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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

précision

Dans le silence
il y a les réponses
à toutes les questions
que l'on ne désire pas poser.




(Ajouté sur le même support, quelques respirations plus tard)

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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S
... d'où l'intérêt de se réserver des plages de silence pour laisser les questions inconsientes ignorées ou refolés remonter à la surface ...
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L
le silence...hummmm....dans le silence les questions émergentje doute ...pour les réponsesil n'y a pas  souvent de réponse, meme dans le silencemais j'aime infiment le silence sans doute pour cette raison.....
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M
Merci pour ton commentaire.
Y
Patanjali que tu cites Marc, ajoute que finalement même lorsqu'on parvient à se libérer, tant que nous sommes soumis à l'incarnation, il faut rester vigilant afin de ne pas "chuter". Même les êtres accomplis doivent continuer leur sadhana, sous peine de "perdre" tous les "bénéfices" qu'ils ont difficilement obtenu et de retomber dans l'illusion.<br /> <br /> Quant à ta fulgurance, je pense que lorsque le silence se fait, on se pose des questions que l'on ne désirait pas aborder parce qu'on est face à soi-même. Les peurs se mettent progressivement à l'écart, et le regard sur soi devient plus lucide. <br /> <br /> Amicalement<br /> <br /> Yog
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M
Merci beaucoup, Yog, pour ce complément exégétique des yoga sutra.Quant à ce qui arrive lorsque ce silence s'opère, ou plus exactement après lui, chacun y trouvera ce dont il a le plus besoin; mais c'est sans doute vrai que, comme tu le soulignes, on gagne tous en lucidité.Amitiés,Marc
M
FAUX :-)C'est le contraire;Mireille
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M
« Même si c'est vrai, c'est faux. »Henri Michaux, Face aux verrous, Gallimard, 1967, p. 59Pas vrai, Mireille?Marc
C
je reste dans l'expectative comme toujours. Avec beaucoup d'interrogations et de bienveillance... Ici, zéro=zéro. Pourquoi se prendre la tête...<br /> Merci Marc
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M
J'aime bien ta définition du zéro, Claude.Merci.
G
J'aime beaucoup!
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M
Merci.
L
C'est vers le silence que nous voulons encore une fois aller, un autre silence, profondément labouré par la crise des mots .
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M
J'aime bien ta façon d'attaquer les problèmes par la bande...
D
Compliqué. Le désir de question est si insaisissable. Quant à ce que dit le silence, difficile aussi de s'y retrouver. <br /> Et si on ne posait les questions que si on connaît la réponse ? Auquel cas, il ne s'agit plus de question mais de simple bruitage phatique...
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M
Compliquée aussi ton hypothèse. J'y réfléchis.
L
oui oui, et comme c'est bien dit ! Merci de tes formulations toujours éclairées. Bonne journée à toi Marc ! Un bisou aussi !
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M
Que c'est bon, Petite Cerise. Bonne journée aussi.
E
J'ai lu hier soir, dans un livre d'Arnaud Desjardins, que lorsquôn a atteint l'éveil, ce n'est pas qu'on a reçu les réponses à toutes nos questions, c'est qu'on n'a plus de questions...<br /> Bonne journée !
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M
Merci de me faire part de cette lecture, Elena. Si le concept de silence est relativement facile à approcher par le bruit des mots (bien que ce soit un mot « glissant » selon Georges Bataille*), celui d’éveil (dont tu nous apprends que Desjardins pense qu’il est en quelque sorte consubstantiel d’une absence de questions) est autrement problématique. Il a été regrettablement banalisé en Occident, si l’on entend par là l’aboutissement ultime d’une vie: on compterait aujourd’hui en Amérique du Nord autant d’« éveillés » que dans toute l’Asie.Un séjour en Inde profonde (ou du moins ce qu’il en reste) permet de bien comprendre la mesure de cette vanité assez typique d’un certain post-colonialisme. Patanjali, l’auteur des Yoga Sutra avait mis en garde, il y a bien longtemps déjà, contre l’ascendant (siddhi) que la pratique d’une discipline spirituelle (sadhana)  peut procurer sur les autres et sur les prétentions regrettables que l’on y associe. Quant à ce Desjardins que tu cites, il faudrait peut-être lui demander ce qu’il pense de cette remarque encore plus ancienne (et quelque peu exaspérée) de Lao Tzu : « Celui qui sait ne parle pas, celui qui parle ne sait pas**. »S’en tenir au (concept de) silence est décidément plus confortable…C’est toujours un plaisir de lire tes commentaires, Elena, et de passer chez toi, Marc<br />  * : Georges Bataille. L’Expérience intérieure, Tel Gallimard, 1954, p.28)** : Lao Tzu, Tao Te Ching, trans. Ch’u Ta-Kao (Allen & Unwin, London, 1970, ch. 81)