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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

aubaine

Hormis pour les grincheux, ce 30 octobre devrait être une journée particulièrement agréable car moins courte que les autres. Déjà lors du petit-déjeuner, à 8h30 il n’était que 7h30, les croissants – en plus c’est dimanche et il y a du soleil! - furent donc meilleurs. Nous allons gagner une heure de vie, ce qui n’est pas rien par le temps qui court. (Dit en passant, autre avantage de cet horaire hivernal, auquel les grincheux précités ne pensent pas, c’est que si nous avions la chance de décéder entre le passage d’hiver et celui à l’heure d’été, nous aurions gagné une heure, certes pas sur notre dû, mais par rapport à ceux qui mourrons un jour des six autres mois de l’année. Arrangeons-nous donc pour mourir en hiver - après avoir joui d’un dernier été, plutôt que d’avoir à patienter au coin du feu tout l’hiver en attendant le soleil - et cela avant qu’on nous ampute d’une heure de vie au printemps. Fin de cette morbide parenthèse.)

Mais que cette vie serait donc agréable si nous avions tout le temps, et tout le temps, comme aujourd’hui, 25 heures dans une journée. Nous pourrions en faire des choses en plus, ou flâner, ou faire une bonne sieste et le soir, aller au lit plus tard ou faire l’amour très longuement ou nous octroyer une heure de sommeil supplémentaire, nous les éternels fatigués de vivre une vie trop pleine où nous n’avons jamais la paix! Nous pourrions aussi passer plus de temps à ne strictement rien faire (cela s’appelle méditer), à écouter le tictac de l’horloge, le ronronnement du frigo, à caresser notre chat.

Bien entendu l’évocation de ces délices ne fera pas saliver les grincheux qui trouvent que les aiguilles de la vieille horloge murale, cela ne se change pas, ces gens qui ne méditent jamais car ils trouvent toujours quelque chose faire, même en vacances, même le week-end. Heureusement ils sont rares.

Quoique…

 

 

 

 

P.S.: Dans le billet du 30 octobre 2015 il était question d’un pis-aller.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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