FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
13 Avril 2009
De la même façon qu’il y a la sensation de respirer et celle d’être respiré, il y a concentration au sens habituel du terme, c’est-à-dire volontaire voire forcée et concentration naturelle qui est cette faculté de se focaliser sans effort sur un objet ou un sujet choisi.
Mircea Eliade disait que le premier devoir du yogi est de penser et non pas de se laisser penser. Sans entraînement, on se laisse penser et donc la concentration à ce stade est forcément forcée. Lorsque l’on peut penser enfin, cette pensée même est concentration naturelle. C’est le dharana (concentration) de samyama (relisez éventuellement Patanjali). L’étape suivante, dhyana (méditation), étant peut-être la pensée « J’observe que je ne pense plus, sauf bien sûr que je produis la pensée que je ne pense plus. » Quant à samadhi (l’extase, pour faire bref), cette autre chose, c’est autre chose. On ne peut y penser. Et donc rien en dire. Chuut!!!
P.S. Sous le titre non-retour, étonnamment le billet du 13 avril 2008 parlait… d’amour.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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