Mercredi 23 mai 2012
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16:23
Il faut nous faire une raison: soit que nous nous soyons volontairement oubliés dans le passé ou le futur, soit que notre mental nous y ait conduit à notre insu, voire contre notre gré,
le temps perdu à nous distraire, c’est-à-dire à nous détourner d’ « être », ne nous sera jamais rendu, il est perdu à jamais.
Mais il faut aussi dire que cette perte peut être enrayée et cela, dès aujourd’hui, à la seconde même où nous prenons enfin conscience de ce dont on a été spolié jusqu’à ce
jour.
Dès lors il se peut, si on le veut, si on le veut vraiment (pour avoir compris dans sa lumineuse évidence quel était le véritable défi de nos vies), que nous nous mettions à «
être », c’est-à-dire (en gros) à devenir maîtres de nos pensées, à ne supporter que celles que l’on veut bien supporter, à éliminer les autres, toutes les autres; et pour ce qui est du reste, à
vivre dans la conscience extatique d’être miraculeusement respirant, vivant, existant, et conscient d’être « quelque chose plutôt que rien », à tout le moins.
Ayant compris cela, il n’y a plus qu’un pas à faire pour voir que la distraction, c’est la mort et la méditation, la vie.
P.S.: Le billet du 23 mai 2008 évoquait un glissement essentiel.
Par Marc
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Mardi 22 mai 2012
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05:18
Sans tension, aucune cassure (c'est le cas de tout élastique qui vous pince les doigts mais nous entendons ici ce saut quantique et extatique de la conscience, ailleurs appelé «
illumination », « samadhi », « satori », etc) possible et pourtant c’est l’état d’après cassure qui serait souhaitable, l’état d’éveil, comme le nomment les Orientaux. Peut-on l’atteindre, cette
cassure, sans passer par la tension? Certains pensent oui, certains pensent non. Les premiers sont sans doute ceux qui négligent que la tension peut être inconsciente ou même, comme le pensent
beaucoup d’Indiens qu’elle est antérieure à notre existence actuelle (qu’ils appellent incarnation), qu’elle préexiste en quelque sorte et qu’elle est peut-être recherchée (pourquoi pas ?) depuis
l’aube de l’univers.
Quoi qu’il en soit, l’important est le résultat.
Une autre question se pose: Savoir que la tension extrême qui provoquera la cassure doit être recherchée n’est-il pas contre-productif? En effet, chose étrange, la cassure se produit
lorsque la tension est abandonnée mais on doit l’ignorer sinon on abandonnera à mauvais escient et la cassure n’aura pas lieu. On est donc devant un problème incroyablement complexe: on ne peut
l’évoquer pour le résoudre alors qu’on ne peut le solutionner sans le poser.
C’est tout le problème de l’éveil et sans doute pourquoi ce dernier est (sans doute) si rare, parce qu’il ne s’agit pas d’un problème au sens où notre intellect l’entend. Il faut passer à
une autre forme d’utilisation du cerveau à laquelle nous ne sommes pas habitués et qui est forcément indescriptible.
P.S.: Dans le billet du 22 mai 2009 il était question de regret.
Par Marc
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Lundi 21 mai 2012
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11:16
Depuis la première assise en silence que l’on a vécue jusqu’à celle du jour, il apparaîtra toujours que si Patanjali, cette autorité en la matière, demande à la posture de méditation
d’être l’aisance et la fermeté mêmes*, c’est parce qu’il voyait notre corps fait de deux parties, la basse pour s’ancrer dans le monde, la haute pour s’ériger, telle un
mât de hauteur infinie, et le contempler tel qu’il est.
*: Yoga sutra 2.46: Sthira sukham asanam.
P.S. : Le billet du 21 mai 2008 parlait de la préparation de la méditation par les asanas prescrits par les
maîtres du hatha yoga, rien à voir avec Patanjali, cela dit.
Par Marc
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Samedi 19 mai 2012
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10:29
Une récente émission de télévision nous apprenait que l’homme occidental accumule au cours de son existence un énorme déficit de sommeil.
