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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

déconditionnement

Ce qui est entreposé en mémoire, c'est ce qui a été assimilé sans résistance. Cela, il est difficile de le remettre en question car nos opinions en résultent, ces opinions qui nous construisent, nous définissent et nous identifient.

Méditer, ce serait faire sortir ces informations stockées de façon à n'avoir plus d'opinion et d’une certaine façon, à pouvoir tout accepter des autres sans qu'ils nous conditionnent, à être tolérants.

Une recherche « mystique », ce serait s'employer à faire la différence entre ce que l'on croit vraiment et ce qui nous a été subtilement imposé.

Ultimement, nous voyons que tout est conditionnement, qu'il n'y a aucune opinion qui soit vraiment personnelle, que la pensée est conditionnement, conditionnement à croire que ce « je qui pense » est une réalité. Alors qu’il n’est qu’illusion.

Un homme idéalement déconditionné ne penserait pas, sauf quand il s’agirait de sa survie et encore! La nature ferait tout pour lui, elle abonderait dans son sens, le protègerait, lui qui est elle. La nature fait tout pour elle-même. Ce n'est, pour l'essentiel, qu'incarnée en l’homme conditionné qu'elle a des tendances suicidaires.

Un homme idéalement déconditionné ne serait l'esclave d'aucune opinion* (« je » pense que...).

Un homme idéalement déconditionné ne concevrait rien, il percevrait la beauté d'Etre. Il serait.




*: Y compris celle qu'un homme déconditionné n'est l'esclave d'aucune opinion. Seul le silence... Mais parler du silence est encore trop... Mais dire que « parler du silence est encore trop » est encore trop. Mais dire que « dire que « parler du silence est encore trop » est encore trop » est encore trop. À l'infini... Le vrai silence... Le vrai... Le...

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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C
Bien alors j'attends demain, mais le present est aussi une illusion car le monde est Energie et matière sans cesse renouvellée, cosmique mue par le souffle.  Son déplacemnt est scientifiquement prouvé au travers de la physique quantique. Ce qui était n'est déjà plus, et ce qui est,  est déjà passé. Animé par le souffle le passé pourrait être la trajectoire qui mêne d'un point à un autre. Un être en devenir...
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C
Marc, <br /> Et si cette mémoire, est ce qui nous forme, notre richesse intérieure, qu'elle nous permet de nous dépasser, de voir la beauté, de méditer, sans mode d'emploi, d'etre le souffle du vent, la sève du bois, et de transmettre ce que l'on voit, alors, la mémoire est elle vraiment une illusion dont il faut se détacher ?  
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M
Il faut peut-être la regarder de loin, cette mémoire, la tenir à distance et ne pas en être la victime ou l’esclave, moins parce qu’elle peut nous nuire que parce que le « je » qui la porte est illusoire. Fonder son existence sur une illusion, est-ce la solution ? Alors que le présent est réel, lui. J’en parlerai demain (7/10/06) dans une fulgurance où sera rappelé que ce n’est que lorsqu’un instant n’est pas totalement vécu que le cerveau se charge du poids de son impression.
M
Etre sans pensées, Yog, comment jamais être sûr que l’on a été sans pensées, que le silence a été total ? Mais parfois le silence « d’après » est encore si fort, si beau, si bon, que peut-être… Enfin il n’est pas impossible que… Bien sûr, comme tu le dis toi-même, il n’est pas question de faire taire le mental, ce serait la première violence et la plus coupable… Si le silence total vient c’est peut-être parce ce qu’on en l’a pas « invité », parce qu’on n’a rien demandé ; disons que c’est sans doute parce qu’il le veut bien et j’ai presque envie de lui mettre une majuscule. Merci, ami, pour ta lecture attentive et ton commentaire éclairé.<br />
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Y
Texte très intéressant. Mais avant de parler du déconditionnement, ne vaut-il pas mieux parler du conditionnement ? Car, notre vision du déconditionnement se fera à travers le prisme de notre conditionnement, de nos projections mentales. Or, par essence, le déconditionnement se placerait en-dehors du mental et donc n'est pas définissable."Un homme idéalement déconditionné ne penserait pas" Je n'en suis pas si sûr. Beaucoup de traditions parlent de ne pas penser, mais je ne suis pas certain de ça. A mon avis, il est plus intéressant d'apprivoiser sa pensée que de la faire taire. A partir du moment où on comprend l'essence de notre pensée, il n'est pas besoin de la faire taire, l'observer suffit. Je crois qu'un être déconditionné est quelqu'un de libéré, qui ne subit plus passivement les pensées et stimulis, mais possède une totale liberté quant à ce qu'il doit faire. Etre conscient que lorsqu'on accomplit tel acte par conditionnement, c'est déjà mettre fin au conditionnement. Car le propre du conditionnement, c'est de passer inaperçu. On le subit. L'important étant de pouvoir le reconnaitre instantanément et c'est ça qui est difficile au début. Il est relativement facile de reconnaitre ce qui fait partie de notre conditionnement après avoir eu une attitude, une fois qu'on commence à percevoir, mais pouvoir l'anticiper et ne plus se laisser emporter sur le moment, c'est ça qui est plus difficile.On ne peut pas sortir du conditionnement par la force, en se forçant ou en adoptant telle attitude plutôt qu'une autre, parce qu'alors on ne fait que passer d'un conditionnement à un autre. En sortir, c'est être présent à l'instant, vivre la spontanéité qui ne se laisse pas enfermer. Définir la spontanéité ou le déconditionnement est quasiment impossible, car ils échappent à toute rigidité. Les mots font partie du passé, de la mémoire, du conditionnement. Merci pour ce texte, c'est très stimulantAmicalementYog
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