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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

désenchantement

« Il y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir mais aucune cause pour laquelle je suis prêt à tuer », disait Gandhi.

Cette citation m’a toujours laissé un goût amer, un goût de lâcheté. Ne pas défendre au point de laisser mourir un faible que l’on pourrait sauver, est-ce éthique ? Mais Gandhi n’était au fond pas si radical. Des causes pour lesquelles il faudrait tuer ? Oui, il y en avait, selon lui*.

Entre autres, dirais-je avec mes mots, pour défendre ceux pour qui il y a des causes pour lesquelles ils veulent bien mourir. Et même pas que ces méritoires idéalistes, plein d’autres personnes, elles aussi sans défense.

Cela fait-il trop de monde pour un pacifiste dans ce monde manifestement violent et peu apte à le comprendre?  Et dès lors la vraie question est de savoir si une espèce où le pacifisme serait impensable serait encore humaine.

 

 

 

* : « Ma non-violence n'autorise pas qu'on s'enfuie du danger en laissant les siens sans aucune protection. Je ne peux que préférer la violence à l'attitude de celui qui s'enfuit par lâcheté. Il est tout aussi impossible de prêcher la non-violence à un lâche que de faire admirer un beau spectacle à un aveugle. La non-violence est le summum du courage. » (Tous les hommes sont frères. Gandhi. Gallimard, 1969, pp. 179-180)

P. S. : Dans le billet du premier juillet 2015 il était question d’urgence.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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C
c'est une sacrée question que de savoir si dans certains cas nous serions prêts à tuer pour sauver ne serait-ce même qu'une vie ! l'idéal serait évidemment de n'avoir pas besoin d'en arriver là, mais ce monde étant ce qu'il est peut-être que ce chois ne peut être posé ! je n'ai pas la réponse, je n'ai pas non plus idée de savoir si j'en serais même capable, ce n'est pas rien de tuer je pense, à part peut être dans un moment de colère extrême ! et sinon est-ce que certaines causes m'engageraient pour les faire bouger à mourir ? là aussi c'est une sacrée question, et aurions-nous la certitude que notre mort permettrait de régler le problème ? beaucoup de héros sont morts pour des causes, et ? le monde va-t-il mieux ? assurément non ! alors qu'elle pourrait être la solution si tant est qu'il y en ait une ? comme disait l'autre, pour changer le monde il faut changer les Hommes (au sens humain du terme), autant dire que c'est une belle utopie ! et rien ne vaudra jamais le pacifisme mais il est tout aussi utopique que ce qui précède ! être intrinsèquement non violent ne fait pas que ce monde le soit, ne pas défendre les siens ou d'autres n'est pas plus recevable, là les choses se croisent sans solution ..
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M
Toutes les bonnes questions sont là.