Tant qu’à faire, on aurait pu souligner aussi qu’il en va de même de l’état méditatif pendant la veille. [Et l’on parle ici de cet état de pur bonheur que ne connaissent plus que les
rares humains qui ont cette faculté de parfois ne rien faire que rêver ou penser de façon extrêmement soutenue ou ne penser à rien de particulier ou ne penser à rien du
tout ou même ne même pas penser; on parle aussi ici de cette faculté de n’attendre rien ni personne, de s’asseoir en silence (sans bruits autour de soi, ni subits, ni provoqués), sans
soucis, sans préparation du futur; et on ne parle pas bien sûr de tout état méditatif enseigné, provoqué, induit dans un but quelconque, fût-il ce que d’aucuns appellent spirituel*.]
*: Et si le spirituel c’était le spontané, l’inattendu, l’offert lorsque rien, strictement rien, n’est demandé?
P.S.: Dans le billet du 19 mai 2011 il était question de Pina Baush , de Wim Wenders, de Frédéric Vitoux et d’un certain Roger: perfections.
Par Marc
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Mardi 24 avril 2012
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16:35
Certains reprochent aux méditants leur pessimisme. Qui leur répondent que pour être optimistes ils attendront le jour où la seule préoccupation des gens ne sera plus de ne manquer de rien
mais bien que « les autres » ne manquent de rien. Persuadés que le bonheur est dans le lointain bien-être de toute vie, les adeptes de l’assise en silence ne peuvent être heureux pour
l’instant, à moins que l’on appelle bonheur une certaine paix de l’esprit.
P.S: Dans le billet du 24 avril 2008 il était question de la possibilité d’une immobilité et l’on y évoquait aussi bien Shankara que Patanjali: préalable.
Par Marc
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Dimanche 15 avril 2012
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11:29
L’indignation est à la mode. Selon le méditant, pour chacun la bonne question devrait être: s’indigner de ce que le monde est indigne de moi (car il me semble, c’est bien connu, que je
suis plus vertueux que lui) ou de ce que je suis indigne du privilège* qui est le mien d’être en vie (car il me semble que je pourrais être plus bienveillant, compassionné, d’humeur plus égale et
exempt de jalousie ** )?
*: Dans le film The Best Exotic Marigold Hotel un personnage dit que ce qu’il trouve de remarquable en Inde, c’est que la vie y
est perçue comme un privilège et non comme un droit.
**: Certains auront reconnu les 4 vertus cardinales du bouddhisme (brahma-vihara) et du yoga classique (en 1.33 des Yoga sutra
de Patanjali): maitri, karuna, upeksa et mudita. (A noter que dans les Yoga sutra d’autres valeurs encore
sont préconisées.)
P.S.: Le billet du 15 avril 2010 parlait de casse-tête.
Par Marc
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Samedi 14 avril 2012
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11:11
Il y a peut-être plus de racistes qui ne s'acceptent pas comme tels que de racistes déclarés. De ces derniers il y a peu à dire: ils sont à blâmer, certes, mais au moins ils sont au moins
cohérents avec eux-mêmes. Quant aux premiers (dont on pourrait dire par ailleurs que leur aveuglement est une forme inconsciente de résistance à la haine) ils sont à plaindre: ne voyant pas
eux-mêmes qu'ils sont racistes, ils ne peuvent vraiment s'aider à cesser de l'être. (Surtout s'ils s'emploient à proclamer le contraire haut et fort.)
P.S.: Dans le billet du 14 avril 2009, il était question de ceux qui se lèvent tôt et qu’ignore le de Funès élyséen: choix.
Par Marc
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Vendredi 13 avril 2012
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12:06
Par le voyage ou la méditation voir avec une certaine tendresse qu’au-delà de la couleur de peau, ainsi que des conditionnements de l'éducation et du milieu social, les humains de cette
planète se ressemblent* dans les sentiments qu'ils éprouvent: la souffrance, la solitude, la jalousie, les aspirations qui cachent mal la perpétuelle insatisfaction du présent, pour n'en citer
que quelques uns. Tout cela n'est ni noir, ni jaune, ni blanc, tout cela est universel, comme le sont, hélas, l'intolérance et le racisme.
