méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

par catégorie:

au fil des jours:

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

de choses et d'autres...


Lundi 2 novembre 2009

Si consommer est un des maîtres mots de la société capitalisto-libérale dans laquelle, hélas, nous sommes, alors le méditant est forcément un hors système (« hors caste » pour reprendre le thème du billet du 16 octobre dernier) en cela déjà que si aujourd’hui, alors que tous les indicateurs de notre folie destructrice sont dans le rouge, consommer mieux c’est évidemment consommer moins (et cela de façon radicale et inconditionnelle), à son extrême opposé, méditer mieux, ce fut, c’est et ce sera jusqu’à la fin (proche) du temps de l’homme, méditer plus*.


P.S.: Le billet du 2 novembre 2007 initiait une série de six billets sur le temps aisément retrouvables en cliquant sur "suivant" en fin de chaque billet.

 

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Mercredi 28 octobre 2009

La tragédie de l’existence humaine c’est sans doute qu’au fond et à de très rares exceptions près, chacun n’aime* que soi - et que donc il n’y a personne qui nous aime que nous-mêmes.

Et si, après nous avoir permis de le comprendre, la méditation seule pouvait quelque peu nous en consoler?


*: Ceci s’entend à l’exception des manifestations d’espèce en vue de sa pérennité: l’amour sexuel et la protection exercée par les géniteurs sur leur progéniture. D’autre part, il faut au moins entendre ici par aimer quelqu’un être prêt à donner sa vie pour lui.

P.S.: Le billet des 26 et 27 octobre 2008 parlaient de silence. Voici le premier.

 

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Lundi 26 octobre 2009

La seule chose qui peut-être pourrait sauver l'humanité c'est son illumination. Mais qu'est-ce donc que cette chose bizarre*? Sans doute l'état (radicalement) opposé de celui de l'homme d'aujourd'hui, qui se croit indépendant du monde et dont il veut profiter à son dépend.

On ne peut exploiter le monde sans se détruire aussi soi-même, n’est-ce pas cela dont l'illuminé est conscient?




*: Afin de mieux voir ce que j’entends par là, prière de vous référer aux autres occurrences de ce concept sur ce blog.

P.S.: « Nous aurions reçu un cerveau pour douter et non pour croire. » La suite de ce billet du 26 octobre 2007 ici: qualification.

 

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Vendredi 23 octobre 2009

Depuis hier soir je cherche où j’ai lu un jour cette idée devenue floue qu’un seul moment de méditation vous assure quelque chose comme mille vies et vous rachète d'autant d'autres mal vécues. Est-ce chez Tchao-Tchan (et son concept de rang dans le karma) ou Tchouang-tseu (l’homme parfait, adepte du non-agir)? Ou chez Meher Baba peut-être, Meher Baba qui disait que le cerveau silencieux, c’était cela Dieu? Plus moyen de m’en souvenir mais qu’importe, cette idée s’incruste en moi et me demande de l’approfondir comme si je venais de l’avoir.

J’aime bien au fond cette notion que méditer (là !, maintenant !) est d’une inestimable valeur et que c’est en quelque sorte s’assurer une place pour mille vies dans les espaces intergalactiques. Je lui trouve quelque chose d’incroyablement pertinent, même s’il ne s’agit que d’une vérité purement poétique (loin, faut-il le préciser, de ces balivernes pour « croyants »: vie après la mort, réincarnation, paradis, enfer).

Et vous?




P.S.: Le billet du 23 octobre 2008 évoquait la plus utile des ruses.

 

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mercredi 21 octobre 2009

Aujourd’hui, à l’heure où la planète habitée par l’homme agonise à cause de lui, il n’y a plus que la peur du gendarme pour inciter à avoir une attitude moins nuisible pour l’environnement et seule susceptible de retarder quelque peu notre suicide collectif.

