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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

cauchemar

«Le 9 octobre, le Global footprint Network nous prévenait que la planète s’épuisait. Al Gore, dans le même temps, nous mettait en garde: son réchauffement se précise. L’Observer de hier (bain de soleil au jardin; une heure torse nu, un 29 octobre, à 51° de latitude Nord) enfonçait encore un peu plus le clou: il nous reste peu de temps pour sauver notre pôvre terre et ce sera de plus en plus cher.
Ce ne sont plus là les prédictions vagues des années quatre-vingt comme celle-ci en titre d’article du regretté Abed Attar, que j’ai encore devant les yeux: «En l’an 2000, un monde pollué, fragilisé, vulnérable». Non, aujourd’hui, on est prévenu de la date fatidique: 2016.
Il nous reste dix ans pour renverser la vapeur. Et on sait aussi que la vapeur, on ne la renversera pas: tant que le train roule, on ne regarde pas la fin de la voie.
Dans les démocraties - c’est là leur limite - on ne peut adopter des politiques salvatrices de l’environnement car elles sont trop impopulaires à court terme et le peuple a toujours le dernier mot: on ne serait plus réélu et le suivant au pouvoir s’empresserait de tenir ses plus funestes promesses en faisant marche arrière. Dans tous les cas de figure, cela s’appelle être coincés.
Quant aux dictatures, n’en parlons pas: on s’y contrefiche de tout sauf de soi-même.
Donc on n’agira nulle part et dans dix ans, on commencera à crever.
Dix ans? Juste le temps pour épuiser le sujet «Méditer faute de mieux» sur mon blog (à condition d’aller à l’essentiel et de ne pas me permettre trop de vacances).
Après, on aura les pieds dans l’eau, on étouffera, mon Dell fondra, ce sera la fin. Il n’y aura plus rien. Le vide. Dont Cioran a toujours dit qu’il aurait suffi.»

 

Je rêvais. Méditant ce matin, je me suis endormi un court instant à l’heure bleue (à cause sans doute du changement d’heure). Rappelé à l’ordre par la posture, il m’en est resté ce cauchemar.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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E
Quel tableau noir du point de vue de l'humanité... mais la terre continuerait-elle de vivre même sans l'être humain qui ne serait pas indispensable à la continuation de la vie... ?
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C
Merci Marc de ton com et surtout de me dire que je t'avais manqué.<br /> J'ai été térrassée par une grippe monstrueuse je n'ai même pas profité des enfants...<br /> Pour en revenir à la question le scientifique n'est pas à l'abri de l'erreur, il la revendique mais seulement lorsque ça l'arrange et tient parfois des discours malhonnêtes .La vérité et la science sont en constante évolution et son on jugement tant soit il rationnel, n'inclue pas l'infinité de possibilités et les ressources de la Nature. Politiquement correcte il se doit d'être : Un e modélisation climatique"le nuage de Tchernobil, n'est il pas resté aux frontières, les gens ont eu l'autorisation de sortir et de manger des champignons..."  Une modélisation climatique, n'est qu'une grille de calcul on ne sait pas scientifiquement dire  le temps au delà de trois jours malgré les sattelites et les modèles on fait des prédictions. Le peuple et l'histoire le montre peut être abusé ou manipulé par les médias ou la science ou la politique. La vie sur terre est un magnifique cadeau, chacun doit veiller sur le grain pour qu'il soit protégé, ne nous désabusons pas il n'est pas trop tard.<br /> Je t'embrasse Marc
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C
Peur de l'an 1000...<br /> On est dans le train il ne veut pas s'arrêter, il faudra s'adapter...<br /> Merci Marc
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N
nous trouvons très important d'éveiller les consciences sur ces problèmes. chacun à notre mesure.<br /> tu le fais là. nous le ferons ailleurs.<br /> ensemble pour... nous (et c'est ça qui est assez fou... nous nous battons pour nous... on devrais se sentir tous concernés quand même)
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M
Je n'avais pas cette prétention, chers amis. Honnêtement, je pense que les consciences ont été éveillées il y a longtemps; et qu'elles n'ont rien voulu entendre.Enfin, si vous croyez qu'il y a encore une chance, allons-y, sonnons la cloche une fois encore...
I
attention à ce que ton cauchemar ne devienne pas un rêve prémonitoire...
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M
.... j'en frissonne...