FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
Si tout est illusoire, il faut bien admettre que l’illusion l’est aussi. Ou alors : Si tout était illusoire, il faudrait bien admettre que l’illusion l’est aussi. Quelle formulation préférez-vous?
Bien voir la différence qu’il y a entre la méditation et le discours sur la méditation. Méditer là-dessus. Et tirer la conclusion qui s’impose. [Depuis le 29 juin je n'ai plus répondu à vos aimables commentaires. C'est fait aujourd'hui. ]
Sans amour le monde serait une erreur. Et avec lui, si peu soit-il, …
En retrait du monde, chaque jour est un dimanche. P.S.: Et pour la vivre, cette euphorie dominicale, pourquoi ne pas réécouter aujourd’hui même le saxophone de Wayne Shorter dans le magnifique Second Sunday in August de Joe Zawinul (Weather Report, 1972)?...
Méditer, c’est ouvrir les frontières.
S’il est sans doute vrai que de grandes théories sur le fait que la vie est souffrance n’aident en rien à surmonter cette souffrance, localiser sa cause dans le désir aiderait quand même un tant soit peu à la vaincre.
Seul le silence est vrai. Voilà, cela devait être dit qu’il n’y a rien à dire.
2/2 Si nous maîtrisons déjà si peu notre mental, à quoi bon alors chercher l’illumination? Cette « chose » qui, par essence, se déroberait dès qu’on veut l’atteindre; cette « chose » qui ne nous demanderait rien pour être là. (Et ce serait bien là le...
3/5 L’éveil ne pourrait être décrit parce qu’il n’aurait rien à voir avec l’ego. Et nous ne pourrions décrire que ce qui nous concerne.
Face à la désolation de l'humanité, il ne s'agirait plus de s'assoupir mais de rester au garde-à-vous de l’esprit dans dhyana, l’assise éveillée.
Comprendre que vouloir rattraper les autres est un désir erroné. Ce qu'il faudrait peut-être, c'est se rattraper soi-même; et pour cela rien de plus facile, dit-on: il suffirait de s'arrêter.
Selon certains, nous sommes nés libres; et plus, nous sommes libres en ce moment. C’est à nous-mêmes qu’il faudrait nous en prendre si nous ne nous en rendons pas compte: nous sommes dans la prison de l’ego et nous ignorons, ou refusons, de voir que la...
Cet instant… se dire qu’il n’y a rien qui puisse être plus beau que lui. Et donc lui accorder toute l’attention qu’il mérite.
2/3 Puisque l’ego serait illusoire, ainsi en serait-il de la souffrance. Et nous retombons ainsi, par le biais d’une théorie quelque peu impitoyable, sur l’intuition que tous nous avons déjà eue d’une justice en ce monde en fin de compte.
La solution est-elle indépendante du problème? Le problème est-il indépendant de son concepteur? Si à ces deux questions la réponse est non, alors à quoi bon chercher un gourou pour nous souffler la réponse à la question: « Pourquoi tout ceci? »?
Extatiquement, l’instant se vit, la vie s’écoule. De quoi nous plaindrions-nous?
« Se réaliser » dans le travail serait un mythe. Nous ne pourrions nous réaliser que dans le non-agir habité de silence.
Méditer pour quelque chose en moins*. Méditer serait le paradoxe par excellence. *: En guise de rappel on trouvera en quoi consisterait ce moins dans cette précédente fulgurance.
- Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour vous exprimer? - Parce qu’un bon orateur est celui qui parle en dernier lieu! - Ou qui ne dit mot!
Sachant que l’illusoire ego est la cause de tous nos maux, la pire question à se poser n’est-elle pas celle-ci: « Alors que faire? »?
Il y en a pour qui les hommes sont tellement horribles qu’ils leur préfèrent les animaux. Peut-être, en ce cas de répulsion extrême, faudrait-il leur préférer les livres. Moins encore que Médor et Poussy, Tchouang-tseu et Hermann Hesse ne déçoivent j...
La seule chose dont certains soient persuadés, c'est qu’ils ne seront jamais persuadés de quoi que ce soit. Et alors ce paradoxe?
Tout le monde court et personne n’a jamais l’impression d’arriver.Le méditant est l’essoufflé* qui dit: « Maintenant c’est fini, vous ne m’aurez pas pour une longueur de plus! » *: Cioran disait que « méditer est un aveu d’essoufflement ». (Aveux et Anathèmes,...
Ne rien faire est inutile, pense l’homme d’action.Qu’en pense celui qui se délecte de fermer les yeux, même au soleil, laissant à d’autres le soin de s’agiter sous prétexte de construire?
La différence qu’il y a entre un beau nuage et un nuage quelconque serait exactement celle qu’il y a entre l’attention et le regard distrait, entre le silence de la conscience et le chaos de la pensée.