FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
30 Avril 2026
Le style « Aman », le rébétiko, le fado, le blues, certains gazals, Ferré (« Richard, ça va ? »), Ferrat (« Comment peut-on s’imaginer en voyant un vol d’hirondelles que l’automne vient d’arriver ? ») : même chanter révèle notre désarroi devant l’impitoyable existence. Et cela sans même que l’on ait eu connaissance de la première noble vérité selon laquelle la vie est souffrance, tellement évidente au fond, et déjà flagrante dès un premier voyage hors des murs, comme celui que fit le Bouddha, quittant un soir en cachette le palais de son père pour ne découvrir à ses abords que des tragédies : des vies misérables ou même simplement médiocres, de la souffrance physique, névrotique ou existentielle, de la maladie et de la mort.
P. S. : Dans le billet du 30 avril 2007 il était question de délicatesse.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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