FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
C’est le temps qui fuit qui fait de l’ombre à notre bonheur. Et c’est la méditation qui nous permet de rattraper notre ombre. P.S.: Le billet du 19 janvierv2011 évoquait un dilemme qui va bien avec la fulgurance d’aujourd’hui.
Le méditant ferme les yeux, et le Gange, lui, ne regarde que le ciel. Cela les rapproche-t-il et en quoi? Peut-être pour se familiariser avec l’éternité qui, comme le souligne Werner Lambersy, est un battement de cils. P.S.: Le billet du 14 juillet 2008...
Arrêter de postposer: n’est-ce pas là ce que l’humanité devrait faire pour stopper la souffrance?
Confronté à un mental qu'il ne maîtrise pas toujours, le méditant en arrive parfois à se dire: "Si nous réfléchissons bien, il n'y a pas de problème. Le seul problème, c'est que nous réfléchissons trop." Une sagesse découverte dans l'exaspération et à...
Vivre de façon appropriée, c’est peut-être vivre une vie où les décisions n’ont pas leur place. Tout vient toujours en son temps avec la sérénité de l’évidence. Quand le futur n’est pas présent, il n’y a pas de place pour l’angoisse. Pas d’inhibition....
Les hommes. Tous masqués, sauf au carnaval. Et seuls, assis en silence. Parfois. P.S.: Dans le billet du 20 avril 2007, il était question d’absorption par la nature. C’était le printemps aussi, il y a deux ans jour pour jour.
Désirer et méditer, les deux principales activités humaines, mutuellement exclusives. P.S.: Le billet du 13 décembre 2008 vous apportait quelques précisions sur la souffrance.
3/3 Et si nous "réalisions" qu’aucune méthode (y compris la méthode dite de la non-méthode, qui est encore une méthode, un désir conçu par un ego) ne mène au Réel? Que ce dernier est au-delà de tout ce que nous pouvons faire ou ne pas faire pour l’atteindre,...
Toute procédé mis en œuvre pour résoudre un problème (psychologique ou métaphysique) serait un ajournement inconsciemment volontaire de sa réponse. Plus radical encore, toute pensée serait une remise à plus tard du silence. P.S.: Le billet du 31 mai 2008...
Au lieu de partir du principe qu’il y a quelque chose à trouver en matière de spiritualité, pourquoi ne pas adopter le point de vue que l’on a déjà tout et que ce tout, c’est en le cherchant qu’on l’occulte?
Tout serait sacré, rien ne serait profane. La différence serait seulement dans le mental. Joyeux Noël à vous qui passez!
Éloge de la plus grande conquête. Réaliser que le plus haut sommet est constitué par quelques instants de silence, l'esprit parfaitement en paix, non tributaire de pensées qui d'ordinaire remplissent le vide à leur guise.
Traverser le monde sans s'y impliquer. S’asseoir de la même façon.
Les physiciens disent que le temps n'a pas de sens* sans le mouvement. Voilà sans doute une justification à rebours de l’assise en silence, cette immobilisation du corps qui semble bien annihiler le temps. *: Au propre et au figuré.
Sans la méditation pour lui donner leurs qualités, le vide et le silence resteraient des notions abstraites. P.S.: Le billet du 4 avril 2009 proposait une courte définition de cette méditation.
La seule façon d'être invincible c'est de tout pardonner. De la même façon, en méditation la seule façon d’être dans l’absolu silence de l’esprit c’est de… P.S.: Le billet du 4 décembre 2010 parlait de déploration.
Au fond, pour débrancher le mental, le mieux est peut-être de l’accepter tel qu’il est; de lui dire d’aller là où il veut, de faire ce qu’il veut - ou mieux encore: de ne rien lui dire du tout; bref, de ne pas résister.
Sur le chemin de la libération, ce n'est pas, semble-t-il, qu'il y a encore des choses que l'on ne parvient pas à aimer, c'est qu'il y a des choses que l'on n'aime pas encore. Car là tout serait bien. P.S.: Le billet du 15 octobre 2008 évoquait l’égarement...
La non-activité la plus sacrée serait l'observation. L'activité la plus profane serait l'acquisition. P.S.: Le billet du 28 décembre de l’an dernier parlait de l’autre intelligence. Envie de savoir (ou de vous rappeler) de quoi il s’agit? Un simple clic...
La moins vaine des ambitions serait celle d'arriver à ne plus avoir d'ambition. Mais comment en arriver à ne plus avoir envie d'arriver? P.S.: Le billet du 3 décembre 2008 vous livrait une proposition délicieusement déstabilisante: transposition.
Il semble bien que rien ne soit regrettable pour ceux qui méditent, et d’ailleurs, osent dire certains, rien ne pourrait leur arriver, même pas la mort: la mort, à chaque instant de conscience totale, ils la vivent déjà sans regret.
Méditer, c’est pratiquer la révolution permanente. P.S.: En date du 8 mars de l’année dernière on trouvera une définition autrement inspirée de la méditation: suggestion.
1/2 La douleur est universelle: c’est là une tragédie que tous les êtres vivants sont amenés à goûter. Cette tragédie vaut-elle la satisfaction éprouvée en la reproduisant? P.S.: Le billet du 4 mai 2007 évoquait avec concision une certaine attribution,...
« Peut-être » devrait être le mot le plus employé du langage. (Donc (peut-être) : « Peut-être devrait peut-être être… ») P.S.: Le billet du 4 février 2009 évoquait une certaine similitude.
Seul sans doute un méditant de longue date pourrait dire: « Je suis déjà mort au moins une fois. » Et cela dans un sourire. P.S.: Dans le billet du 5 janvier 2012 il était question d’apesanteur.