méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

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yoga


Dimanche 14 juin 2009
Le professeur de hatha yoga essaie d’atteindre le fond à travers la forme (la posture: asana). Sans succès. Un grammairien ne fera jamais de la littérature.
Un yogi part du fond pour l’enrober d’une forme (sa posture) qu’il réinvente à chaque instant. Il crée comme l’écrivain est inspiré. En marchant il crée son chemin. C’est en cela qu’il touche au yoga, à l’union.




P.S.: Le billet du 14 juin 2008 parlait de sorcellerie. N’ayez pas peur.

Par Marc
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Dimanche 17 mai 2009
Les pranayamas (respirations spécifiques au hatha yoga) permettent de prendre une posture assise correcte immédiatement après les avoir pratiqués. Ils agissent à court terme. Les considérer sous cet aspect, c’est couper l’herbe sous le pied de Shankara qui, dans Aparokshanubhuti (sutras 119-120) ne voit dans les pranayamas des hatha yogis que des façons de se torturer le nez. Selon lui, on ne change pas son état mental par les pranayamas et seuls les ignorants s’y essaieraient. Pourtant, ces derniers ne sont peut-être pas tant dans l’erreur que cela: pratiquer quelques respirations de ce type permet - surtout pour les débutants - de rester bien dans son souffle pendant l’assise et d’être là, jusqu’à arriver à la sensation d’être respiré plutôt que de respirer.




P.S.: Le billet du 17 mai 2008 parlait de certaines des étapes d’une vie.

Par Marc
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Mercredi 15 avril 2009
Tout comme Woody Allen (voir ce billet), le yogi est, semble-t-il, celui qui a toujours pensé qu’aucune vie, aucune, n’était à l’abri de la tragédie et que chacun de nous aura à lui faire face un jour ou l’autre.
C’est parce qu’ils savent imparfaitement cela que la plupart des hommes recherchent le pouvoir. Ce n’est pas le pouvoir de l’argent, ni celui que l’on peut acquérir sur les autres qu’ils rechercheraient, s’ils savaient… Ce serait le pouvoir sur les événements tragiques de façon à les maintenir à distance.
Mais ce pouvoir est illusoire. Il ne peut s’acquérir, du moins de la façon dont on le recherche habituellement. On cherche à dominer les autres mais c’est de se vaincre soi-même qu'il importe. Alors les événements tragiques, lorsqu’ils nous tomberont dessus, nous paraîtront un peu moins difficiles à négocier, peut-être même qu’on ne les verra pas comme tragiques. (« Just a part of it », comme disait ce moine thaï croisé à Bangkok.)
Et pour cela il n’y a sans doute pas de recette miracle: il faut se comprendre (démarche psychologique) soi-même et se connaître (démarche philosophique), il faut vivre avec soi, être intime avec soi, s’écouter, se faire peur à l’avance et apprendre à gérer cette peur, apprendre ce que la peur veut dire et ce que représente le « je » qui a peur. Tout cela, on le voit, relève plus de l’introspection que de la jouissance d’un pouvoir sur les autres.
C’est pour avoir compris tôt cela que les yogis n’ont jamais recherché, pour l’essentiel, qu’à se dominer eux-mêmes. Cependant, malgré une constance dans leur démarche, ils ressentent qu’ils sont encore - trop souvent - loin d’avoir réussi. Mais ils y travaillent. Peut-être que cela seul compte.




P.S.: Dans le billet du 15 avril 2008 je faisais le serment de ne plus jamais me moquer des gourous dans leur ensemble. Voyez pourquoi en cliquant sur « serment ».

Par Marc
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Lundi 13 avril 2009
De la même façon qu’il y a la sensation de respirer et celle d’être respiré, il y a concentration au sens habituel du terme, c’est-à-dire volontaire voire forcée et concentration naturelle qui cette faculté de se focaliser sans effort sur un objet ou un sujet choisi.
Mircea Eliade disait que le premier devoir du yogi est de penser et non pas de se laisser penser. Sans entraînement, on se laisse penser et donc la concentration à ce stade est forcément forcée. Lorsque l’on peut penser enfin, cette pensée même est concentration naturelle. C’est le dharana (concentration) de samyama (relisez éventuellement Patanjali). L’étape suivante, dhyana (méditation), étant peut-être la pensée « J’observe que je ne pense plus, sauf bien sûr que je produis la pensée que je ne pense plus. » Quant à samadhi (l’extase, pour faire bref), cette autre chose, c’est autre chose. On ne peut y penser. Et donc rien en dire. Chuut!!!




P.S. Sous le titre non-retour, étonnamment le billet du 13 avril 2008 parlait… d’amour.

