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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

similitude

Comment définir les deux façons d’être « à l’étranger », celle du touriste (cet être que le travail fatigue) et celle du voyageur (lui, le travail le rebute)?

Ainsi peut-être: le premier a une conscience centripète, il absorbe l’environnement, le compare au sien, le ramène à lui, se dit souvent: "Ceci me rappelle quelque chose." Son déplacement est sans surprise. Il a ce qu'il veut, et rien d'autre.

Le second s’oublie, sa conscience est centrifuge, absorbée, ouverte, elle apprend, s’élargit. Exactement comme le méditant, pour peu que celui-ci médite comme on bourlingue au gré du vent. Assis en silence, il est lui aussi sans a priori ni attente car il sait que cela est vain: ce qui recherché (et même ce qui est "trouvé") est en effet prédéterminé par ce qui est souhaité*.

 

 

 

 

*: C’était d’ailleurs l’avis de J. Krishnamurti (du moins pour ce qui est en dehors des parenthèses) qui m’a inspiré ce billet:

"In meditation the first thing we realise is that it is no use to seek; for what is sought is predetermined by what you wish."

J. Krishnamurti. Beyond violence. B. I. Pub. P. 86 & 87.

P. S.: Dans le billet du 2 août 2013 il était question de rapprochements.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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