FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
7 Avril 2026
Je ne sais si c’est une condition nécessaire ni même suffisante, mais quoi qu’il en soit elle est importante, et je le sais par expérience, moi qui ai expérimenté la chose après un accident qui me rendit pour un temps totalement dépendant des autres : pour savoir ce qu’être heureux veut dire, il faut être de ceux qui ne doivent (plus) rien à personne et de qui on prend soin (et se doit de le faire - pour que la vie en société soit possible pour tous.)
Être quelqu’un dont on n’attend rien, être libre, relaxé, totalement déstressé donc, voilà une façon d’heureux. Et l’on comprend alors que le bonheur cela peut être l’absence de stress, tout simplement.
Qu’en est-il si l’on applique ce conseil à la méditation ? Telle la vie, la méditation aussi peut être heureuse (et même plus : extatique) si elle n’attend rien de nous. Pour cela, il faut aussi que nous n’attendions rien d’elle. Ce dont il faut pouvoir se persuader, et qui n’est pas aisé étant donné tout ce que l’on nous a fait miroiter. Comprendre qu’elle est toujours parfaite, comme la vraie vie, sans stress, c’est peut-être cela le plus difficile et l’obstacle à franchir avant que n'explose en soi le grand silence du monde.
P. S. : Dans le billet du 7 avril 2009 il était question d’une suggestion.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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