méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

au fil des jours:

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Jeudi 15 mai 2008
Il semblerait que la familiarité avec les états particuliers de la conscience (atteints notamment par - ou au terme de - l’une ou l’autre pratique méditative) rende la personne moins sensible à sa souffrance et plus à la souffrance. Celle de l’homme et même de tout le vivant, s’entend.

(Réfléchissant à cela, je me suis rappelé les réserves formulées par Mircea Eliade quant à la conception sotériologique du Sâmkhya: « Partant de la donnée initiale de toute philosophie indienne: la douleur, en promettant de délivrer l’homme de la douleur, le Sâmkhya et le Yoga sont forcés, au terme de leur itinéraire, de nier la douleur en tant que telle, la douleur humaine. *». Peut-être Eliade n’a-t-il pas bien vu le distinguo soulevé plus haut ni les faits que moins on souffre plus on compatit et que plus on compatit moins on souffre.)




*: Le yoga, Immortalité et liberté, Mircea Eliade, Payot, 1991, p.45. Le chapitre dont est issu ce court extrait mérite une lecture exhaustive.
P.S.: Le billet du 15 mai 2007 parlait d’extravagance.
par Marc publié dans : yoga
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Mercredi 14 mai 2008
La difficulté du hatha yoga, c’est qu’il ne faut pas aller plus loin que l’élimination de la cuirasse musculaire*. Au-delà de la souplesse naturelle recouvrée, nous nous vautrerions dans le démonstratif vulgaire, source de fierté.
La première partie du travail est louable: nous perdons quelque chose. La seconde l’est moins.
Le yoga doit découvrir et non recouvrir, faire procéder vers l’ontologique et non l’ontique, selon les termes d’Heidegger.




*: Voyez Wilhelm Reich.
P.S.: Le billet du 14 mai 2007 parlait de conciliation.
par Marc publié dans : yoga
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Mardi 13 mai 2008
Le hatha yoga qui affaiblit la cuirasse musculaire*, pratiqué de concert avec la méditation (raja yoga) qui elle, fatigue la cuirasse mentale (citta vritti**), nous permet d’enfin nous asseoir et de nous concentrer avec une certaine constance sur les questions essentielles dont le côtoiement fait de nous des humains au sens noble du terme.




*: Enseigné en Inde et plus rarement, en Occident.
**: Voyez Patanjali.
P.S.: Le billet du 13 mai 2007 parlait de désenchantement. Il avait suscité des commentaires d’une rare intelligence.
par Marc publié dans : yoga
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Vendredi 2 mai 2008
Parler de yoga sans aborder la méditation*, c’est un peu comme parler de plongée sous-marine sans évoquer la mer.




*: Une lacune exclusivement occidentale, il va de soi.
P.S.: Le billet du 2 mai 2007 parlait aussi d'une transposition, mais heureuse celle-là.
par Marc publié dans : yoga
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Jeudi 24 avril 2008
Les pratiquants du hatha yoga s’interrogent souvent en vain sur les relations entre la souplesse du corps et celle de l’intellect, entre la respiration lente et la sérénité du mental, entre la posture immobile et l’esprit en extase, c’est-à-dire aux fluctuations arrêtées.
En fait, s’il est vrai que le physique doit d’abord travailler patiemment le mental pour que celui-ci s’éveille à un minimum de souplesse/sérénité/immobilité, il semble bien que ce n’est pourtant que lorsque le mental aura fait un certain chemin par lui-même, c’est-à-dire par la méditation, que le déclic physique se produira. Les progrès dans la souplesse du corps, dans la lenteur de la respiration et dans la tenue de la posture s’accélèreront alors de façon significative; bientôt aussi, toute agitation aura disparu et, comme l’enfant que nous avons été, nous goûterons à nouveau à l’instant.
Au fond, ce serait l’esprit du méditant bien plus que son corps, qui rend l’immobilité possible.
Vu de l’Inde*, Shankara avait sans doute raison et Patanjali, tort**.



