Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

originalité

Lénine aurait dit que la liberté est un concept bourgeois. Le capitalisme prétend lui que le temps c’est de l’argent.

Pourtant, seuls la liberté et le temps (mais pas celui passé à le gagner, ce qui revient à ne pas l’avoir) peuvent conduire au grand silence.

Donc, le méditant, à une époque où peu de liberté nous reste tellement le travail nous prend du temps et est même perçu positivement (un des grandes cocasseries de l’époque), doit chercher une autre voie. Pour ce faire et sans aller jusqu’à prendre à la lettre l’assertion de Raoul Vaneigem disant que "le travail a été ce que l'homme a trouvé de mieux pour ne rien faire de sa vie*", il serait bien inspiré de relire H. D. Thoreau qui prétendait notamment qu’"il n’est pas d’individu plus fatalement malavisé que celui qui consume la plus grande partie de sa vie à la gagner**". "Il n’est pas nécessaire, disait-il encore, qu’un homme doive gagner sa vie à la sueur de son front sauf s’il transpire plus facilement que moi (dans Walden)."

Si je n’avais qu’un auteur à emporter sur une île déserte, je crois bien que je choisirais Thoreau…

 

 

 

 

* : Raoul Vaneigem. Nous qui désirons sans fin. Folio Essais, P.37

**: H. D. Thoreau. La vie sans principe, 1863

P.S.: Dans le billet du 29 juillet 2008 il était déjà question de réfugiés: erreur.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
Voir le profil de Marc sur le portail Overblog

Commenter cet article