Ces sanctions dont on nous menace, ces libertés dont on nous prive me font immanquablement penser à cette image d’une terre que l’on mine pour empêcher qu’on la piétine. Cette comparaison (que l’on comprendra d’emblée ou jamais) a toutefois ses limites: l’humain est ainsi (mal) fait que celui qui poserait des mines sur sa terre pour la protéger se soucierait peu de la terre des autres et ne se priverait pas de la piétiner, elle, pour peu qu’elle ne soit pas déjà minée comme la sienne.

On voit donc que cette peur du gendarme aura pour premier effet, non pas de sauver la planète, mais d’en faire une prison.

Cela en vaut-il la peine, se demande le méditant, qui pense qu’il y aurait peut-être mieux à faire que de se reproduire de façon si écervelée pour se rendre à chaque nouvelle naissance encore un peu plus prisonnier du nombre? La méditation n’est-elle pas l’exact contraire de l’ « écervellement »?





P.S.: le billet du 21 octobre 2008 parlait de clairvoyance.

 

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Vendredi 16 octobre 2009

Aux quatre castes (varna) du monde gandhien (et déjà plus trop de celui de Nehru) correspondraient en Occident les suivantes:

- Les maîtres (tous les gens très riches et/ou très puissants)

- Les mercenaires (bras droits des maîtres qui les sucrent, ils roulent en BMW, leurs machines de guerre)

- Les esclaves (constamment dans l’insatisfaction et la précarité, toujours à guetter les meilleurs rapports qualité/prix pour leurs carottes, vous les trouverez aisément dans les trains surpeuplés et dans les bouchons autoroutiers du matin et du soir, à chercher un « emploi » ou à tout faire - et n’importe quoi - pour garder le leur)

- Les outsiders (ces hors castes pour lesquels les valeurs sont autres, qui ne sont ni pauvres ni riches: les artistes authentiques (on dit aujourd’hui les « créateurs » mais attention à l’usage abusif que l’on fait de ce terme) et les voyageurs qui font un usage immodéré, les uns du monde, les autres du silence. Ces derniers font ce que l'on appelle méditer.

 




P.S.: le billet du 16 octobre 2008 parlait de lucidité.

 

 

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Mardi 29 septembre 2009

Si l’observateur n’existe pas, l’observation n’a pas lieu et, selon l’adepte de la non-dualité, la chose observée n’existe pas non plus. Cependant, pour la majorité des gens ce second point est faux: selon eux ces lignes (par exemple) sur leur l’écran et qui font partie du monde (au même titre que tout le reste) auraient existé même s’ils n’avaient pas été là pour les lire.

Admettons pourtant un instant (d’intense réflexion) qu’il soit vrai, ce second point: Si la chose observée n’existe pas, l’observation n’a pas lieu et l’observateur n’existe pas: cela n’est-il pas plus facile à comprendre? (Reste à voir si cela convaincra les plus sceptiques. Méditons, méditons...)


Cette fulgurance du 2 août de cette année (jardin, 10h50) prolonge et rend plus aisée la réflexion que je vous soumettais le 18 juillet et que je vous invite à relire attentivement: précision.



P.S.: Le billet du 29 septembre 2008 se proposait d’aller plus loin encore qu’un philosophe entendu par hasard dans les médias: surenchère.

 

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Vendredi 21 août 2009

Toujours une pensée de trop. Jusqu’à plus rien.

 

 

 

 

P.S.: Le billet du 21 août 2006 parlait de quiétude. Trois ans plus tard, celui-ci chante le silence (éventuellement celui de Sibelius). Et conclut ce blog.

Je vous remercie pour votre lecture et votre amitié. Gardez-moi en mémoire informatique - car de temps en temps sans doute je me rappellerai à vous. (Pour ce faire je vous conseille, si ce n’est déjà fait, de vous inscrire à la newsletter et à la notification de publication d'articles (depuis le même clic dans la colonne de droite). Vous ne serez pas sollicité(e) trop souvent.)

