- A voir le spectacle de la rue, ici et ailleurs, Mahatmaji, il semble que le Bouddha ait eu raison de constater que la vie est souffrance. Vous êtes hindou et la non-dualité (advaïta védanta) ne vous est pas étrangère. Ce spectacle est donc illusoire pour vous et je vous comprends quelque peu. J’ai l’intuition, moi aussi, qu’il y a autre chose, une Réalité Ultime (Brahman) fort différente de cela. Mais ce que je ne peux comprendre, c’est pourquoi cette illusion (maya) qui la dissimule a le goût de la souffrance. Pourquoi pas celui de l’extase, tant qu’à faire*?
La question surprend toujours et soit on ne me répond rien, soit on me cite par cœur quelque passage de la Gita ou d’un autre livre sacré qui révèle qu’on n’a jamais réfléchi - ou osé réfléchir - à la question.
Stendhal, lui, semble l’avoir fait. Il lui a tout au moins donné une réponse, puisqu’offusqué par cette souffrance criante qu’à toute époque on voit partout, il aurait dit: « L’unique excuse de Dieu est qu’il n’existe pas** ».
Et vous, quelle excuse donnez-vous à Dieu pour sa création bâclée, en apparence tout au moins?
Vous avez toutes les vacances pour réfléchir à la question. C'est le devoir de Pâques que je vous propose. Merci déjà pour votre réponse, même tardive.
*: Une décision facile à prendre apparemment pour un complexe "créateur-création" réputé tout puissant.
**: Référence trouvée sur le web et non garantie.
P.S.: Le billet du 25 mars 2007 posait une question brève mais pertinente, ô combien.



vous avez dit: