FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
Vu sous l’angle du méditant, l’infirme ce serait moins celui qui n’a pas de jambes que celui qui n’a pas le temps.
Lu dans un mauvais journal ce bon conseil: « […] comptons les secondes qui nous rapprochent de la mort afin de l’apprivoiser, les yeux grands ouverts. » P.S.: « Se rendre maître de l’ego que de s’en rendre quitte. » Le billet du 26 avril 2008 traitait...
Déplacer des montagnes ou les contourner. En se vidant l’esprit. P.S.: Le billet du 13 février 2007 parlait de la grande infortune de l’Occident.
La fulgurance des fulgurances: la vérité, c’est que nous ne connaîtrons jamais la vérité. Accepter cette évidence, c’est… P.S.: Le billet du 9 avril 2007 évoquait la mémoire de Shantaben Becharbhai. Il était bien le seul.
2/5 Méditer, est-ce apprendre ou apprendre à apprendre? 3/5 Méditer, est-ce apprendre à apprendre ou apprendre à apprendre à apprendre à apprendre à… ?
[Être conscient d’[Être conscient d’[Être conscient d’[Être conscient]]]]... à l'infini. Être conscient, ce serait idéalement être conscient à l'infini d'être conscient, ce serait être infiniment conscient, ce serait avoir un cerveau tellement ouvert...
Il n'y aurait que ce qui est inactuel au moment de sa création qui peut défier le temps. La preuve par l’absurde: la mode; par l’extase: la méditation. P.S.: Le billet du 7 février 2009 parlait de la posture de méditation: apprêt.
« Le sucre ne peut expérimenter le sucré », dit le maître de méditation. C’est pourquoi, selon lui, le Suprême, désirant être conscient de Lui-même, a créé la conscience.
Méditer, est-ce faire d’un non-faire un faire ou (est-ce faire) d’un faire un non-faire ? P.S.: Le billet du 7 septembre 2007 exprimait quatre doutes.
La méditation, c’est de la souffrance non subie. P.S.: Le billet du 27 janvier 2007 concluait - en beauté, me semble-t-il - une série de trois fulgurances sur les plus excentriques de nos recherches.
1/3 Ce sage-là avait eu l’illumination. Il avait découvert que ce que le mental désire, c’est le calme. Et il s’en était contenté. P.S.: Le billet du 10 février 2007 parlait de décrochage.
Ne rechercher la beauté que là où elle se trouve: dans l’éphémère, voilà ce que nous apprend la lumière du nord de l’Europe, l’été. P.S.: Le billet du 12 août 2008 proposait quelques casse-têtes.
Méditer, c’est supprimer le tiraillement entre ce que nous sommes et ce que nous voudrions être. P.S.: Dans le billet du 18 mars 2010 il était autant question de non-violence que d’acharnement thérapeutique en fin de vie: confusion.
Pouvez-vous concevoir un cerveau sans une conscience et une conscience sans un cerveau? Ce sont les deux faces d’une pièce appelée… P.S.: Le billet du 25 mai 2007 évoquait une exception humaine.
4/5 Méditer, est-ce apprendre à apprendre à apprendre à apprendre à… jusqu’à l’infini ou jusqu’à réaliser que l’on ne sait rien? 5/5 Méditer, est-ce, ayant réalisé que l’on ne sait rien et que ce sera toujours nécessairement le cas, s’en contenter ou...
D’un coup, voir le monde comme un tout. Et réaliser que cette conscience que je dis mienne est* cela. *: En Réalité
Méditer, c’est s’adonner au culte de la banalité extatique. P.S.: Le billet du 29 avril 2008 tentait une approche particulière de l’écologie.
Côtoyer la nature, c’est entendre son silence avant ses bruits. Son silence? Le sien, mais aussi le silence de celui qui écoute. Ces deux silences ne sont pas différents. Accordés, ils sont, si l’on peut dire, le timbre de la beauté du monde.
La plus grande vérité ne se trouverait pas dans les livres. Les mots sont trop bruyants. La plus grande vérité se trouverait dans le silence de nous-mêmes. Quelque chose en nous sait que cette vérité-là est parfaitement silencieuse.
Toute certitude serait dérisoire, et s'il est une plus haute vérité, seul le silence pourrait alors l'exprimer. P.S.: Le billet du 14 novembre 2007 suggérait un impératif, mais conjugué au conditionnel comme il se doit.
Nous croyons parfois être assez sages pour donner des conseils aux autres. Cette attitude révèle en fait notre immaturité. Il nous reste du chemin à faire avant de voir que tout se vaut et que le silence suffit. P.S.: Le billet du 28 janvier 2007 d’o...
1/2 Transformer le « Ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’ils vous fassent » en « Faites aux autres ce que vous aimeriez qu’ils vous fassent »… et voir ce que devient la vie dans ce soulagement de l’ego.
Ce mental - et « je » pointe le doigt vers « moi » - doit beaucoup méditer; mais il n’est pas nécessaire, « je » crois, de faire cela pour devenir ce que nous sommes.
« Pourquoi quelque chose plutôt que rien? » est la question fondamentale. Serait-il né en Inde, bercé par les Upanishad ou les nobles vérités du Bouddha, que Leibniz aurait sans doute ajouté: hélas! P.S.: Le billet du 4 février 2007 parlait de relati...
Le vide serait la forme, la forme serait le vide, la Réalité Ultime se caractériserait par une absence. Alors pourquoi renoncer? Et à quoi? Il n'y aurait que le vide.