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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

pèlerinage

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La métaphore de la remontée du fleuve jusqu’à sa source s’appliquerait bien à la méditation.
Remonter la pensée jusqu’à sa source: l’ego; « reconnaître » celui-ci comme étant illusoire (maya*), lui qui est source du désir (tanha**) (« je » désire), du temps, de la souffrance (dukkha**), du monde (lila*) et de sa réactivation quasi infinie par la reproduction tragique des existences (samsara*).




*: Termes sanskrits, concepts utilisés surtout dans l’hindouisme.

**: Termes palis (ancienne langue du Sri Lanka), concepts utilisés surtout dans le bouddhisme.
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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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L
compliqué ce pélérinage ! De pensée en pensée remonter le temps de sa propre perception, ok, mais penser que ma pensée suivante  m"éclairera mieux encore que la précédente c'est aller de l'avant ... Je préfère .
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M
Une référence que je comprends bien. Simplement une précision pour que tu voies bien ce dont il s'agit ici: cette remontée permet d'arriver à l'avant-dernière pensée encore discernable: la sensation d'un "je" au départ de "tout cela". Maintenant que ferais-tu d'une pensée ("future", "éclairante") si tu réalisais le caractère ultimenent illusoire de sa source première?
A
L'ego appartient au monde de l'impermanence.Remonter le fleuve, c'est retourner à la source-même du Soi, en amont de toute pensée, de toute identification en ceci ou celà.Mais ce retour est encore une illusion ; en vérité, le Soi ne vient ni ne va nul part. Tout est là depuis toujours... Qui suis-je ? La "réponse" est on ne peut plus évidente. :-)Très chaleureusement.
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M
Je n'en suis pas là, Aksysmundi: en amont de la source, ce qu'il y a relèverait plus de l'indicibilité que de l'évidence. Et d'ailleurs, cet insaisissable nuage, là dans le ciel, lui donne-il seulement naissance?Toute mon amitié.
C
vivre est aussi un désir non ? ne serait-il pas plus judicieux de cesser de se poser mille et une questions dont nous n'avons pour la plupart du temps pas de réponse et de se laisser vivre tout simplement ? amitiés MarcCat 
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M
Ta seconde question soulève le problème des niveaux de conscience (depuis l'un d'entre eux, tout est ok; depuis un autre, l'ignorance (avidya, la cause de la souffrance selon les hindous) du caractère illusoire de l'ego est la cause première de cette souffrance-existence, développée par le Bouddha notamment - qui lui attribue une autre cause (mais en apparence seulement: le désir). Elle demande une réflexion importante déjà entamée sur ce blog (par exemple le 10 mars 2007 : http://fautedemieux.over-blog.com/article-5957139.html) et sur laquelle je reviendrai.Il s'agit ici d'autre chose: d'un pèlerinage, de la remontée de la pensée jusqu'à sa source (la signification ésotérique du concept de pèlerinage, loin de ce qu'en pensent et en font les foules marchantes).Toujours se dire: cette pensée-ci, d'où vient-elle, quelle est celle qui lui a donné naissance, et celle-là qui l'a précédée, et ainsi de suite, jusqu'à... As-tu déjà essayé? Amitiés, Cat