FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
2 Février 2007
Tout se passerait comme si l’univers spatio-temporel se déroulait tel une feuille de papier sur laquelle tous les événements étaient retranscrits.
La libération consisterait à comprendre cela et à vivre la prédestination de tout événement. « Je suis ce que je suis » prendrait alors toute sa signification, et nous ne passerions plus notre temps à paraître ni à devenir.
Nous deviendrions extraordinairement libres car nous saurions qu’il n’y a rien à faire pour que les événements se déroulent tels qu’ils sont écrits (« C’est écrit »: belle expression).
Extraordinairement fatalistes aussi car la feuille ne pourrait être réécrite. Et comme nous n’aurions pas d’emprise sur le futur, ce dernier n’existerait pas car il n’aurait existé pour nous que dans la mesure de l’espoir.
Extraordinairement constructifs enfin car plus aucune peur n’inhiberait notre comportement. « La vertu parfaite ne fait rien, c’est pourquoi elle fait tout », disait déjà Lao Tseu.
Nous laisserions aller. Et la feuille se déploierait. Ne dit-on pas que la vie se déroule? Et nous profiterions du spectacle.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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