FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
3/6 L’égocentrisme, la peur et la violence seraient les œuvres du temps; et le temps lui-même, une création du mental. Ou alors, ce serait l’illusoire ego qui engendrerait le temps et la peur, cette dernière engendrant la violence. Le temps serait une...
Une vie de travail, c'est une vie qui nous détourne de notre travail: comprendre pourquoi nous sommes là.
Nous acquérons quelque objet quand notre désir pour lui est plus fort que le silence. Symptôme extrêmement alarmant.
Nous serions libres de devenir ce que nous sommes. Hélas, il ne suffit pas que la porte soit ouverte, il faut encore le savoir. Et cette information-là, où la trouver, si ce n’est dans le silence?
La vie serait inutile et absurde. Faire avec ça. Non pas croire le contraire parce que c’est plus facile. Mais le reconnaître et le refuser. C'est le plus beau des courages, celui qu'il faut pour boxer le vide.
Les problèmes n'existeraient pas en réalité. Ils seraient créés. Tout serait mental*. *: (Peut-être) même cette conclusion.
Échouer, oui, mais pas n'importe comment.
Ce serait toute une vie en condensé, une heure de méditation. Qui pourrait prétendre alors qu’il y a mieux à faire, qu’on n’y apprend rien?
La pensée n'est jamais que création mentale. Si nous pouvions prendre de la hauteur par rapport à elle, elle n'aurait jamais de prise sur nous. D'où l'importance de l'observation - méditation non dirigée - pour s'entraîner à cette prise d'altitude et...
Méditer. Et comprendre que toute opinion est provisoire, et donc que toute conclusion est superflue. Peut-être. P.S.: Le billet du 24 juin 2007 parlait d’élévation, de montagnes et de musique. Comme aujourd’hui, les vacances étaient dans l’air.
Si l'ego n'a en réalité aucune réalité, en méditation, plus cruellement encore que dans tout autre domaine, toute prétention personnelle relève du fourvoiement. P.S.: Le billet du 21 octobre 2007 évoquait le processus de renforcement de la mémoire: r...
Cette musique omniprésente dans les cafés. Elle a un inconvénient supplémentaire: elle empêche la tristesse* que l'on voudrait faire venir. *: On peut dire aussi la joie, la méditation. P.S.: Le billet du 5 novembre 2007 traitait du futur, des pommiers...
Si ce n'est notre amour - et encore, encore - personne n'a le droit de nous faire rater un quelconque instant de notre vie. Tout devrait être parfait. Toujours. P.S.: Sous le titre apologie le billet du 7 novembre 2007 évoquait une justification à rebours...
En politique* comme en méditation, le changement a le prix de notre courage. *: Je pense aux élections de ce dimanche en Europe. P.S.: Dans le billet du 4 juin 2008 vous était posée une question pertinente: nécessité.
Le silence* serait au méditant ce que la pierre est au sculpteur et la pensée au philosophe. *: Il s'agit bien entendu ici de l'absence de pensées et non de celle de bruits. P.S.: Le billet du 31 juillet 2008 parlait de deux formes rares de permanenc...
2/2 Rester dans (la prise de conscience de) « mon » corps et (du) le monde autour de lui. Ne pas monter (volontairement) au cerveau. Et ainsi ne pas lui donner l'occasion de me faire oublier ce que JE SUIS. P.S.: Le billet du 2 janvier 2008 incitait (peut-être)...
Tout comme l’art, la méditation est une façon d'exprimer l'inexprimable sur laquelle on ne vous posera pas de questions. P.S.: Le billet du 8 janvier 2008 dédramatisait la mort plutôt que la naissance.
Aux ignorants l'illusion des certitudes. Aux autres la sagesse de l'ignorance. P.S.: Le billet du 10 janvier 2009 évoquait un bonheur de méditant, un samedi de grand matin.
Il n’y aurait qu’une chose dont on puisse être sûr, et le philosophe plus qu’un autre, et le méditant-philosophe plus que tout autre, c’est qu’on a tort chaque fois que l’on pense avoir raison. P.S.: Le billet du 13 février 2009 tentait de définir le...
Une publicité télévisée décriant, et la télévision, et la publicité télévisée, est-elle concevable ailleurs que dans le cerveau extatiquement onduleux d’un méditant adepte du grand silence? P.S.: Le billet du 23 avril 2009 parlait de désintéressement...
Paroles d'un sage à son public, après la méditation: « Tant qu'à déflorer le silence, il n'y a rien de dit ici de plus que ce qui est « vu » au moment où cela est dit. » P.S. : La question posée dans ce billet du 28 juin 2007 vous laissera perplexe:...
Le futur n'existe que pour celui qui (en y pensant) le crée. Celui qui n’y pense pas en est naturellement dispensé. P.S. : Dans le billet du premier juillet 2009 il était question de la libération que l’on espère tous sans toujours le savoir: radical...
En Inde personne ne vous dira que la hatha yoga n’est pas important pour préparer dhyana, la méditation. Personne ne vous dira non plus qu’on médite moins bien si on n’est en rien adepte de ce hatha yoga. P.S.: Dans le billet du 2 mars 2008 il était question...
La réponse la plus percutante donnée à la question de savoir pourquoi méditer, je l’ai entendue au bord du Gange: « Parce que la seule tragédie évitable dans la vie c’est de mourir idiot. » P.S.: Dans le billet du 27 février 2011 il était question de...
1/2 Frivolité: l'apanage des structures mentales. Comment alors faire confiance absolument à ce que l'on pense maintenant? P.S: Le billet du 19 novembre 2008 donnait une définition radicale, quoiqu’un peu facile de la médiation: arrêt.