*: Ce billet pourrait tout aussi bien s'intituler déploration et se résumer ainsi: "Les humains se ressemblent, soit; quand se rassembleront-ils donc?"
P.S.: Dans le billet du 13 avril 2009 il était question de démarcation et on y citait le grand Mircea Eliade (qui a
plus fait que tout autre pour la compréhension de la philosophie du yoga en Occident).
Par Marc
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Vendredi 30 mars 2012
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11:30
Ce que la vie – ou la méditation, ou les deux - nous append/apprennent c’est que pour apprécier à son immense mesure l’instant qui passe, il faut à la fois savoir et oublier qu’il est
unique.
Ce qui ne nous empêchera pourtant pas de regretter en fin de vie, comme tout un chacun, que nous n’ayons pas assez vécu, et donc de prodiguer à ceux qui nous survivront ce conseil maintes
fois entendu déjà dans la bouche de ceux qui vont nous quitter: « Profitez bien de la vie ! ». Sous entendu: « Parce que moi je me rends compte aujourd’hui (en ce jour de grand départ) que je ne
l’ai pas assez fait et aussi parce que, malgré toutes les fausses espérances sur lesquelles j’ai basé ma vie (Merci, Messieurs les prometteurs de paradis, vous m’avez bien eu(e)), je vois
maintenant, à l’instar d’Épicure* que je quitte le seul trésor que j’aie jamais eu, la vie, et que je n’aurai plus jamais rien. »
*: Qui disait : « Tant que nous sommes, la mort n’est pas; quand la mort est, nous ne sommes plus. »
P.S.: Le billet du 30 mars 2011 parlait de l’enfance idéale, mais pas seulement: continuation.
Par Marc
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Jeudi 29 mars 2012
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12:39
Les religions sont des béquilles d’un rapport qualité/prix désavantageux.
Béquilles parce qu’elles prétendent indiquer aux hommes le sens qu’ils doivent donner à leur vie et d’autre part, les aider à affronter le passage de la mort.
De qualité mauvaise:
Quant au sens à donner à sa vie, voit-on les « fidèles » se conduire dignement? Et quand il s’agit de quitter ce monde, les voit-on mourir sans crainte?
D'un prix exorbitant:
Voit-on un seul prélat pauvre?
Tout cela saute aux yeux. Voit-on pourtant les hommes les remplacer, ces religions, par une marche droite, autonome et réfléchie? Les voit-on choisir la lucidité pour approcher la mort
avec courage?
P.S.: Dans le billet du 29 mars 2011 il était question d’élévation.
Par Marc
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Mardi 27 mars 2012
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20:01
Mettre un enfant au monde, c’est accepter d’encourir son ressentiment lorsqu’il aura compris que nous aurions pu nous en abstenir.
C’est peut-être, entre autres raisons, pour enrayer l’affligeante propagation de l'environnement de haine (l’ensemble des relations humaines étant forcément à l’image de l’hostilité des
enfants pour leurs géniteurs) dans lequel semble baigner notre humanité que le Bouddha et d’autres ont fait remarquer que cette vie est souffrance. Pour autant, peu de gens les ont
entendu et parmi ceux qui l’ont fait, encore moins les ont écouté au point d’en tirer la conclusion logique de ce constat, à savoir ne pas reproduire cette souffrance. Nous sommes aujourd’hui
plus de sept milliards sur cette pauvre planète, occupés à nous intoxiquer, en plus de nous nuire mutuellement. Il paraît que Claude Lévi-Strauss parlait de « vers à farine » à notre égard. Qui
pensent qu'ils ne sont pas encore assez nombreux à grouiller, sans doute.
Dès lors, méditer reste aujourd’hui encore la nécessité première, afin de tempérer tant que faire se peut cette inhumanité qui nous régit (et cela par tous les moyens possibles: la
non-reproduction* bien entendu, si possible, mais aussi la culture de la non-violence** ou encore la compassion***, pour ne citer que ces deux "vertus"), faute de quoi le monde sera de plus en
plus ce qu’il semble être déjà devenu, ce vers quoi, assurément, il semble tendre: a rat race for survival, entendez un réglage de compte généralisé et cela, avec les armes que nous
possédons tous en suffisance: des caisses d’égoïsmes, des cartons d’individualismes, des cartouchières d’égocentrismes, des gibernes de chacunpoursoïsmes et même quelques carquois
d’aprèsmoiledélugismes.
