FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
19 Novembre 2024
Certes, toute vie est nécessairement souffrance par le fait même qu’elle se dégrade et se termine. La vie humaine ne fait pas exception. Mais elle souffre plus encore. On voit tant de gens énigmatiquement malheureux. Les psychopathologies sont tellement courantes que cela doit correspondre à une autre souffrance. Pourquoi ? Voici une hypothèse : Notre vie souffre de l’insatisfaction consécutive au fait comme nous l’utilisons à mauvais escient pour seulement en jouir et la reproduire, alors que grâce à notre néocortex nous avons les moyens de la destiner prioritairement (en Réalité) à l’éveil (réveil de notre condition d’être formatés par "le génie de l'espèce à l'oeuvre dans la sexualité", pour reprendre une expression de Schopenhauer) et donc à la cessation de l’inéluctabilité de sa reproduction dans ce que les hindous appellent le cycle des renaissances, des vies et des morts qui se suivent (saṃsāra) ad vitam quasi aeternam, c’est-à-dire jusqu’à l’éveil qui alors en signe sa libération (moksha).
Cet éveil est pourtant à la portée de chacun mais nous ne sommes pas formés pour l’atteindre par nos géniteurs qui se vengent inconsciemment de leur propre vie-souffrance en nous encourageant à la reproduire à notre tour, plutôt qu’à tenter de quitter ce saṃsāra par la recherche de l’éveil, cet éveil si aisé à atteindre pourvu que l’on soit sur son chemin (notamment par l’un des yogas, le karma yoga, le bhakti yoga, le jnana yoga et le raja yoga - autrement appelé dhyana yoga ou yoga de la méditation).
P. S. : Dans le même registre d’idées que celui de ce jour, le billet du 19 novembre 2011 évoquait la question de choix.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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