FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
20 Août 2020
Certains se demandent quand on doit méditer et si on doit le « faire » régulièrement pour que cela serve à quelque chose.
Si j’en avais le culot, ma réponse serait que l’on ne doit pas méditer, car c’est alors comme vouloir rattraper son ombre. Méditer par intérêt, ce n’est tout simplement pas méditer selon moi : méditer c’est faire roue libre (comme le cycliste quand il se rend compte* que cela ne sert à rien de pédaler dans une forte descente). Peut-on s’obliger à se relaxer ? Peut-on s'obliger à être pleinement conscient ? Non, n’est-ce pas ? Et bien pour méditer c’est la même chose. La volonté annihile le projet et, forcément, défait son résultat.
Méditer, ce serait ne faire aucun effort conscient (et peut-être même inconscient, mais là on est dans une autre dimension, que peu atteignent, celle de la transcendance, ce qui n’est pas l’objet de ce billet) pour méditer.
Donc, pour que cela serve éventuellement à quelque chose, il « faudrait » que l’on pense que méditer ne sert à rien et ne jamais constater les immenses bénéfices qu’apportent
sa pratique, et désintéressée, et régulière.
* : Cette prise de conscience est peut-être la révélation dont parlent certaines écritures dites sacrées.
P. S. : Dans le billet du 20 août 2018 il était question d’une hypothèse.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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