Cela dit, rien de vous empêche de lire ou de relire les textes au départ de la rubrique au fil des mois (dans la colonne de gauche) ou dans l’en-tête en cliquant sur Fulgurances, depuis le temps. Et de vous laisser guider d'article en article par votre seule et suprême inspiration. (A noter, pour rappel, que ces textes ne peuvent bien entendu pas être repris à votre compte.)

Si un jour les moins mauvaises fulgurances de ce blog sont publiées, ce sera sous le titre La Méditation, c’est la Vie: le plus fondamental (s'il en est un qui le soit) de ces flashes d'après silence et celui que je vous souhaite de faire vôtre, si ce n'est déjà le cas.

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

Lundi 17 août 2009
Le 2 juillet de cette année, nous visitions le chef-lieu de l’île de Fehmarn dans la Baltique et dans la rue principale pleine de charme j’ouvris le guidebook sur l’île que nous venions d’acheter. Attablé devant un mug de café bleu nuit, je cherchai ce que l’on disait sur la ville et la rue joliment pavée où j’étais. Je vis une petite photo qui montrait l’hôtel Wisser dans un plan un peu trop large à mon goût. Coïncidence: j’étais assez exactement à l’endroit où la photo avait été prise un autre matin de grand soleil (les photos dans les guides touristiques sont toujours prises des matins comme celui-là). Cherchant comme dans les jeux des sept erreurs de l’enfance ce qui différenciait la photo de la « réalité » je remarquai soudain que les voitures sur le côté droit de la photo étaient les mêmes que celles que je voyais en levant le regard (mêmes modèles, mêmes couleurs, pour les plaques je ne savais dire mais nul doute que… ). Et tout semblait changer sur la photo en même temps que hors le livre. Cette photo retranscrivait (non: retransmettait) donc la réalité d’instant en instant. Elle était la réalité, pas de l’histoire ancienne.
Mais qu’est-ce que la réalité, me demandai-je? N’est-ce pas moi qui la crée? Ou alors ce monde au départ de l’image que je contemple dans le livre, peut-être n’en suis-je que l’impuissant témoin? Témoin de choses terribles ou très heureuses que je vois se passer et que je ne peux influencer, de façon à les atténuer, pour les premières, ou à les encourager, pour les secondes?
J’en étais là, dans mes réflexions profondes, quand une portière s'ouvrit puis se referma et qu'une voiture fit une marche arrière; mais sur la photo elle se rebiffa et n’en fit rien. Le monde revint alors à la normale, ce n’est que l’espace de quelques instants qu’une image m’avait ouvert la porte à un autre champ de perceptions et de questionnements.
Restait la question sur la nature de la réalité qu’en bon (!) méditant* je me gardai bien d’oublier trop vite.




*: Et féru de l'Inde où cette question est éternellement débattue et où le mot réalité est toujours prononcé avec déférence.
P.S.: Ne lisez pas le billet du 17 août de l'année dernière, vous en sortiriez terriblement déprimé: accablement.
Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Mercredi 5 août 2009
Prospérité et postérité positive
La première se réfère à la satisfaction immédiate, souvent à n’importe quel prix.
La seconde, à la reconnaissance future et concerne le besoin (parfois pathologique, c’est entendu) de contribuer d’une pierre à l’édifice d’une humanité moins sombre.
Le génie artistique, l’altruisme et le silence du méditant sont des matériaux possibles de l’édifice en question.
Et dans le dernier cas, même si la postérité positive ne nous est pas donnée, au moins aurons-nous gagné la reconnaissance tacite de ceux qui nous suivront et à qui nous auront légué un monde inchangé ou même, dans une certaine mesure, de moindre tragédie.




P.S.: Le billet du 5 août 2008, comme ceux des deux jours qui le précédaient, parlait d’aventure. Si vous alliez voir pourquoi?
Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Vendredi 31 juillet 2009
Le silence* serait au méditant ce que la pierre est au sculpteur et la pensée au philosophe.