*: Celle qui s'extrait du monde un peu chaque jour.
**: Pour autant que l’on se cantonne à une lecture exotérique de ses Yoga sutra. Shankara dans Aparoksanubhuti (119/120) est, lui, tout à fait clair: raillant les exercices de respiration (pranayama) du hatha yoga, il prétend que la respiration est dépendante du mental et non l’inverse. La méditation permet, selon lui, de pacifier le mental; et le corps, alors, respirera calmement. Vouloir contrôler la respiration d’abord, pense-t-il, c’est mettre la charrue avant les bœufs.
P.S.: Le billet du 24 avril 2007 évoquait cette fiction qu’est le temps.
 
par Marc publié dans : yoga
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Lundi 18 février 2008
Pensons à la difficulté qu’il y a à rester concentré sur tout Ceci* et son pourquoi. Voilà sans doute pourquoi nous devons apprendre à nous focaliser. Patanjali disait:
« Le flot ininterrompu du mental dirigé vers un objet choisi est méditation. » (Yoga sutra, III, 2)
Et si l’objet choisi est le grand mystère d’un monde apparemment là (le tout Ceci précité) et apparemment là pour quelque chose, l’esprit devient silence, sa méditation se fait sur le grand vide. N’est-ce pas pour cela que Patanjali lui donne alors un autre nom: samadhi?
Il prétend en tout cas qu’il s’agit de l’étape suivante et même de l’étape ultime dans l’approche spirituelle du méditant (sadhaka). Ses incertitudes ayant fait place à de la sérénité, il aura alors atteint son but, affirme-t-il.




*: Le monde phénoménal.
P.S.: Le billet du 18 février 2007 prolongeait celui du 17 et évoquait l’alternative courageuse choisie par le chercheur du Chemin.
par Marc publié dans : yoga
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Samedi 26 janvier 2008

En hatha yoga, l’esprit n’est pas à la performance, à la recherche du toujours plus fort, moyennant un entraînement douloureux; mais il est vrai qu’à répéter les mêmes postures (asana),  les yogi en arrivent à les faire si aisément que pour étirer encore leurs muscles et solliciter leurs articulations*, il leur faut passer à des postures plus « difficiles ». Ce passage est naturel. Il ne résulte pas d’un asservissement à un idéal de progrès.
Que penser alors de ces écoles de hatha yoga prisées par les Occidentaux qui prétendent que le progrès dans la posture est toujours souhaitable, qu'il n'y a jamais de fin à l'apprentissage de l'asana?

Arrive un moment où le corps est parfait pour la méditation: le dos est sans douleurs, les jambes sont parfaitement cassées, obéissantes et patientes, la respiration est naturelle. Pourquoi vouloir encore aller plus loin? N’est-il pas temps de changer d'ouvrage, de s'occuper de l'esprit, à présent que le corps ne se rappelle plus à lui dans l'assise en silence d'avant la première pointe du jour?
C'est le temps où les fruits de l'effort ont mûri, maintenant il s'agit peut-être de les cueillir. Asseyons-nous dès lors. Fini le temps des contorsions dont l'ego est si fier et qui le construisent. Asseyons-nous, simplement, et voyons où en est l'esprit.




*: Et cela avec la concentration requise, dont l'apprentissage constitue le véritable enjeu de la pratique et sa seule raison d’être, vraisemblablement, si tant est qu’on la considère dans sa dimension ésotérique: une préparation de la méditation.




P.S.: Comme la veille mais sous un angle différent, le billet du 26 janvier 2007 évoquait nos recherches.

par Marc publié dans : yoga
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Samedi 22 décembre 2007

Contrairement à ce que croit un certain Occident trop longtemps abusé, le yoga ne serait en rien une chorégraphie exotique de l’immobilité (une succession d’asana).
Le yoga serait union. Union de quoi? La vivre impliquerait que la question n’ait plus de sens. Et inversement, savoir que cette question n’a pas de sens impliquerait qu’on l’ait vécue, cette union, même un très court mais éternel instant.

par Marc publié dans : yoga
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Samedi 15 décembre 2007
Au fond, quels seraient les points communs entre la respiration, la vie, la méditation, le silence et la conscience de sa propre nature?
Tout d’abord, ce seraient des mots glissants (pour reprendre une expression de Georges Bataille dans l’Expérience intérieure*). En zen on dit que dès que vous parlez vous ratez votre cible. C’est peut dire que c’est encore plus le cas quand on évoque ces mots-ci.
Ensuite (et en restant conscient du point précédent), ce seraient des « choses » que l’on ne peut provoquer. On pourrait juste les… vivre.
Plus ou moins bien sans doute, selon qu’on leur facilite... la vie ou pas.
Prenez le cas de la méditation. Pouvez-vous l’apprendre, la provoquer, vous instituer méditant? Non, me semble-t-il, vous pouvez juste, éventuellement, être en train de méditer (quel bonheur !).
Vous pouvez sans doute mettre toutes les chances de votre côté pour que cela se produise - ce serait là que réside votre liberté, un autre mot glissant… - , mais cela, c’est une autre - très longue** - histoire.




