FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
3 Octobre 2007
Certaines méditations (dhyana et ses dérivés, vipassana, zazen, etc…) se caractérisent avant tout par l'immobilité en position assise.
Elles seraient est la meilleure approximation de l'état d'inertie, la revanche sur l'anxiété, même diffuse, qui caractérise tout mouvement, toute forme d'agitation - et l'on voit bien pourquoi ce
dernier terme a souvent une connotation péjorative. Dans cette immobilité, nous remarquons l'inévitabilité respiratoire et tout le mystère qu'elle soulève.
Cette constatation du corps respiré qui disjoint l’organisme pour un temps de la matérialité* est à la fois un aspect de la méditation et une de ses possibles définitions.
*: Plus exactement: d'une matérialité plus inerte, moins habitée de vie.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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