribution, d’une importance décisive.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 3 mai 2008
Le bouddhisme serait supérieur à l’hindouisme en cela qu’il dénonce comme étant illusoire tout ce qui est (sarvam anatmam), y compris ce que l’hindou appelle la Réalité Ultime. Le bouddhisme ose dire que même Brahman est illusoire, que la Réalité Ultime n’est jamais que la pénultième.
L’hindouisme surpasserait le bouddhisme en cela qu’il se refuse d’éviter certaines questions vraisemblablement sans réponse sous prétexte que l’urgence est ailleurs. L’hindou pense que se poser ces questions-là n’est pas à négliger, qu’il y a même une certaine beauté, désespérée très certainement, dans le fait de se mesurer ainsi à un mur que l’on sait ne pas pouvoir abattre.




P.S.: Comment faire le bilan d’une vie? Le billet du 3 mai 2007 hasardait une piste.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 2 mai 2008
Parler de yoga sans aborder la méditation*, c’est un peu comme parler de plongée sous-marine sans évoquer la mer.




*: Une lacune exclusivement occidentale, il va de soi.
P.S.: Le billet du 2 mai 2007 parlait aussi d'une transposition, mais heureuse celle-là.
par Marc publié dans : yoga
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Jeudi 1 mai 2008
« Nous devons regarder longtemps avant de voir », disait H. D. Thoreau dans A natural history of Massachusetts.
Hier soir, à écouter la nature après le coucher du soleil de printemps, je me disais que ce n’était pas tout: nous devons aussi écouter longtemps avant d’entendre*.
Entendre d’abord les bruits du monde, et exclusivement eux. Ensuite seulement viendra le silence métaphysique, le tout autre chose que l’absence de bruits. Lui aussi peut être entendu.




*: Et peut-être est-ce vrai pour tous les sens.
P.S.: Le billet du premier mai 2007 parlait du mythe de l’accomplissement par le travail. Serez-vous d’accord?
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 30 avril 2008
Les seules barricades étant intérieures, pour le méditant mai 68 c’est tous les matins.




P.S.: Le billet du 30 avril 2007 parlait de délicatesse. Un bien beau mot, délicatesse. Que l’on a tellement peu l’occasion de prononcer aujourd’hui que le Petit Robert le qualifiera très bientôt de « vieilli », vous allez voir.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 29 avril 2008
La méditation est une occupation esthétique. Comme la beauté, elle est souvent involontaire.




P.S.: Comment traduire le « mindfulness » du méditant, se demandait-on dans le billet du 29 avril 2007.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 28 avril 2008
La vue et l’ouïe.
Les six systèmes philosophiques hindous sont autant de visions (darshana) du monde. La vérité y est vue. La civilisation du Dharma éternel est celle de l’œil.
Les civilisations judéo-chrétienne et musulmane, elles, sont celles de l’oreille. La parole divine, telle que la propose la Thora (la loi qui est dans la bouche), la Bible (la parole de Dieu) ou le Coran (la récitation) y est entendue.
Tous ces résidus filtrés par les sens sont de l’ordre du relatif.

La religion qui ralliera tous les hommes aura peut-être le goût de l’absence*, d’un certain mélange de cécité et de mutisme. Il s’en dégagera alors l’absolu qui, seul sans doute, relie.




*: Cette absence est déjà parfois évoquée. Exemples: « Le Tao dont on parle n’est pas le vrai Tao. » (taoïsme), « Dès que vous parlez, vous ratez votre cible. » (dicton du zen) ou « Ô, Saripoutra, ici, le vide est la forme, la forme est le vide. […]  O, Saripoutra, toutes choses ici-bas ont le caractère du vide. […] » (zen encore, dans le Prajnaparamita sutra). Encore qu’en argumentant ces propositions radicales et en s’en faisant les défenseurs, leurs commentateurs les déforcent souvent.
P.S.: Avec le billet du 28 avril 2007 se terminait une série de quatre réflexions sur l’ extase. On soulignait ici la présence de l'extasié.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 27 avril 2008
L’ignorance rend péremptoire.




P.S.: Le billet du 27 avril 2007 suggérait que l’ extase est l’absence de tout désir, y compris du désir d’elle. Il s’agirait d’un des billets les plus déterminants écrits sur ce blog, et toujours susceptible d’être commenté.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 26 avril 2008
De ces gens qui font pénitence, J. Krishnamurti décrétait qu’ils étaient dans un processus de punition-récompense.
Gardons-nous de les juger, car ils sont plus à plaindre qu’à blâmer. Ils semblent ignorer, en effet, que le but n’est pas tant de se rendre maître de l’ego que de s’en rendre quitte.




P.S.: Le billet du 26 avril 2007 évoquait cette délicieuse expérience de l’ extase qui ferait aller loin dans l’anormalité…
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 25 avril 2008
Dans la rubrique « actualité » - trop peu fournie et pour cause en ces temps agités - de ce blog sur la méditation


, une scène printanière vue hier:





 





qui, curieusement, m’a rappelé Schopenhauer:
« La nature ne peut atteindre son but qu’en faisant naître chez l’individu une certaine illusion, à la faveur de laquelle il regarde comme un avantage personnel ce qui en réalité n’en est un que pour l’espèce, si bien que c’est pour l’espèce qu’il travaille quand il s’imagine travailler pour lui-même. »
(Cette phrase est extraite du Monde comme volonté et comme représentation.)

Mais il y eut ensuite un bémol:


 Qu'en aurait pensé Schopenhauer, à votre avis?




