FULGURANCES D’APRÈS SILENCE
29 Avril 2016
N’importe quel fumeur connaît quelqu’un qui a fumé comme un Turc toute sa vie et vécu cent ans. Les non-fumeurs n’en connaissent aucun.
N’importe quel excité chronique connaît un centenaire qui a vécu toute sa vie sans jamais s’asseoir et souffler. Les méditants* n’ont pas eu cette chance. Sans doute une question de relations là aussi.
*: « Ressembler à un coureur qui s'arrêterait au plus fort de la course pour essayer de comprendre à quoi elle rime. Méditer est un aveu d'essoufflement. »
(Aveux et Anathèmes. Cioran. Arcades, Gallimard, p. 87.)
P.S. : Dans le billet du 29 avril il était question de reconsidération.
Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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