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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

évolution

Il faut se méfier des gens péremptoires et opiniâtres. Et si notre intention est de toujours apprendre dans/de la vie (« Pleinement je vis, pleinement j’apprends », disent les sufis), il nous faudra d’abord nous résigner à désapprendre tout ce que les premiers nous auront dit. Un travail fastidieux avant d’entreprendre l’autre, plus constructif.

Il aurait mieux valu, dès le départ, n’écouter que ceux qui doutent.

Et peut-être enfin - et surtout vers la fin de l'existence - ne prêter plus l’oreille qu’au silence. 

 

P. S. : Dans le billet du 18 juin 2015 il était question de résistance.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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C
Pensée absente d'elle-même est de moi et je crois que je rebondissais rapidement sur le livre de Jean-Luc Nancy = La pensée dérobée chez Galilée dont le résumé dit "comment penser, comment recommencer à penser dans la nudité à partir de rien de donné, en vue de rien de capitalisable ? Pas de "salut", pas de "fin" mais à chaque instant, au contraire, une ouverture singulière du sens d'être sans fin. Cela définit d'abord la pensée - le dénudement - comme une conduite, une tenue, une allure : un ethos autant qu'une techné. En effet votre blog comme le mien d'une autre manière tourne autour de cette absence de pensées, mais pour ce qui me concerne, écrire nécessite néanmoins de penser précisément les mots ce qui est déjà un frein. Bref, absence de pensées, dénudement, silence réel .. bien des concepts dont l'application ne semble pas si aisée.
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C
désapprendre est un exercice complexe bien que nécessaire, nous sommes enfermés tous dans une matrice qui nous a permis et nous permet a priori de naviguer dans ce monde mais évidemment ce n'est que la surface .. plus j'avance perso et moins je sais, et contrairement à ce que l'on pourrait croire, ne plus rien savoir n'est pas si stupide, le problème est qu'avant que je réussisse à faire le vide total si tant est que ce soit possible, dans une sorte de pensée nue, dépouillée totalement, pas même une pensée liée au doute, une pensée absente d'elle-même en somme (quelqu'un dont j'ai oublié le nom a traité de ce sujet de la pensée nue, ça me reviendra), je n'aurai plus de temps pour le remplir à nouveau, plus finement - en résumé se débarrasser de ses miasmes et autres prisons, est l'oeuvre d'une vie .. le vrai silence en effet, encore faut-il abolir le foisonnement de pensées qui chaque jour nous assaillent, sensées répondre aux exigences d'un monde malade de lui-même ! Opérer un retrait me semble toujours aussi complexe, sauf peut-être par la mort et encore que nous n'en connaissions rien !
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M
Tout mon blog, il me semble, tourne autour de cette idée que le silence n'est pas l'absence de bruits mais de pensées. Dites-moi, s'il vous plaît, qui a parlé d'"une pensée absente d'elle-même" quand cela vous reviendra. Un concept apparement glissant comme celui de silence selon Georges Bataille (dans l’Expérience intérieure. Tel Gallimard, p. 28)