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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

leçon

- Vous mangez des animaux en toute bonne conscience parce que c’est votre culture, vous ne vous sentez pas coupable. Quelqu’un, même Dieu, peut-il vous le reprocher? Aurez-vous à subir la conséquence d’un acte que vous ne reprouvez pas, d’un meurtre que vous ne voyez pas comme tel?

- Excédé, vous tuez une mouche alors que jamais vous ne vous nourrissez d’animaux car vous respectez généralement toute vie. Vous vous sentez coupable de ce geste et ce sentiment vous poursuit, il s’imprime dans votre subconscient. En toute logique karmique vous devriez subir la conséquence de ce meurtre.

La théorie des karmas ne fait pas de différence, que je sache, entre un meurtre de vache perpétré en toute innocence par un fervent du barbecue et celui d’une mouche par un adepte du riz-lentilles-légumes atrocement désolé. Dans les deux cas, selon elle, une conséquence négative sera à mettre en compte. N’est-ce pas aberrant?

En effet, d’un point de vue purement psychologique seul un tueur de mouche devrait avoir à payer pour son acte, me semble-t-il, puisqu’il est le seul à avoir violé ses propres valeurs (et c'est ce qui passe, en fait). Mais d’autre part, sur le plan moral n’est-il pas évident aussi qu’un meurtre que l’on regrette devrait bénéficier dans sa sanction de circonstances atténuantes?

Que nous apprend ceci? Peut-être que méditer chaque idée reçue et douter de tout seront toujours de judicieux conseils.

P.S.: Dans le billet du 29 août 2007 il était question d’une très bonne… question.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Yog 30/08/2013 09:19

J'approuve totalement ton commentaire Frédéric. La remise en question constante qui allège au lieu de cette culpabilité qui alourdit.

marc Delforge 08/09/2013 17:53

Pas de quoi, Frédéric.
Toute mon amitié,

Frédéric 04/09/2013 20:26

Tu as raison Marc, merci de me le rappeler, je parlais de (ce que je crois) connaî(tre) mais j'ai extrapolé
merci de ta réponse
chaleureusement

Frédéric 30/08/2013 00:47

La notion de karma est antérieure au bouddhisme et a été repris d'une manière populaire dans celui ci
toute cette analyse pourrait s'appuyer sur une vision presque "divine" du karma. Le karma c'est l'acte, tout acte entraîne un effet , positif (qui favorise la vie), négatif (qui nuit à la vie) ou neutre. Qu'importe si ce qui est "le plus pire" c'est manger un steack ou tuer un moustique. Les voeux qu'on prend dans le bouddhisme sont intenables, mais on les prend qd même, et même on les reprend au moins tous les mois. Comme un alcoolique de chez les AA sait qu'il ne peut promettre de ne plus boire, car cela ne dépend pas que de sa volonté mais aussi de ses conditionnements, il va mettre une mesure juste à son "voeu" : juste pour aujourd'hui je ne boirai pas.
Si on prend le voeux de protéger la vie (1er voeu ) on sait qu'on ne pourra le tenir entièrement tout le temps (en quoi sont faites nos chaussures par exemple que préférer les chaussures issues de l'industrie pétrolière polluante ou du cuir d'animaux abattus ?)
La conscience, le regret, n'est pas là pour culpabiliser, mais ramener à l'instant présent comme quoi, malgré tous les malgré, on a pris ce voeu et on le reprend.

chaleureusement

Frédéric

marc Delforge 30/08/2013 20:02

La notion de karma n'est certes pas réductible au bouddhisme (on ne trouve d'ailleurs que peu d'occurrences de "Kamma" dans "L'enseignement du Bouddha d'après les textes les plus anciens" de Walpola Rahula) et franchement j'employais ce vocale ("théorie des") dans un sens général et plutôt contemporain, comme on l'utilise couramment en Inde de nos jours (où les végétariens sont nombreux, spécialement dans les hautes castes), mais le végétarisme a même essaimé largement dans les pays anglophones où la problématique évoquée dans le billet constitue souvent un propos de table que je relayais à ma façon ici - avec pour conclusion que la réflexion et l'ouverture sont toujours gagnants.
Cela dit, cher Frédéric, quand mes billets ne font pas expressément référence au bouddhisme (quoi que l'on entende par là, par exemple tu parles, toi, de voeux religieux, que je respecte bien entendu mais dont j'ignore tout) il ne faut pas y voir de référence automatique à lui.
Chaleureusement,
Marc

Saint-Songe 29/08/2013 12:21

Vous avez oublié les "moustiques" "guêpes" "bourdon" "moucheron agaçant", oh combien de crimes commis par tout un chacun, et, devrai-je aussi directement aller en enfer, depuis !... Ah , une négation "à tuer", ici, du moins, sans préjudice karmique, il y a une de trop en votre : " lors que jamais vous ne vous nourrissez pas d’animaux " (ou c'est jamais (tout seul) ou ne....pas ; non les deux, car ça donne une affirmation..., qui avalise donc le meurtre )...

marc Delforge 30/08/2013 19:36

En enfer il y encore plus de bourdons et tout plein de blogs remplis de fotes d'ortografe.