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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

apaisement

Dans l’article de Pierre Le Hir Comment la matière l'a emporté de justesse sur l'antimatière paru dans le journal Le Monde du 29 mai 2010 on lit notamment qu’ « une particule de matière sur 10 milliards aurait survécu à l'annihilation générale entre particules et antiparticules [lors de la phase de transition au cours de laquelle l’équilibre thermodynamique de l’Univers primordial pendant ses tout premiers instants a été rompu]. C'est de ces rescapées que serait né le monde que nous connaissons. »

La question pour le méditant est donc, semble-t-il, de savoir si le créateur est ce violeur de symétrie ou s’il est lui-même cette symétrie violée.

Remplaçant dans cette interrogation de très haut vol le concept de symétrie par celui de silence, on voit que les propos se tiennent encore. Et justement, pour le méditant, le silence n’est-il pas une question de symétrie, de parfaite perméabilité du corps calleux pour un instant acquise – de façon à ce que les deux hémisphères du cerveau soient mis en œuvre de façon idéalement partagée?





P.S.: Dans le billet du 31 mai 2009 il était aussi question de silence: extrapolation.

 

 

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Saint-songe 01/06/2010 17:39



C'est curieux, je suis dans la lecture de Soren Kierkegaard !!!



frédéric 01/06/2010 08:07



mais rechercher un idéal partage, n'est ce pas cela briser le silence ? ;o)


chaleureusement


frédéric



Marc 01/06/2010 16:53



S'agit-il bien de briser le silence? Et si "le vide aurait suffit"? (Comme disait si bien Cioran.)


Amitiés.



fée des agrumes 31/05/2010 21:59



Fichtre! Je viens de finir un livre sur le cerveau et je commence la prise de notes sur un exposé audio sur les étoiles.


La résonnance ici me fait sourire.



Marc 01/06/2010 16:50






« Nous sommes tous dans le ruisseau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles."


Oscar Wilde, cité par Koestler dans "Le cheval dans la locomotive", Calmmann-Levy, 1968, p. 163.



Saint-songe 31/05/2010 18:20



Les moines pèlerins, détachés de toute communauté et de tout autre lien (monde, famille, patrie..) vivent seuls avec Dieu, sibi solique Deo - aucune symétrie socio-culturelle, aucune
relativité.... Méditer , c'est pareil, pour moi : - être entièrement "détaché", plongé dans le silence total, la pensée semblable à un poisson rouge dans l'eau claire de l'aquarium-cerveau
translucide et de la forme crânienne , la pensée, allant-venant ainsi, montant-descendant, libre et prisonnière à la fois, asymétrique !...Emigration de notre monde dit civilisé,
socio-culturel.... Mes hémisphères ne sont pas connectés quand je médite, je suis "ailleurs"... En mon seuil de l'apaisement, j'avais aussi écrit :


Reste en toi / comme un chat dort parmi les fleurs / bercé par le rayon de miel / Patiente jusqu'à la venue de celle dont tu n'as rien su / Tout s'inscrit jusqu'au coeur / dans le simple mot
"Amour"


celle = la mort, bien sûr, l'heure dernière, l'absence, la camarde...


Amour : amour inconditionnel/universel, ici


Peregrinatio est tacere (se taire est une pérégrination), voyage d'une pensée silencieuse, que la méditation, à mon humble avis, bien sûr !


Bonne soirée cervicale (bocal à poisson rouge !), bertrand


 



Marc 01/06/2010 16:46






"Seul l'absolu rend sobre."


Kierkegaard