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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

conjugaison

Le bigot et autres « croyants » seraient dans l’erreur: celui qu’ils appellent Dieu, ils l’auraient inventé.
Celui qui doute le serait moins: il réfléchit à la question du divin, ne fait confiance qu’à son propre jugement pour faire honneur à son cerveau, organe fort différent, pense-t-il, de ceux du mouton et du perroquet; il cherche: un jour croit, se rend compte le lendemain qu’il n’avait fait que croire qu’il croyait, doute à nouveau; il cherche: quoi de plus vraies que ses hésitations et le sincère aveu d’ignorance sur lequel ces dernières débouchent toujours?
Ce n’est là bien sûr que le point de vue d’un méditant. Plus que jamais, ici, il aimerait insister: le conditionnel est impératif.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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M
Etre sous l'emprise de K, non, mais se servir de son enseignement comme d'un miroir pour observer le fonctionnement de la pensée qui ne cesse de juger, de qualifier, d'interpréter.... oui !<br /> J'ai entendu parler des livres que tu cites. On y parle de l'homme ou peut-être seulement de projections mentales sur K... Qui peut le dire ?Certainement pas nous qui ne l'avons pas connu personnellement.<br /> Reste donc son enseignement pointu sur la connaissance de soi à mettre en pratique dans la vie de tous les jours. Sans K, ma vie aurait sans doute sombré dans une profonde dépression tellement j'étais mal dans ma jeunesse. La vie aide toujours celui ou celle qui a vraiment soif d'autre chose. Krishnamurti a été la main de la vie qui m'a ramenée dans la demeure du silence, là où prend fin mon histoire personnelle, et où mon coeur est enfin libéré du fardeau du passé.
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M
"A défaut de l'avoir beaucoup mis en pratique" dis-tu, cher Marc, en parlant de Krishnamurti. Es-tu un proche de K pour parler ainsi ? J'ai eu la chance de le rencontrer à Saanen quand j'avais 20 ans : plonger dans son regard infini, c'était se retrouver dans l'immensité d'une conscience sans limites...
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M
Moi aussi j’ai été sous son charme, Mouniprema, Je l’ai écouté à Bombay, New Delhi, Madras, Brockwood park. Je suis même passé devant sa maison natale à Madanapalle, j’ai été à Rishi Valley quand il y était de passage. J’étais sous son emprise, pensais comme lui. J’ai parlé de la façon dont je m’en suis libéré dans mon essai L’autre Rive de nulle part (Ed. Dricot, 2000).Après sa mort, des livres ont paru, qui ont achevé de m’ouvrir les yeux. Si tu comprends l’anglais je te recommande : Lives in the Shadow With J. Krishnamurti de Radha Rajagopal Sloss (Backinprint.com publisher, 2000). Si seulement dix pour cent de ce que cette femme écrit (et je la crois, pour l’essentiel), cet homme nous a bien trompé.Concernant très précisément ma remarque que tu relèves, un autre ouvrage (lui aussi à ma connaissance non traduit) pourrait t’éclairer. Il s’agit de Madame Blavatsky’s Baboon de Peter Washington, Schoken Books, New York, 1995.P. 360, tu y trouveras notamment cet édifiant passage où il évoque les écoles de K. en Californie et en Angleterre et la façon dont celui-ci envisage l'écoute et le dialogue:« Yet, though he refused to take any formal role in these schools, Krishnamurti visited all of them regularly, leading discussions with the students and teachers and talking privately with individuals. And even as he was insisting on the vital importance of individual discovery, the transcripts of his conversations with pupils reveal a man who mercilessly bullied his interlocutors into accepting his own point of view.”Amitiés,Marc
I
Je pense que les croyants ne sont pas forcément dans l'erreur...<br /> Ils sont dans leur vérité, sur leur propre chemin...<br /> Les méditants sont en recherche, ils avancent sur leur chemin, le cherche en eux ou à l'extérieur...<br /> A bientôt
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M
D'où la conjugaison de mon texte au conditionnel, Irene.A bientôt.
M
"Le doute est un onguent précieux, bien qu'il brûle, il guérit pleinement". (Krishnamurti). Ces paroles me touchent infiniment, cher Marc... <br /> Il y a un doute qui guérit des certitudes, des croyances qui assoient le mental dans le "connu".<br /> Un doute où le "penseur" perd la tête et où la vie ne repose plus sur quelque chose (ou quelqu'un) de croyable, d'identifiable, de qualifiable...<br /> Douter sans cesse de soi-même, de ce que l'on croit être "soi" et laisser venir l'enseignement émanant d'une vie libérée de toutes les créations mentales, voilà ce que je ressens comme l'essence d'une foi différente, nourrisant le coeur en profondeur...
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M
K. qui a fait l'apologie toute sa vie du "learning mind", à défaut de l'avoir beaucoup mis en pratique. Oui, le doute guérit; et nous grandit aussi, Mouniprema.
Y
Comment mettre en mots ce qui est au-delà de la définition , de tout attribut ?On invente, on déforme, on conditionne. On confond imitation et état spontané. Le comportement du sage devient source d'imitation parce que l'état intérieur est ignoré et donc échappe à l'oeil ordinaire. Puis vient l'attachement, l'asservissement à une idée, à une invention. L'athée en refusant le divin croit échapper aux illusions, mais il peut tout autant entrer dans le même processus d'attachement. Même au vide, on peut s'attacher.Que reste-t-il alors ? Peut-être juste être assis, méditer, faute de mieux. ;-)AmicalementYog
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M
Comment ne pas être d'accord avec une si sage conclusion, Yog?Amicalement,Marc