FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
21 Octobre 2006
« Méditer, c’est, pour l’essentiel, chercher à résoudre des problèmes et observer les mouvements du mental, » hasardions-nous, le 17/10. Mais ce ne serait pas que cela. Les ascètes de l’Orient qui se lèvent avant le soleil pour s’asseoir en silence ont encore d’autres motivations. Motivations? Nous voilà au cœur de leur problème. Car un jour ou l’autre, ils se rendent compte que, de motivation, leur pratique n’en requiert point. Au prix du déconditionnement de cette exécrable habitude de ne rien faire qui ne soit profitable, ils réalisent, émerveillés, que la méditation se suffit à elle-même, en réalité.
Méditer, consiste alors pour eux à s’accommoder de produire l'acte délibéré de s'asseoir (de façon formelle éventuellement) tout en n’y recherchant rien. Un fameux paradoxe qui ne peut être transcendé que dans l’éternel présent.
Une transcendance peut-être bien à la portée de tout un chacun, pas que de ces ascètes s’élevant sur fond d’encens de santal dans des grottes à l’obscurité profonde et à l’épais silence…
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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