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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

préalable

Avant de nous demander si le monde va dans le bon sens, ne faudrait-il pas, pour bien faire, nous demander très ouvertement si nous-mêmes en avons fait suffisamment bon usage pour pouvoir nous poser objectivement la question?
Mais l'objectivité est-elle possible alors que nous avançons vers la mort?

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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P
L'intemporalité, peut-elle être un concept objectif ?...amitiés,
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M
Tout concept - parce qu'il implique un concepteur - serait subjectif. Non?
P
La mort est subjective si nous sommes sûrs de mourir (identification au corps) et objective si nous sommes certains d'être le mental (identification à la conscience)...amitiés Marc,
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M
Dans les philosophies orientales on considère généralement le mental autant que le corps comme des processus matériels. Ce que l'on oppose (si l'on peut dire) par contre, c'est le matériel (monde, corps, mental, etc...) et l'immatériel, l'âme. Celle-ci (pour autant qu'elle existe) serait intemporelle.Amitiés, Phène.
M
Wow !Le monde ne peut aller que dans le sens que nous lui donnons (lui imprimons). La question toute entière "gît" dans la compréhension de notre relation dans et avec le monde. Quant à être dans l'objectivité pour se poser la question encore faudrait-il que nous abandonnions la subjectivité aux impressions conditionnées... notamment en ce qui concerne "notre" mort !Savons-nous seulement si nous sommes réellement nés ?
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M
"La question toute entière "gît" dans la compréhension de notre relation dans et avec le monde,"dis-tu. Cette tentative de compréhension serait méditation au sens le plus noble du terme. Y répondre ferait de nous des vivants, nés et plutôt deux fois qu'une.
L
La mort est l'objectivité même, nous y allons tous bon gré mal gré !le monde va t-il dans le bon ou à contre sens ? c'est l'histoire qui nous le dira, demain ...
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M
Dis-le à Phène, plus haut. Il est vrai que l'on peut se poser la qeustion de savoir de quelle mort il s'agit ou plus exactement de la mort de quoi.Quant à ta seconde remarque, le monde va son petit bonhomme de chemin, mais justement c'est le bonhomme - pas si bon que ça - qui trébuche, pas besoin d'être grand clair...
O
Nous commençons depuis trop peu de temps à nous poser cette question pourtant primordialeAmitiés
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M
Je suppose que tu parles de la première question évoquée dans le billet. Alors oui,sans doute...Et puis, après tout, c'est peut-être justifié pour la seconde aussi...Amitiés à toi.
P
Difficile en effet,  Marc, car l'idée de la mort demeure très subjective !...
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M
Elle n'en reste pas moins objectivement inéluctable, celle du corps, c'est ce que je voulais dire ici, Phène. De retour?
G
Tant que nous serons incapables de nous sacrifier pour le groupe comme font les insectes, non (et tant mieux, non ?)
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M
Etrange et interpellante cette idée que le bon usage du monde est fait de sacrifice..