FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
9 Janvier 2008
Les pensées seraient des processus matériels. Dès l'instant où le méditant découvre que toute pensée est création mentale, toute distanciation peut être prise.
Ce qui vient d'être écrit, par exemple, ne serait que de cet ordre: un ensemble particulier de connections complexes des cellules nerveuses du cerveau suivant des voies déterminées, allant de
centre à centre, se mêlant, bifurquant, bref voyageant, pour former en fin de compte ce que nous appelons une pensée (ou une argumentation telle que celle-ci).
Le méditant qui comprend cela prend de la hauteur par rapport à ce processus. Il voit que cela ne peut mener qu'à l'illusion.
Et le fait de n'être pas dupe de la pensée, n’est-ce pas cela que les Orientaux appellent l’éveil? En tout cas, alors le silence est possible. Peut-être est-il alors, tout
simplement. Le silence serait l'état où toutes les connections évoquées plus haut sont suspendues, ou aucune activité cérébrale susceptible de produire des pensées n'est remarquée. Le cerveau
vivrait, mais ne "ferait" pas. Pas de filtre pour la réalité. L'éveil?
P.S.: Le billet du 9 janvier 2007 parlait de désencombrement. Miracle de l'informatique, il suffit de cliquer sur le mot pour
retrouver les mots.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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