*: Il s'agit bien entendu ici de l'absence de pensées et non de celle de bruits.
P.S.: Le billet du 31 juillet 2008 parlait de deux formes rares de permanence.
Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Lundi 27 juillet 2009
L’extase, l’harmonie, la vacuité, le calme, le non-effort
Tout instant d’extase, d’harmonie et de vacuité est un instant de méditation.
Et parce qu’alors nous en arrivons à reconnaître que ce que le mental désire, c’est le calme, méditer, c’est toujours avoir l’esprit calme, même quand nous sommes en apparence actifs.
Dans cette perspective, la posture assise (padmasana, le lotus, et ses variantes faciles) peut être considérée comme la cristallisation d’un état d’esprit et non comme un moyen de l’atteindre, moyen que préconisent pourtant certaines pratiques exotériques décadentes*.
(Notons qu’aussi bien l’octuple sentier proposé par le Bouddha que les huit membres du raja yoga de Patanjali ou encore les quinze qualités décrites par Adi Shankaracharya** peuvent être considérés de façon ésotérique: ce ne sont plus alors des conseils à suivre en vue de … mais plutôt la description de l’état d’un esprit qui a vaincu l’ego.)




*: Dénoncées déjà par Huai-jang, un des meilleurs disciples de Hui-neng (Chine, 638-713): « Si vous cherchez à atteindre la Bouddhéité  par l’assise en méditation, jambes croisées, c’est tuer le Bouddha. Aussi longtemps que vous serez attaché à cette position assise vous n’atteindrez jamais l’Esprit. » (The Zen doctrine of no-mind, D. T. Suzuki, Rider and Company, London, 1969, p. 45.)
**: Dans son traité sur la Réalisation de soi Aparokshanubhuti.
P.S.: le billet du 27 juillet 2008 proposait de prendre du recul par rapport au désir sexuel: relativisation.

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Mercredi 22 juillet 2009
L’illumination de tout méditant est peut-être derrière lui. Si c’est le cas il ne devrait pas l’atteindre, il devrait l’oublier.
(Pour paraphraser en quelque sorte Pascal qui aurait prêté à son dieu les propos suivants: "Tu ne me chercherais pas si tu n'avais pas déjà trouvé.")




P.S.1: Le billet du 22 juillet 2008 tentait de définir de façon très concise la méditation: laisser-faire. Une définition parmi une infinité d’autres.
P.S.2: A noter qu'à partir de demain je répondrai à tous vos commentaires, activité que j'ai délaissée par manque de temps, ces dernères semaines.

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Samedi 18 juillet 2009
Ce que ce méditant a toujours pensé c’est que le monde observé n’existe que par la conscience qui l’observe. C’est ce que disent les Upanishads et ce qu’à redécouvert Adi Shankaracharya et les advaïtistes indiens du siècle dernier (Krishna Menon, Ramana Maharsi, Nisargadatta Maharaj, etc), c’est ce qu’ont vu aussi des sommités comme Tchouang-tseu, Nagarjuna, Maître Eckhart et Ibn Arabî et, d’une certaine façon, Kant (lorsqu’il est bien compris, ce qui est rare, disait Fichte) et aussi Schopenhauer, ce constructeur de pont entre Kant et Bouddha.
Mais cela ne fait que quelques mois que ce méditant voit cela comme étant une intuition philosophique incomplète et cette impression se renforce à chaque nouvelle lecture sur la chose, à chaque nouvelle méditation sur la chose. A présent, il la formule de cette façon: Non seulement le monde appréhendé n’existe pas sans la conscience qui l’appréhende mais l’inverse est vrai aussi: sans ce monde appréhendé, pas de conscience, rien, sunyata, un rien qui est peut-être bien de l’ordre du possible, de l’idéal même, du souhaitable: "Le vide aurait suffit," disait Cioran.
La question aussi (et il faut insister sur cet aussi), est de savoir s’il existe un monde absolu, non relatif à une conscience qui l’appréhende, indépendant d’elle, ce monde que les sciences dites exactes prétendent (de façon peut-être illusoire et vaine) étudier pour en trouver les constantes et les lois. A première vue on pourrait penser que oui, que ce monde existe (quand « je » meurs, n’est-il pas raisonnable de penser que le monde – mais lequel? – continue sans moi? ).
Mais la question n’est pas si simple. Elle mérite l’ultime réflexion de tout humain - son cerveau n’a-t-il pas été crée pour cela? C’est en tout cas lui faire honneur que de l’utiliser ainsi, à plein rendement, pour cette indépassable tâche -, sa méditation la plus raffinée. Les hindous s’y sont cassés les dents avec leur concept de Réalité Ultime (Brahman), les bouddhistes avec celui de vacuité (sunyata). Est-ce la même chose, cette Réalité ultime et ce rien dont rien ne peut être dit, que seul un saut quantique de cette fameuse conscience évoquée plus haut pourrait peut-être permettre de toucher*?




