Le silence, nécessairement
« Yogasamadhi. » Le yoga est samadhi*. (Premier sutra du premier livre de Yoga-Bhasya de Vyasa (5ème - 6ème siècle)).
Proposition personnelle: Le samadhi serait silence.
Le yoga serait donc silence. L'union de Purusha** et de prakrti** serait complètement silencieuse. Rien à voir avec la bruyante extase sexuelle. Cette extase-ci -
certains l'appellent enstase, se référant à l'étymologie mais nous, nous resterons dans le langage commun - serait silencieuse, ce serait l'effleurement de Purusha** par
prakrti**, ce seraient les retrouvailles de l'Atman*** avec Brahman*** .
Alors, comment y parvenir? Nombreuses sont les méthodes; il y a même la méthode de la non-méthode, la plus belle peut-être. Toutes ces méthodes seraient nécessairement appropriées aux
personnes qui les ont choisies. Elles y croient. Elles s'y tiennent. Le silence viendra-t-il par la porte ou par la fenêtre? Peu importe. Quand? Et pourquoi « quand »? N'a-t-on pas l'éternité
devant soi pour être Soi?
Intuitions (rien de plus, pardonnez dès lors le caractère péremptoire de ce qui suit):
Tous, nous y parviendrons nécessairement car il n'y a que Lui. Et Il est silence, ce silence que l'on vivra un jour nécessairement dans notre assise. Et qui changera notre vie.
Et qui fera de nous des êtres pleinement heureux, dignes de ce corps et de cet esprit de méditant que nous avons reçu pour en faire ce à quoi il est destiné: Nous permettre de renouer avec le
silence primordial et éternel; être ce que « Nous Sommes ».
*: Extase, pour faire court. Pour la plupart des mots en italiques dans ce billet référez-vous si nécessaire à ce glossaire
de termes sanskrits.
**: Terminologie du samkhya darshan.
***: Terminologie du vedanta darshan, plus exactement de l'advaïta vedanta darshan.
P.S.: Le billet du 15 mars 2007 (je sais: nous sommes le 16 mars 2009) délivrait une série de fulgurances qui vous seront proposées à nouveau
pendant quelques jours: déblogage.
Par Marc
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