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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

cauchemar

L’année dernière, c’était le 9 octobre. Cette année, c’est encore un peu plus tôt, hier en fait.
Le 6 octobre correspond au jour (ecological debt day) où l’humanité a épuisé la production de ressources naturelles de la Terre pour 2007. Elle en entame désormais le capital et sa biocapacité. Depuis ce dimanche, c’est terminé, nous vivons à crédit dans notre maison et quoi qu’on en dise, nous n’avons pas la moindre intention de rembourser jamais nos dettes.
Plus mal barré que ça tu meurs!

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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C
Tout à fait d'accord avec toi Marcla citation d'Artur Koestler est d'une lucidité cristalline
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M
Merci Céleste. Tout compte fait ce philosophe dont je disais qu'il nous manque aujourd'hui pour actualiser Koestler, peut-être existe-t-il bien. En tout cas il a suffisamment choqué le critique (bien -pensant) Elizabeth de Fontenay dans le Monde du 28/09/07 pour qu'il y ait quelque raison de le penser. Il s'appelle Jean-Marie Schaeffer. Son livre s'appelle "La Fin de l'exception humaine" (Ed. Gallimard). Je précise que je ne l'ai pas lu.
L
Un cauchemard qui ne fait que commencer.  Merci pour cette note.
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M
Cela oui. Pas de quoi.
L
Est-ce que vous savez comment c'est calculé ?
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M
Sur le site mentionné (http://www.footprintnetwork.org/gfn_sub.php?content=overshoot), il y a un  paragraphe intitulé « How is Ecological Debt Day Calculated? »On y apprend que:  [ world biocapacity / world Ecological Footprint ] x 365 = Ecological Debt Day Et d’autres choses encore.Désolé mais je ne trouve rien d’équivalent en français…
C
Ce qui est hallucinant, c'est l'indifférence générale (à part quelques consciences qui hurlent dans le vide, ou presque), sur cet effrayant constat.l'être humain aurait-il planifié sa propre disparition?est-il natuellement suicidaire?l'est-il devenu?ou est-il un parfait crétin, dangereux pour lui même et les autres espèces vivantes?nous sommes peut-être les seuls êtres vivants à savoir que nous allons mourir, à vivre avec cette idée, et bien malgré ça, nous ne faisons rien, ou si peu, devant cette échéance fatale. parfois j'ai l'idée  d'un mauvais scénario de SF, ou une poignée de nantis, possèdant les richesses mondiales, élimine, ou laisse mourir, une grande part de l'humanité, inutile à leurs yeux, pour se partager la planète.
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M
Tout ce que tu dis me paraît juste et pondéré. Dans mon billet, le « jamais » en italiques était le seul soulignement de ce que nous croyons tous deux (me semble-t-il), à savoir que l’homme a décidé de son suicide. On peut relire l’histoire (surtout récente et environnementale) à l’aune de cette fulgurance et voir que tout s’explique. Il n’y a plus qu’à le mettre noir sur blanc, non pas pour changer les choses (ce qui serait présomptueux) mais pour finir au moins lucides. Il se fait bien attendre le philosophe, l’intellectuel écologiste qui se jettera à l’eau, qui aura ce courage - comme celui qu’avait eu Koestler en 1978 en publiant Janus, soulignant déjà alors le caractère pathologique de l’humanité: « Un observateur impartial venu d’une planète plus évoluée, et qui d’un coup d’œil considèrerait cette histoire [de l’homo sapiens] de Cro-Magnon à Auschwitz, conclurait sans nul doute que notre espèce est un produit biologique admirable à certains égards, mais dans l’ensemble profondément morbide, et que les conséquences de sa maladie mentale l’emportent de beaucoup sur ses réussites culturelles s’il s’agit d’évaluer ses chances de survie. »(Arthur Koestler, Janus, Calmann-Lévy, 1979, p.15)
L
mais que peux-tu faire ? économiser l'eau, je fais ; l'électricité, le gaz itou, en bref tout ce qui est recommandé, dans la mesure de mon possible, je fais . mais quid du résultat, on perd encore 3 jours cette année nous dit-on ! Faudrait plus faire d'enfants, laisser mourir les gens, pour qu'ils ne polluent plus ... alors la terre vivra, mais pour qui ? 
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M
Pour qui? Qui pose la question et pourquoi?