*: Brahmacharya, l’abstinence sexuelle préconisée par Patanjali n’est plus nécessaire aujourd’hui grâce aux moyens contraceptifs,
la non-reproduction suffit.
** : Voyez les yama et niyama du yoga
***: Voyez les Brahma-vihara du bouddhisme
P.S.: Le billet du 27 mars 2008 parlait d’exaucement.
Par Marc
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Vendredi 23 mars 2012
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20:17
Les stages de méditation intensifs en vogue aujourd’hui dans l’Occident pressé (sesshin de zazen et marathons vipassaniens, par exemple) sont à la méditation au long cours ce que vider sa
cave en un week-end de grosse cuite est à la jouissance modérée de ses grands crus. Ils ne sauraient être d’inspiration de cette Inde où l’on prône la mesure en toute chose.
L’Inde (comme la Grèce antique du rien de trop (Μηδὲν ἄγαν), mais c’est là le même monde, aurait dit Dumézil) aime la modération (avec peut-être même une délectable touche de
nonchalance). Pour elle, à ce qu’il m’a semblé, méditer doit rester de l’ordre de l’agrément, pas du forcing. Elle ne voit d’ailleurs (quasi) pas cette « pratique » en termes de profit (« Qui
d’autre d’ailleurs que l’ego qu’il faudra bien un jour reconnaître comme étant illusoire, pourrait bien en tirer profit? », vous diraient fort à propos certains êtres remarquables que vous y
rencontreriez) mais comme une « activité » spirituelle dénuée de toute idée de rentabilité, et vécue avec art.
P.S.: Le billet du 23 mars 2011 suggérait que l’on peut marcher comme on médite: progression.
Par Marc
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Jeudi 22 mars 2012
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18:34
Le temps serait une création humaine. Il est vraisemblable* qu’un non-humain ne considère pas un évènement que nous, hommes, appelons "d’hier", comme relevant du passé (concept qui pour
lui ne veut sans doute rien dire), mais qu’il le voit simplement comme une pensée diffuse, moins concrète que ce qu’il vit dans l’instant.
Le temps serait donc relatif à notre humanité; comprendre qu’il n’a aucune réalité absolue nous ouvre de très larges horizons sur le peu de foi qu’il faut avoir dans nos croyances, toutes
nos croyances, surtout quand nous succombons à la tentation de les appeler des "faits".
*: Tout en admettant qu’il est impossible d’échapper complètement au piège de l’anthropocentrisme.
P.S.: Le billet du 22 mars 2011 parlait de limitation.
Par Marc
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Mercredi 21 mars 2012
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19:00
Suivre le fleuve pour trouver le passage qui mène à la mer, là-bas de l'autre côté des montagnes. Se laisser porter.
N'est-ce pas celui qui s'allie à la nature (plutôt que celui qui croit s'en servir en s'en rendant maître - comme le font, dit en passant, ceux qui méditent selon des "méthodes"), qui a
le plus d'atouts pour atteindre l'océan du grand silence?
P.S.: Dans le billet du 21 mars 2011 il était question des Shadocks (ceux qui disaient que "pour qu'il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes."), mais
oui: essoufflement.
Par Marc
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Mardi 20 mars 2012
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17:47
Le cerveau humain est le plus performant lorsque nous allons dans le sens de la nature, vers plus de silence, plus de présence, plus de conscience. La nature n'a aucune raison d'aller à
l'encontre d'elle-même; et nous l’incarnons, cette nature, lorsque nous sommes présents en étant conscients d'elle (par opposition à l'absence qui consiste à être dans sa tête, loin du
présent). Alors, par l'entremise du cerveau, elle nous protège, elle se protège, elle est (conscience).
P.S.: Dans le billet du 20 mars 2011 il était question de consolation.
Par Marc
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vous avez dit: