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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

tea time

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Et de poursuivre ma réflexion dans ce coin de pénombre: Y a-t-il réellement un corps et une âme distincts? Y a-t-il réellement un moi, un vous, un monde où ils évoluent? Et si tout cela était illusoire? S’il n’y avait que l’idée de tous ces concepts?
Tout cela se situerait dans le champ du mental, de la matière, du connu, du savoir; et tout cela ne serait pas ce qui est. Ce qui est serait au-delà du mental, caché par lui.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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C
Je suis pour une pensée universelle, matrice de l'idée et l'idée matrice de concept, au dela du soi. Le chemin de la vérité et de la recherche nous mène à sa contemplation au delà de l'illusion.
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C
Ok je n'avais pas très bien perçu ce que tu écrivais, désolée ... oui aborder la conscience objectivement est difficile voire impossible, et je ne m'y risquerai donc pas !<br /> merci Marc de ton explication<br /> cat
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C
Je partage avec toi Marc ton opinion sur les scientifiques majoritairement. Leurs recherches me sont toutefois très utiles pour appréhender ma propre compréhension aussi étrange que cela puisse paraître. Qu'ils soient extérieurs pour la plupart, oui sans doute, à quelques exceptions près. Loin en arrière j'ai rencontré d'abord le Professeur Jean Bernard (auteur de Et l'âme Brigitte) puis le Professeur Lhermitte neurochirurgien à la salpétrière, les deux appréhendaient le concept de l'âme dans une vision spirituelle ceci prouve s'il en était besoin que tous les scientifiques ne sont pas en dehors d'une recherche spirituelle. Défions-nous de mettre tout le monde dans le même sac.<br /> cat<br />  
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M
Je me suis peut-être mal exprimé, Cat. Je n'accusais en rien la science. Elle a ses préoccupations. Et que des chercheurs scientifiques aient un recherche spirituelle, je n'en doute pas non plus*. J'avançais simplement la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité, de considérer la conscience objectivement.*: J'entends encore le professeur Ilya Prigogine (Nobel de chimie) dire: "La plus belle métaphore pour l'univers dans lequel nous sommes, c'est l'oeuvre d'art!"
C
Marie-Lore, si je puis me permettre, moi aussi je me posais les mêmes questions non à 8 mais à 13 ans, ça m'a emmené vers une tentative de suicide et ce n'était pas de l'orgueil spirituel à l'époque. Certes néanmoins le danger est là, l'orgueil qu'il soit spirituel ou autre d'ailleurs est là en potentialité mais la réalité est toujours ce que l'on en fait et je partage les propos de Ramana Maharshi sur ce point. Nous sommes nombreux, je crois, à chercher et à ne pas trouver qui nous sommes car en réalité la pierre d'achoppement est là et comment se connaître ... les psys, gurus et autres ne peuvent nous apporter la réponse car cette réponse n'est qu'en nous. Orgueil spirituel oui si nous nous berçons d'illusions, nombreux sont dans ces schémas, mais je dirai d'ailleurs que plus qu'orgueil, c'est plutôt une recherche pour aller mieux et pour supporter la vie telle que nous la créons, c'est légitime et tout comprendre n'est pas forcément à notre portée immédiate. Les béquilles que nous nous créons et qui peuvent s'apparenter à de l'orgueil spirituel sont toutes des tentatives d'aller mieux. La vraie recherche me semble reposer sur une véritable honnêteté vis-à-vis de qui nous sommes, une vision claire et sans concessions de nos émotions telles qu'elles nous manipulent et leur fluctuation, ne pas se bercer de l'illusion du bonheur quand fondamentalement nous ne sommes pas heureux etc. c'est une démarche longue, périlleuse, fastidieuse de se confronter vraiment à soi et là il ne s'agit plus d'orgueil mais bien d'une réelle mise en danger, lâcher ses peurs, reconnaître ses émotions, ses zones d'ombre et de noirceur, est un exercice difficile dans lequel l'orgueil quel qu'il soit n'a guère sa place. C'est aussi courageux et parfois même téméraire.<br /> cat
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M
C'est le genre de question que je me posais à 8 ans...<br /> C'est tellement facile de se dire tout cela. Et la réalité dans tout cela?<br /> Ne serait ce pas  que de l'orgueil spirituel toute cette réflexion...?<br /> Bon cheminement dans la douceur et dans l'action concrète....<br /> Marie-lore
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M
Merci, Marie-Lore. Au plaisir de te lire souvent.Marc
C
autre lien intéressant aussi <br /> http://www.onnouscachetout.com/themes/technologie/hologrammes.php<br /> inutile de dire que le sujet me passionne littéralement et notamment sur les capacités non utilisées du cerveau, je rêve de poursuivre des expériences sur le sujet mais à ma connaissance, en France, rien n'existe en ce sens.
