FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
10 Mars 2007
La méditation nous apprend qu’il y a d’innombrables niveaux de conscience. En voici deux, à titre d’exemple.
Depuis l’un, on dira qu’il faut une côte (l’effort) avant la descente (le laisser-faire propre à l’extase). C’est ce que nous enseignent la plupart des « maîtres spirituels ». Faites effort, persévérez sans relâche dans votre recherche de
Depuis l’autre, on percevra qu’en enseignant cela les « maîtres » construisent une côte illusoire dans le mental du disciple. Et le sommet s’éloigne toujours un peu plus dès qu’on pense l’atteindre, comme un mirage, comme sa propre ombre que l’on désire rattraper.
Et si l’on était depuis toujours sur la descente, depuis l’éternité de la conscience*? Il suffirait alors de se laisser emporter par la pente dès cet instant. Surtout, ne pas essayer.
*: Comme le cycliste qui, dans une longue descente, se rend compte qu’en pédalant il ne va aucunement plus vite.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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