FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
7 Février 2007
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Peut-être ces trois paragraphes-là décrivent-ils ce que Patanjali appelle les trois derniers membres (samyama*) de ce corps à huit membres auquel il donne le nom de yoga
royal.
Ces trois membres sont dharana (la concentration), dhyana (la méditation) et samadhi** (« l’extase »). Ils sont le plus souvent enchevêtrés, d’où ce beau nom
de samyama* qui les rassemble (et que l’Inde paisible emploie aussi pour désigner ces moments du petit matin où tout cela devient clair).
Et comme suggéré au dernier des trois paragraphes, le dernier état** peut être de deux ordres selon lui, selon que l’on prenne conscience de l’extase d’être sans pensées (sabija
samadhi*) ou que cet état sans pensées ne soit pas remarqué (nirbija samadhi*).
*: Samyama en Yoga Sutra (III, 4), sabija samadhi en Yoga Sutra (III, 50) et
nirbija samadhi en Yoga Sutra (III, 51)
**: Les définitions du samadhi varient selon les commentateurs de Patanjali. Il est hors de propos ici de passer en revue ces nuances intellectuelles. En cette matière, ce sont sans
doute les mystiques authentiques qui sont les plus dignes d’écoute. Par exemple dans Sad Darshana Bhashya, Ramana Maharshi dit que le samadhi dont il
parle, lui, est un état où « [...] tout est fait par quelque chose avec quoi vous êtes en union consciente » (XI).
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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