FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
Le silence ne s'impose pas. Il est là si nous le laissons faire, si nous laissons faire.
Le pressentiment, superflu et peut-être même fallacieux, de l’existence du futur n'est-il pas une entrave, par l’inquiétude qu'il suscite, à la méditation parfaitement immobile ou encore à celle qui se caractérise par l’action juste?
Le silence serait à la méditation ce que le bonheur est à la vie. Ne fût-ce qu’en cela que chacun dans son domaine (à supposer que ces domaines soient séparés) est insaisissable.Les rechercher, ce serait faire exactement ce qu’il faut pour ne pas les...
Dans un monde gouverné par la médiocrité, s’adonner à la méditation, ce serait faire le pari de le quitter moins sot que prévu.
Voir que la Réalité Ultime est en dehors de ce mental. Et que donc, toute tentative de la cerner dans une pensée est vouée à l’échec.On n’emprisonne pas l’air.
Lors de l’assise, ressentir que le rétablissement automatique du corps en position idéale de rectitude n’est pas l’affaire de « notre volonté », mais plutôt d’une force immuable qui se substitue à cette volonté lorsqu’on s’abandonne totalement au sil...
Entre l’indiscipline totale du mental et l’éveil à « ce que je suis », il semblerait qu’il y ait un rapport mystiquement indispensable de cause à effet.
Quand, en méditation, le mental est complètement à l’arrêt, êtes-vous la personne qui, un instant plus tôt se demandait qui elle était, ou êtes-vous l’impossible réponse?
Y aurait-il quelque chose dans la posture du lotus (padmasana) qui, physiologiquement, compense le fait que s’y mettre implique de l’intention et par là même crée un obstacle à la méditation qui est absence de désir?
Détrompons-nous de croire qu’en nous stressant nous ne faisons de mal qu’à nous-mêmes. C’est peut-être bien le cerveau de l’humanité tout entière qu’ainsi nous agressons et que nous rendons encore un peu moins apte à entrevoir l’infinie beauté silencieuse...
Serait mystique, tout lieu où l’on se sent habité par le miracle d’être et son mystère.La terre - et les cieux - ne seraient Ultimement qu’une colline inspirée.
Connaître toutes les différences et n’en faire aucune. P.S. : Ce soir, sur arte, une émission à écouter et à méditer: Dieu contre Darwin. La science en guerre?
La réalité de l’illusion serait la souffrance.La réalité de la Réalité serait le contraire de la souffrance. Méditer reviendrait à chercher son nom.
Le bonheur et la compréhension de la signification de la vie pourraient tous deux être envisagés comme les buts de l’existence. Peut-être définissent-ils finalement la même chose.
La chose la plus importante à cacher dans un coffre serait... sa clé. P.S.: Le billet du 3 février 2007 parlait d’obstruction.
En réalité, ce qui est fini serait infini et ce qui est infini serait plus qu’infini. Cherchons le nom de ce dernier. P.S.: Le billet du 11 avril 2007 portait comme titre: plaidoirie.
Dans l’assise en silence comme ailleurs, ne rien vouloir mais tout prendre, tout accepter, tout considérer avec bienveillance. Ne rien vouloir: voilà bien le choix le plus difficile à faire et à mener à bien!
Méditer pour comprendre pourquoi on vit même si on ne comprendra jamais pourquoi les autres ont fait le même choix.
1/2 La recherche du chemin, bien qu’essentielle, ne mènerait à rien. Il n'y aurait rien à y acquérir. Il faudrait être. Tout est bien, ça marche.
2/2 À l’hôte du temple qui demandait au prêtre pourquoi il faisait des offrandes aux Dieux de cette île minuscule, le saint homme répondit: « C’est pour éloigner les lions. » - Mais, rétorqua le visiteur, il n’y a pas de lions ici. - Eh bien, vous voyez,...
2/2 Notre mental devrait enfin comprendre qu’il n’y a pas de mental.
Nous aurions reçu un cerveau pour douter et non pour croire. Toute croyance serait bêtise. Une cervelle de perroquet y suffirait. Évoluer vers la libération requerrait de l’homme, outre de la compassion, une utilisation du cerveau à sa juste compéten...
3/6 L’égocentrisme, la peur et la violence seraient les œuvres du temps; et le temps lui-même, une création du mental. Ou alors, ce serait l’illusoire ego qui engendrerait le temps et la peur, cette dernière engendrant la violence. Le temps serait une...
Une vie de travail, c'est une vie qui nous détourne de notre travail: comprendre pourquoi nous sommes là.
Nous acquérons quelque objet quand notre désir pour lui est plus fort que le silence. Symptôme extrêmement alarmant.