FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
1 Juillet 2025
« Il y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir mais aucune cause pour laquelle je suis prêt à tuer », disait Gandhi.
Cette citation m’a toujours laissé un goût amer, un goût de lâcheté. Ne pas défendre au point de laisser mourir un faible que l’on pourrait sauver, est-ce éthique ? Mais Gandhi n’était au fond pas si radical. Des causes pour lesquelles il faudrait tuer ? Oui, il y en avait, selon lui*.
Entre autres, dirais-je avec mes mots, pour défendre ceux pour qui il y a des causes pour lesquelles ils veulent bien mourir. Et même pas que ces méritoires idéalistes, plein d’autres personnes, elles aussi sans défense.
Cela fait-il trop de monde pour un pacifiste dans ce monde manifestement violent et peu apte à le comprendre? Et dès lors la vraie question est de savoir si une espèce où le pacifisme serait impensable serait encore humaine.
* : « Ma non-violence n'autorise pas qu'on s'enfuie du danger en laissant les siens sans aucune protection. Je ne peux que préférer la violence à l'attitude de celui qui s'enfuit par lâcheté. Il est tout aussi impossible de prêcher la non-violence à un lâche que de faire admirer un beau spectacle à un aveugle. La non-violence est le summum du courage. » (Tous les hommes sont frères. Gandhi. Gallimard, 1969, pp. 179-180)
P. S. : Dans le billet du premier juillet 2015 il était question d’urgence.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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