FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
20 Février 2008
La grande tragédie de l'homme, c'est peut-être qu'il veut jouir de l’envie qu’il s’emploie à susciter, bien plus que de l’objet même de cette convoitise, à savoir cet état d’esprit
enviable qu’il prétend connaître. Il s’interroge d’ailleurs peu sur celui-ci. Sa réalité, ne serait-ce pas pourtant là le mythe premier de sa vie, l’illusion fondamentale?
Il lui reste, semble-t-il, tant à apprendre. Et notamment, sans doute, que le sens de la vie est une affaire interne: une certaine forme de consommation des heures, un éveil à une
jouissance en soi-même et non par les autres, une extase qui ne fait pas d’envieux, bref l’inexorable contraire de l’ostentation.
P.S.: Le billet du 20 février 2007 parlait de perspicacité. Vous verrez, c’était dans la même veine que le billet
d’aujourd’hui.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
Voir le profil de Marc sur le portail Overblog