FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
21 Février 2007
Quand le regard se fige et reste vague, absorbé par l’immense silence, cela, l’Inde le comprend; mais ici en Occident on vous serrera plutôt le bras pour vous faire « revenir à vous » et vous demander si « ça va ».
Et ce contestable rappel à l’ordre commence tôt: Vladimir Nabokov* et Robert Doisneau** étaient de ceux qui déploraient que l’on ne laisse pas assez les enfants rêver.
*: « Ne dites jamais: "Allons, dépêche-toi!" à un enfant ! » (Vladimir Nabokov, Autres rivages, Gallimard, p. 82.)
**: « Ne perds pas ton temps, dit-on à l'école. C'est le temps perdu qui est le plus important. » (Interview du photographe Robert Doisneau en 1998)
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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