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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

courage

Serait-ce cela la libération: changer de camp, ne plus se mettre du côté de Dieu mais se ranger du côté du vivant (voué par Lui* à la souffrance)?

 

[La libération (moksha, bodhi) dont parlent les traditions orientales, n’est-ce pas purement et simplement se rendre totalement (consciemment et inconsciemment) quitte de toute gratitude envers le Créateur et de toute peur de représailles de sa part? N’est-ce pas se libérer de toute pensée superstitieuse?

Cette libération, n’est-ce pas la crânerie absolue d’oser Lui dire: Quel qu’en soit le prix que Tu me fasses payer un jour (sous réserve que Tu existes), je refuse de T’aimer pour Ta création (pour autant que Tu sois tout puissant) qu’en tout conscience je considère comme empreinte de cruauté** (et bien qu’il faille Te reconnaître quelques réussites: l’amour, la tendresse, la créativité, la beauté, le silence***, mais qui ne font pas le poids si l’on met dans l’autre plateau de la balance cette souffrance qui est l’apanage de la vie, de toute vie)?

Et qu’on ne vienne pas dire que cette souffrance, ce n’est pas Ta faute à Toi, Créateur, mais que c’est celle de Tes créatures qui ont chuté: cet argument éculé est bien trop utilisé par ceux qui, par intérêt (les clergés qui font Ta pub) ou par superstition (les fidèles, ces victimes des clergés) veulent te trouver des circonstances atténuantes à tout prix. Non, si Tu es tout puissant, tout absolument tout est de Ta faute, le bon (peu) comme le mauvais (tant), il n’y a pas à revenir là-dessus qui est d’une implacable logique.]

 

 

 

 

*: A noter que je mets des majuscules ici non par respect mais dans un soucis de clarté.

**: Et par voie de conséquence, on ose alors formuler le désir de ne plus revenir et on se libèrerait de tout retour sous forme vivante parce qu’on ne regrette pas de bientôt mourir définitivement.

***: Mais n’as-tu pas créé ces perles pour mieux nous faire regretter que tout ne soit pas comme elles?

P.S.: Le billet du 9 mars 2007 évoquait le plus important des bonds possibles.

 

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Françoise ANRIGO - MARTIN 13/03/2011 06:08



Pour moi la pitié est à la compassion ce que la caricature est à un portrait.


Quelle soit self ou non.


La Pitié  c'est positionner le sujet de Pitié en état d'infériorité. la Compassion, au contraire. L'épreuve ne devient pas preuve de faiblesse mais de défi et on apporte son
soutien à celle ou celui qui nous parait au "front". Au guerrier, pas au mendiant.


Pensées Amicales



Marc 13/03/2011 19:08



Juste. Mais ne nous éloignons de plus en plus du sujet, ne pensez-vous pas? (Je voulais seulement trouver un terme français pour exprimer l'équivalent se rapportant à soi du concept de
compassion. Ne le trouvant pas, j'ai pensé à  self-pity.)


 


Je vous propose en outre de prendre connaissance de ce billet qui me satisfait plus que celui-ci sur lequel vous avez émis des réserves: indétermination.


 


 


 



Saint-Songe© 10/03/2011 19:35



ABSOLUMENT.... ERRARE HUMANUM EST (l'essentiel étant de ne pas répliquer à la fin de la formule, bien souvent oubliée : PERSEVERARE DIABOLICUM)



Saint-Songe© 10/03/2011 13:20



EH BIEN, relisez votre première phrase, vous avez écrit : "ne plus se mettre se mettre du côté de dieu".... (comme quoi il faut deux fois plus de "courage" pour "se mettre" face à lui ; Abraham,
Job, Ezéchiel, David l'ont fait, sous les épreuves.... Le premier a rit, le second se tint  silencieux, le troisième a crié, le quatrième en redemanda (des épreuves).....)



Marc 10/03/2011 18:23



Doublon éliminé. On peut parfois se relire et ne pas voir son erreur. Merci.



Françoise ANRIGO - MARTIN 10/03/2011 10:56



Je ne pense pas qu'il faille s'affranchir de toute mansuétude (quasiment au contraire) que ce soit vis à vis de soi ou vis à vis de l'autre. Mais la mansuétude n'est pas synonyme de laxisme.


Elle est plutôt de l'ordre de la compassion qui s'accompagne d'une autre façon de s'autoriser l'accès à l'enseignement non accessible par la 1ère voie choisie.


Sans oublier que la punition éducative et adaptée est un droit pour celui qui est en apprentissage et un devoir pour l'enseignant. Un droit et
un devoir quand on assume pour soi les 2 fonctions.


Pensées amicales



Marc 10/03/2011 18:32



Compassion, d'accord, mais s'agissant de soi-même, la self-pity me plaît moins. Et pour Celui que l'on dit tout puissant, rien n'est excusable, à mon humble avis, justement à cause de
son omnipotence.


(Cela dit, il n'est pas question ici d'enseigner ou de vouloir corriger qui que ce soit.)


Amitiés.



marco 10/03/2011 09:31



la souffrance est à chercher dans les graines de perturbations qui agitent notre esprit sans cesse lorsque l'ego est terriblement présent, il y a enjeu, avidité, volonté de possession, ignorance,
colère, attachement. quand tout gît dans l'esprit de l'homme, à quoi bon chercher la faute en dehors de soi? L'esprit s'apaise à force de lâcher-prise, de non-attachement et de conscience de
l'interdépendance des êtres.


amitiés


Ne cherchons pas à jeter la faute sur les autres pour éviter d'être responsable nous-même!



Marc 10/03/2011 10:06



Avez-vous parcouru le dernier paragraphe de mon billet?