P.S.: Le billet du 25 avril 2007 entamait, lui, une série de quatre propositions sur l’ extase.
par Marc publié dans : actualité
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Jeudi 24 avril 2008
Les pratiquants du hatha yoga s’interrogent souvent en vain sur les relations entre la souplesse du corps et celle de l’intellect, entre la respiration lente et la sérénité du mental, entre la posture immobile et l’esprit en extase, c’est-à-dire aux fluctuations arrêtées.
En fait, s’il est vrai que le physique doit d’abord travailler patiemment le mental pour que celui-ci s’éveille à un minimum de souplesse/sérénité/immobilité, il semble bien que ce n’est pourtant que lorsque le mental aura fait un certain chemin par lui-même, c’est-à-dire par la méditation, que le déclic physique se produira. Les progrès dans la souplesse du corps, dans la lenteur de la respiration et dans la tenue de la posture s’accélèreront alors de façon significative; bientôt aussi, toute agitation aura disparu et, comme l’enfant que nous avons été, nous goûterons à nouveau à l’instant.
Au fond, ce serait l’esprit du méditant bien plus que son corps, qui rend l’immobilité possible.
Vu de l’Inde*, Shankara avait sans doute raison et Patanjali, tort**.



*: Celle qui s'extrait du monde un peu chaque jour.
**: Pour autant que l’on se cantonne à une lecture exotérique de ses Yoga sutra. Shankara dans Aparoksanubhuti (119/120) est, lui, tout à fait clair: raillant les exercices de respiration (pranayama) du hatha yoga, il prétend que la respiration est dépendante du mental et non l’inverse. La méditation permet, selon lui, de pacifier le mental; et le corps, alors, respirera calmement. Vouloir contrôler la respiration d’abord, pense-t-il, c’est mettre la charrue avant les bœufs.
P.S.: Le billet du 24 avril 2007 évoquait cette fiction qu’est le temps.
 
par Marc publié dans : yoga
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Mercredi 23 avril 2008
2/2
… non seulement il nous empêcherait de souffrir de la douleur du monde [, cet ego], mais bien souvent il s'en réjouit: « Tant mieux, c'est lui, ce n'est pas moi... » Et là, ce serait bien plus regrettable encore: car à se réjouir de la douleur de l'autre, nous la générerions inconsciemment. Un dernier pas, et nous la provoquerions sciemment. Et sa douleur étant la nôtre, c'est l'humanité toute entière qui souffrirait d’une souffrance évitable*.
Autre façon de voir la chose: nous nous réjouissons de la souffrance de l’autre, et lui se réjouit de la nôtre**; et tout le monde se réjouit de la souffrance de celui qui n'est pas soi; et le monde se maudit lui-même; et n'arrive que ce qui doit ainsi arriver, car la pensée est très puissante, surtout focalisée avec une telle intensité et utilisée à cette échelle.
Le choix qui nous est donné serait donc apparemment simple: souffrir ou transcender l'ego souffrant et générateur de souffrance.




*: À cela s’ajoute une autre souffrance, inévitable celle-là, que constitue le fait même de vivre et d’être sujet à la déchéance physique progressive, bref d’être mortel.
**: Le contraire est mudita, un des quatre sentiments exempts de limites selon le bouddhisme. C’est l’opposé actif de la jalousie. On pourrait le traduire par: réjouissance du succès de l'autre.
P.S.: Le billet du 23 avril 2007 parlait, lui, de dessillement.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 22 avril 2008
1/2
Notre ego, en un certain sens, ce serait ce qui nous protège de la douleur du monde.
Si nous éprouvions de la peine pour la souffrance que nous observons dans le monde, comme si c'était la nôtre ou celle de nos propres enfants, comme si nous étions dépourvus de tout égoïsme, notre croix serait sans doute trop lourde à porter. Ce serait pourquoi nous édifions une carapace, et cette carapace serait l'ego: « C'est "lui", ce sont "eux" qui souffrent, ce n'est pas "moi". Ouf! »
Ce serait une illusion pourtant: eux et moi seraient un, et la souffrance ne serait pas ma souffrance ou la souffrance de l'autre (qui m'épargnerait, « moi », pour le moment). Ce serait la souffrance, un point c'est tout. Il n'y aurait qu'une chose sensée à faire: la partager, c'est-à-dire compatir.
Mais notre ego nous mènerait même plus loin…




P.S.: Le billet du 22 avril 2007 portait le titre de fête. Le 22 avril est le jour de la terre, selon l’homme.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 21 avril 2008
Oscillant entre le « j’ai tort » et le « j’ai raison », nous sommes déstabilisés.
Dès que, par la réflexion, nous avons résolu ce problème relationnel, la préoccupation s’évanouit. La conviction, quelle qu’elle soit, nous réconforte.
Mais réfléchir, méditer, peut aussi se concevoir à un niveau existentiel. Il s’agit également de trouver un réconfort mais là, le balancier ne doit pas s’immobiliser sur un extrême; c’est le silence qui le fige, peu importe où.




P.S.: Le billet du 21 avril 2007 parlait, lui, de concision.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 20 avril 2008
« Il n’y a pas un tableau au monde devant lequel tu peux sentir que le monde aurait pu commencer avec toi; mais il existe des finales de symphonies qui t’ont souvent poussé à te demander si tu n’étais pas le commencement et la fin. »
Cioran, Le Livre des Leurres, Œuvres, Quarto, Gallimard, 1995, p.138
.

J’ai trouvé sur
Youtube, ici, quelques minutes d‘un bonheur que l’on doit à Richard Strauss et qui confortent, je pense, cette réflexion du dernier philosophe d’envergure. Je soumets le tout à votre réflexion dominicale.




P.S.: Le billet du 20 avril 2007 parlait d'
absorption
.
par Marc publié dans : musique
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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