FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
29 Octobre 2006
1/2: la stratégie de la passivité
Il est dit qu’en méditation nous devrions simplement observer nos pensées.
Qui est celui qui observe? Réponse: la pensée, toujours la pensée, toujours là, l’ego. Cet observateur devrait aussi disparaître de façon à ce qu’il ne reste rien.
Aussi ne devrions-nous peut-être pas donner de direction à notre méditation, ne pas même y introduire la notion d’observation, celle-ci étant déjà un acte volontaire en vue d’un but. Ne pas donner de direction. Ne rien faire, même si c’est difficile pour nous qui sommes conditionnés à toujours faire quelque chose! Ne rien faire, même si c’est pratiquement impossible, même si nous ne pouvons même pas imaginer ce que cela signifie. Ne jamais regretter une pensée. Ne jamais désirer nous éloigner de ce qu’est notre méditation pour l’instant. Considérer la méditation comme une activité passive, loin de tout souhait en toile de fond…
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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