FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
19 Mai 2024
Être traité de conservateur, plus tôt m’aurait paru une insulte. Aujourd’hui, ce n’est pas l’âge qui me fait changer d’avis, non, sûrement pas, je serai toujours du côté de ceux qui sont insatisfaits du monde et qui voudraient le changer, mais je suis devenu conservateur peut-être à la manière d’un SylvainTesson qui n’aime pas son époque (mais pas plus s’il est vraiment réac, ce Tesson, ce que j’ignore, le connaissant trop peu). Je suis devenu conservateur en ce sens que je voudrais qu’il reste quand même quelque chose des temps que j’ai connus : des gens polis et une nature riche. C’est peu demander, je sais, mais c’est illusoire, je le sais aussi. Donc je ne demande plus de progresser, seulement de décélérer et même de freiner, et qu’il reste encore pour quelque temps (celui qui me reste à vivre, à rêver, à méditer, mais pas que, ne soyons pas égoïste) quelques personnes bienveillantes, voire altruistes et quelques libellules dans le jardin.
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P. S. : Dans le billet du18 mai 2008 il était question d’une astuce.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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