*: Pourquoi la conscience habituelle ne peut-elle appréhender ce monde absolu, non relatif à la conscience appréhendant? Mais par définition même de cette conscience. Toute réflexion sur ce monde indépendant, absolu, sera toujours l’œuvre de ce cerveau limité qui par définition (ses limites) ne peut l’atteindre.
Cela veut dire que ce saut quantique permettant un autre usage de la conscience, cette "illumination" ou cet "éveil", pourrait peut-être (le peut-être est essentiel car tout ceci est établi par un cerveau limité, une conscience non transcendante) permettre de connaître cette réalité et d’accéder à un savoir qui n’a rien à voir avec ce qu’on entend généralement par ce mot: on ne peut en effet ni le "délivrer", ni même le suggérer (sous peine déjà de le flétrir).
P.S.: Le billet du 18 juillet 2008 initiait une série de trois considérations sur le concept d’intensité. Ne vous privez pas de les lire tous. Il suffit pour ce faire de cliquer sur suivant au bas à droite de chaque billet.

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Jeudi 9 juillet 2009
La vie serait souffrance mais quelque chose qui est plus qu’elle et qui l’englobe et la transcende serait perfection.
Savoir ce que c’est et l’atteindre seraient les buts de cette vie même.

(C’était déjà le message des Upanishads (« Qui connaît l’atman traverse (l’océan de la souffrance. » (Chandogya Upanishad, VII, I, 3) et plus tard du système philosophique samkhya*, avec lequel Patanjali, l’auteur de l’ouvrage fondateur du raja yoga, était pleinement d’accord; c’était là aussi le noble message du Bouddha dont on oublie trop souvent que la première vérité (« La vie est souffrance. ») n’est pas la seule**, qu’il y a une démarche à suivre après ce constat.)***

Méditer pour approcher tout cela.




*: Je m’appuie ici sur le chapitre sur la relation Esprit-Nature dans l’ouvrage de Mircea Eliade Yoga, Immortalité et liberté, édité par Payot, 106, bd Saint-Germain, Paris en 1975.
**: Prenez connaissance des trois autres dans sa biographie.
***: Notez enfin que bouddhisme et hindouisme ne sont peut-être pas tellement différents quand il s’agit de pointer du doigt la cause de la souffrance, le premier parle accuse le désir, le second l’ignorance - mais l’ignorance de quoi? Du caractère illusoire de l’ego (désirant). Et ils le sont sans doute encore moins quand aux moyens à mettre en œuvre pour y parvenir, moyens parmi lesquels la méditation prend toujours une place centrale.
P.S.: Le billet du 9 juillet 2008 parlait de sagesses comme ceux de la veille et des jours suivants. Une suite qui faisait sens.

Par Marc
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


Inscrivez-vous à la newsletter et vous recevrez chaque jour (ou presque) la fulgurance proposée...


pour les amis:

recherche (mot-clè)

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés