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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

injonction

A l’heure bleue, assis en lotus dans l’encore épaisse pénombre, découvrir que la recherche de l’extatique silence est ce qui, à l’insu peut-être du méditant, le motive et que cette injonction le résume alors:

 

« Ce mental?

Débranche-le!

Débranche-le! »

 

De son vivant, cela est-il jamais possible? Qui peut savoir?

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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N
I never did anything out of the blue!<br /> Bowie
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P
Merci pour ton passage sur mon blog, c'est très sympa à toi de plus c'est très touchant ce que tu m'as écris. A bientôt j'espère.
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I
Il ne faut pas débrancher le mental, de toute façon c'est impossible...<br /> Méditer, c'est induire un certain état de conscience en laissant les pensées passer sans les retenir...
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M
Impossible de savoir qu'il a été débranché, ne fût-ce que le temps d'une fugace respiration, peut-être, Irène, mais irrémédiablement impossible à débrancher, cela reste à voir.De toute façon, les limites que l'on s'impose sont les limites obligées de sa propre expérience. Comme l'a bien dit J. C. Lilly, après dix années de recherche dans des caissons d'isolation sensorielle: "What one believes to be true, either is true or becomes true in one's mind, within limits to be determined experimentally and experientially. These limits are beliefs to be transcended." (The Centre of the Cyclone, Calder & Boyars, London, 1972, p. 28)
Il ne faut pas se débrancher, jamais. en revanche, une certaine apesanteur, un flottement de la pensée et de l'émotion peut amener à soi sinon de la légèreté, tout au moins une distance qui protège. Et permet de continuer à faire le chemin.
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M
Une petite cure de flou, en quelque sorte. Philippe Garnier a écrit un bouquin là-dessus (aux PUF). Peut-être que tu connais, Dominique...
E
Comme je l'avais dit, je crois, dans un ancien article de ton blog, je ne crois pas à l'arrêt du mental, à son débranchement, comme but de la méditation.Je crois par contre au centrage sur l'observateur, celui qui observe les pensées, comme des nuages auxquels il ne s'identifie pas. Par la suite, le mental s'apaisera de lui-même, non entretenu...
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M
C'était le 23 octobre, Elena. J'avais bien compris ce en quoi tu crois et ne crois pas et t'avais répondu ce que je te répondrais encore aujourd'hui.Merci de ta réflexion.
Y
S'il n'essaie pas, comment peut-il le savoir ? ;-)AmicalementYog
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M
Essayer en ne se faisant aucune illusion; essayer quand même.L'acte gratuit, peut-être le plus beau et, paradoxalement, le plus "efficace" quand il est totalement (consciemment et inconsciemment) désintéressé.Amicalement,Marc