*: Tous les détails sur le silence selon Bataille à la page 28, Gallimard, Collection Tel, 1954.
**: Il faudrait mener une existence sattvique, comme disent les yogis.
par Marc publié dans : yoga
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Jeudi 29 novembre 2007

« Le poids des pensées ». Personne sans doute mieux que le yogi ne peut comprendre cette expression. Assis en lotus, le dos droit, la nuque étirée, les coudes à l’aplomb des épaules, les mains jointes, tous les muscles détendus, son corps grandit quand le vide s’installe. A l’inverse, lorsque les pensées l’envahissent, son échine se courbe, ses épaules s’arrondissent, le mal au dos s’installe à porter ce fardeau…

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Samedi 24 novembre 2007

On peut s’asseoir sans méditer. On peut méditer sans s’asseoir. Mais quand s’asseoir et méditer ne font qu’un*, c’est sans doute que l’on s’assied bien. Et méditer serait alors un peu plus** que méditer (mais chuut, dés que l’on se rend compte de cela, on retomberait…)




*: Cette rencontre serait le point de tangence de deux mondes: S’asseoir procéderait de la matière; méditer, de l’esprit. Ils se rencontreraient et temporairement ne feraient plus qu’un, prakrti (la matière, la nature, le manifesté, l’incarné, ou simplement l’opposé de l’esprit, appelez-le comme vous voulez) et purusha (l’esprit). Pour la philosophie du samkhya, prakrti a pour « mission » de servir l’esprit et de le refléter lorsque sous sa forme subtile, « mentalisée », elle se caractérise par une intelligence (buddhi) pure (sattva). La philosophie du yoga appuie cette thèse et la creuse.
**: Métaphore: Je suggère par là que l’assise serait au manifesté ce que la méditation serait au non-manifesté. Trivialité et transcendance se fonderaient alors l’une dans l’autre. Le yoga serait cette fusion.
 

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Vendredi 16 novembre 2007

Selon les hindous, l'angoisse de la mort n’aurait pas de meilleurs verrouillages qu’un  assortiment - savamment dosé en fonction des dispositions de chacun - de méditation (raja marga*), d’activité désintéressée, le plus souvent altruiste (karma marga), de recherche du sens (jnana marga) et de prise en considération de l’Ultime (bhakti marga).
Pour imaginer un barrage aussi habile, il faut avoir médité longtemps sur la question, cela au moins, c’est sûr.




*: Marga : voie, chemin en sanskrit. Le premier marga (raja marga) est explicité par Patanjali (dans ses Yoga sutra), les trois autres sont décrits dans la Bhagavadgita, attribuée à Vyasa, l’Homère de l’Inde.

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Mercredi 14 novembre 2007

Face à la désolation de l'humanité, il ne s'agirait plus de s'assoupir mais de rester au garde-à-vous de l’esprit dans dhyana, l’assise éveillée.