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M
Merci, Cat, pour toutes ces recherches passionnantes dont tu nous fais part. On voit que ce sujet te passionne. Et je retrouve grâce à toi, avec nostalgie, des auteurs que j’ai lus dans les années 80: Bohm, Pribam, Grof.Comme il s’agit ici d’un blog dédié à la méditation (sous ses différents aspects), je ne peux pas trop entrer dans ce genre de considérations mais il est clair que ces scientifiques que tu évoques directement ou indirectement  tentent une approche intéressante (dans la foulée de F. Capra, un autre oublié) et rejoignent peu ou prou l’intuition de Shankara selon laquelle est fausse et illusoire toute perception de l’Univers envisagé comme autre que Réalité Ultime.Le problème, toutefois, avec ces approches théoriques de la conscience, c’est  que les chercheurs considèrent celle-ci (comment, pour un scientifique, faire autrement ?) comme un sujet extérieur à eux-mêmes, ce qu’elle n’est pas. Et c’est encore vrai avec les recherches actuelles sur la conscience, aux Etats-Unis notamment, où d’autres sommités ont pris le relais de celles mentionnées plus haut.Ramana Maharshi avait bien compris le problème (avant qu’il ne se pose en quelque sorte) en répondant ceci à un visiteur qui, comme ces scientifiques, observait le monde par le bout le moins pratique de la lorgnette :<br /> “As you are so is the world. Without understanding yourself, what is the use of trying to understand the world? […] First find out the Truth behind yourself, then you will be in a better position to understand the Truth behind the world of which you are a part*.”(The Teachings of BSRM in his own words, p. 106)<br />  <br /> *: "Comme vous êtes, ainsi est le monde. Si vous ne vous comprenez pas vous-même, à quoi bon essayer de comprendre le monde ? […] Trouvez d’abord la Vérité derrière vous, alors vous serez mieux apte à comprendre la Vérité derrière le monde auquel vous faites partie."
C
Désolée pour la mise en page Marc et les espaces, peut-être peux-tu rectifier pour que ce soit moins grand <br /> merci à toi<br /> cat
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C
Les scientifiques se posent la même question. Certaines théories sont remises en cause.<br /> En son temps David Bohm disait :<br /> ORDRE EXPLICITE ET ORDRE IMPLICITE – MONDE EMPIRIQUE ET RÉEL VOILÉ<br />  <br /> <br />  <br /> <br />  <br />  <br />  <br /> <br /> Sur les rapports entre l'esprit et la matière, la plupart des physiciens ne se prononcent pas et se contentent de constater la validité de la physique quantique. Un courant à part, en particulier représenté par David Bohm, suppose la présence d'une réalité plus profonde et inconnaissable dont la matière et l'esprit ne seraient que deux manifestations complémentaires. Ses théories sont compatibles avec le principe de non séparabilité, c'est-à-dire que des particules non contiguës dans l'ordre explicite le sont dans l'ordre implicite.<br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br />  <br /> <br /> David Bohm considère que l'esprit et la matière sont interdépendants et reliés, mais non pas causalement connectés. Ils sont mutuellement des projections enveloppantes d'une réalité élevées qui n'est ni la matière ni la conscience.<br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br />  <br /> <br /> L'ordre implicite (ou implié) est au-delà de l'espace-temps. C’est un vide plein de toutes les potentialités.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br />  <br /> L’ordre explicite, manifeste, déployé, est l’univers tel qu'il nous apparaît, articulé autour de l'espace-temps, mais créant une réalité qui nous semble séparée et indépendante. Ainsi, selon David Bohm, « nous nous accrochons dans une large mesure au monde manifeste considéré comme la réalité fondamentale où l'important consiste à disposer d'unités séparées, relativement tout au moins, mais en interaction. Dans la réalité non manifeste tout s'interpénètre, tout est interrelié ». L'espace-temps de l'ordre explicite se développe à partir de l'ordre implicite.<br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Tout comme la lumière et les ondes radio ont leur fondement dans un ordre commun, la conscience et la matière sont réunis au-delà de leur ordre implicite respectif, dans l'ordre super implicite. Cet ordre super-implicite est un univers auto-organisé dans lequel la conscience et la matière sont indissociables. L’ordre super-implicite est le fondement du monde dont il assure la cohérence.<br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br />  <br /> <br /> Les objets en mouvement, reliés par des champs, apparaissent dans l'ordre explicite, dans un référentiel espace temps, mais ce qui nous apparaît est sous tendu par un ordre implicite voilé. Puisque nous sommes immergés dans l’espace-temps, nous ne pouvons dévoiler le réel. Le réel nous est voilé (d'Espagnat), il est connaissable seulement en certaines de ses structures, et on ne peut que partiellement l’appréhender.<br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br />  <br /> <br /> Le réel voilé se situe au-delà des phénomènes. Le réel en soi, ou l'ordre implicite, est différent de notre monde quotidien. Le concept de la vitesse n'a plus de sens. C'est un espace multidimentionnel où le temps ne s'écoule plus : il y a instantanéité de tous les événements, il n'y a ni passé, ni présent, ni futur. Il n'y a plus de causalité mais information pure et synchronicité. Ce réel voilé se projette dans notre univers que nous expérimentons quotidiennement et notre cortex construirait une apparence structurée sur l'espace-temps et le principe de causalité. Cependant, parfois, notre cerveau droit serait le canal récepteur de l’intuition de l’unité de notre univers par le biais par exemple des expériences de synchronicité qui représentent un temps acausal où il n'y a  ni passé ni futur.<br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br />  <br /> <br /> Dans l'ordre implicite, tous les événements sont repliés dans une totalité dont on ne peut rien dire et qui sous-tend l'ordre explicite. Selon David Bohm, cette  totalité inconnaissable (comme le savoir absolu de Jung, ou le Réel de Lacan) en perpétuel mouvement se manifeste à la manière d'un hologramme : c’est ce qu’il définit par Holomouvement. Il y a continuellement un processus de projection et d'introjection entre l'ordre implicite et l'ordre explicite. Les particules sont continuellement en déploiement dans l'ordre explicite ou en involution dans l'ordre implicite.<br />  <br /> <br /> cat
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D
Pessoa disait cela.
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M
Du Martinho de Arcada (Lisboa) au Narayan tea stall (Muni-Ki-Reti) il n’y aurait qu’un pas...<br />