FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
18 Mars 2008
Ramana Maharshi prodiguait, sans avoir l’air d’y toucher, un excellent conseil à ceux qui méditent. Il disait que pour extirper les pensées enfouies, il faut leur permettre d’être prises
en considération, un peu comme il faut remuer la vase pour que les bulles d'air se libèrent et remontent à la surface. Lacan n’aurait pas pu mieux dire.
En fait, nous n'oublions jamais tout à fait. Le méditant s'en rend compte. Ce qui a été « implanté » est bien là dans le cerveau pour toujours. Non pas que le méditant puisse faire
revenir tout souvenir à souhait. Mais en méditant - ou en rêvant - remonte ce qui veut bien remonter.
Le traumatisme de la naissance est de ces souvenirs que nous n'oublions jamais. Et c'est pour se venger de cela, sans doute, que nous nous reproduisons à notre tour. Nous croyons exorciser, mais
nous n'exorcisons rien. Et la douleur du monde perdure.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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