par Marc publié dans : yoga
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Lundi 22 octobre 2007
Pour la plupart des pratiquants du hatha yoga traditionnel indien, cette discipline vise à préparer leur corps (sa souplesse, sa respiration) et à accumuler une énergie suffisante pour maîtriser quelque peu leur mental. Ils en récoltent surtout les fruits durant la longue assise en silence qui clôture leur séance journalière, leur sadhana. Mais il s’agirait là d’une vision triviale, exotérique de la chose.
Certains verraient et iraient plus loin. La maîtrise en question deviendrait d’abord bâillonnement total, temporaire certes mais total. L’étape suivante (correspondant à une pénétration encore plus ésotérique de la conscience) serait celle où le mental peut s’éteindre quasi à volonté. Seuls certains yogis y parviendraient: Assis par exemple en face d’un paysage, celui-ci les enchante et les ravit à eux-mêmes. Pendant quelques instants d’éternité, plus rien ne compte que cet autre univers dans lequel ils ont pris place… Ils ne pensent plus,  même s’ils savent que ce qu’ils vivent est rare…
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Mardi 9 octobre 2007
AUM serait la syllabe sacrée, peut-être la première parole de l'homme et le symbole de son accession à l'humanité (d'où il est trop souvent redescendu, mais cela est une autre histoire).
Les lèvres s’écartent sur un O qui, mieux que tout autre son, exprime l'étonnement (cet étonnement qui, aux premiers temps, fut sans doute ravissement mystique).
Et pour conclure esthétiquement, avec gratitude, ce ravissement, essayez vous-même: c'est le M qui est le plus approprié. Essayez le K: horrible (le OK de la décadence)! Essayez le N: il demande effort dans la bouche. Seul le M vient naturellement, joliment, mystiquement: il termine à merveille l'extase exprimée, il fond bien en bouche…
par Marc publié dans : yoga
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Mercredi 3 octobre 2007

Certaines méditations (dhyana et ses dérivés, vipassana, zazen, etc…) se caractérisent avant tout par l'immobilité en position assise.
Elles seraient est la meilleure approximation de l'état d'inertie, la revanche sur l'anxiété, même diffuse, qui caractérise tout mouvement, toute forme d'agitation - et l'on voit bien pourquoi ce dernier terme a souvent une connotation péjorative. Dans cette immobilité, nous remarquons l'inévitabilité respiratoire et tout le mystère qu'elle soulève.
Cette constatation du corps respiré qui disjoint l’organisme pour un temps de la matérialité* est à la fois un aspect de la méditation et une de ses possibles définitions.




*: Plus exactement: d'une matérialité plus inerte, moins habitée de vie.

par Marc publié dans : yoga
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Vendredi 21 septembre 2007
Il paraît que parfois, à force de réfléchir, le jnani* découvre les vérités, non pas comme elles sont consignées dans les livres sacrés de l’Inde, mais comme ceux qui les ont rédigées les ont d'abord pensées.
Quelle sensation extraordinaire ce doit être alors, de se percevoir dans les parages du plus que sacré, à l’aise avec les archétypes fondamentaux; et quel vertige de constater, depuis cette hauteur, ce qu'il en reste dans les esprits confus d'aujourd'hui!




*: Celui qui pratique le jnana yoga, le yoga de l’herméneutique.
par Marc publié dans : yoga
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Mercredi 12 septembre 2007
Le yoga serait le seul sport dont le style ne puisse évoluer. En cela, il serait le sport absolu, ou l'anti-sport.
Nous ne sautons pas une haie aujourd'hui comme nous le faisions il y a cinquante ans, nous n’allons pas au but, le ballon au pied, aujourd'hui comme hier, mais padmasana, la posture du lotus, elle, n'évolue pas. Si une attitude est statique, son histoire ne peut être faite que d’immobilité.
Padmasana serait le reflet d'une fleur, pas d'une grimace.
par Marc publié dans : yoga
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Mardi 11 septembre 2007
L’aspect macroscopique premier d’un corps immobile est le mouvement respiratoire. Ce qui nous empêche le plus souvent de prendre conscience de cette réalité fort simple, ce sont nos pensées, ou citta vritti dans la terminologie des Yoga sutras de Maharshi Patanjali.
Méditer, c'est entre autre se proposer de retrouver la conscience de ce qui caractérise avant tout notre corps « macroscopique ».
Déjà, quand la respiration est perçue entre deux flots de pensées intempestives, la méditation semble atteindre une sorte de rythme de croisière…




[Revenu devant mon écran, je me suis employé depuis hier à méditer vos aimables commentaires. Vous trouverez mes réponses à la suite de chacun d'entre eux.]

par Marc publié dans : yoga
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Lundi 10 septembre 2007

Le niveau de conscience qui oblitère jusqu'à la plus légère effluve de la douleur de vivre, ce serait celui où nous nous sentons en harmonie avec la nature.
Rien ne semble pouvoir nous arriver quand nous agissons comme nous pensons qu’il faut le faire. Pas de dualité. Pas de conflit en nous, les Indiens parlent de yoga...

par Marc publié dans : yoga
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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