Par Marc
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Mercredi 1 avril 2009
Purusha (l’Esprit) et prakrti (la matière), « citta vritti nirodha » (la cessation des modifications du mental, définition du yoga), dharana (la concentration naturelle), dhyana (la méditation) et éventuellement samadhi (l’extase, si complexe à définir): une parfaite compréhension de tous ces termes permettrait de les relier les uns aux autres dans une dissertation cohérente et limpide.
Cette évocation-là parlerait nécessairement d’idéale façon du yoga, cet état de conscience où l’on n’est plus dupe d’un mental qui a tendance à nous emmener là où il veut. Et toute discipline tendant vers ce but serait bonne à prendre.
(Prenez le hatha yoga que l’Occident connaît quelque peu, par exemple. Dans un asana (posture) qui nous résiste (ou qui requiert notre attention constante sous peine de perdre l’équilibre), qui nous demande de gérer la douleur qu’il provoque, qui nous supplie de rester encore un peu dedans mais pas trop (ce fil du rasoir entre la douleur et le plaisir, ce sentiment de faire du bien au corps en lui faisant quelque peu mal), dans un tel asana nous sommes là, nous ne rêvons pas ni ne sommes distraits (détournés de nous-mêmes). Le monde y est vécu d’instant en instant. Nous vivons à son rythme. Nous le touchons. Il est là et nous sommes partie de lui. Nous ne sommes pas encore lui certes, cela, c’est pour plus tard. Mais déjà, cela n’est plus que dharana: c’est dharana et plus que dharana, c’est dhyana peut-être, ou même samadhi, qui sait?
C’est à réfléchir, vous voyez, ce discours reliant les concepts proposés en début d’article, ce discours en ce qui me concerne laisse encore à désirer. Il me faut encore réfléchir à tout cela…)




P.S.: Le billet du premier avril 2008 suggérait ce que nous pourrions bien être en tant qu’ego et en tant qu’esprit: ouï-dire.

Par Marc
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Lundi 16 mars 2009
Le silence, nécessairement


« Yogasamadhi. » Le yoga est samadhi*. (Premier sutra du premier livre de Yoga-Bhasya de Vyasa (5ème - 6ème siècle)).
Proposition personnelle: Le samadhi serait silence.
Le yoga serait donc silence. L'union de Purusha** et de prakrti** serait complètement silencieuse. Rien à voir avec la bruyante extase sexuelle. Cette extase-ci - certains l'appellent enstase, se référant à l'étymologie mais nous, nous resterons dans le langage commun - serait silencieuse, ce serait l'effleurement de Purusha** par prakrti**, ce seraient les retrouvailles de l'Atman*** avec Brahman*** .


Alors, comment y parvenir? Nombreuses sont les méthodes; il y a même la méthode de la non-méthode, la plus belle peut-être. Toutes ces méthodes seraient nécessairement appropriées aux personnes qui les ont choisies. Elles y croient. Elles s'y tiennent. Le silence viendra-t-il par la porte ou par la fenêtre? Peu importe. Quand? Et pourquoi « quand »? N'a-t-on pas l'éternité devant soi pour être Soi?


Intuitions (rien de plus, pardonnez dès lors le caractère péremptoire de ce qui suit):
Tous, nous y parviendrons nécessairement car il n'y a que Lui. Et Il est silence, ce silence que l'on vivra un jour nécessairement dans notre assise. Et qui changera notre vie. Et qui fera de nous des êtres pleinement heureux, dignes de ce corps et de cet esprit de méditant que nous avons reçu pour en faire ce à quoi il est destiné: Nous permettre de renouer avec le silence primordial et éternel; être ce que « Nous Sommes ».




*: Extase, pour faire court. Pour la plupart des mots en italiques dans ce billet référez-vous si nécessaire à ce glossaire de termes sanskrits.
**: Terminologie du samkhya darshan.
***: Terminologie du vedanta darshan, plus exactement de l'advaïta vedanta darshan.
P.S.: Le billet du 15 mars 2007 (je sais: nous sommes le 16 mars 2009) délivrait une série de fulgurances qui vous seront proposées à nouveau pendant quelques jours: déblogage.

Par Marc
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Samedi 14 mars 2009
2/2
Réfléchir veut dire méditer mais méditer ne voudrait pas dire que réfléchir, réfléchissez...
C'est qu'il y a, semble-t-il, tellement d'autres choses que l'on peut faire quand on médite. Que dire par exemple, lorsque le corps et l'esprit du yogi s'allient pour donner le résultat idéal de confort, de vigilance naturelle et de sérénité?




P.S.: Le billet du 14 mars 2007 parlait concernait la compréhension et le jugement: indétermination.

Par Marc
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Vendredi 13 mars 2009
1/2
Un jour, en Inde, j'avais écrit ceci après ma séance de hatha yoga solitaire*:
« Parfois, je me retrouve dans une asana (posture de hatha yoga) sans même savoir comment j'y suis arrivé. C'est le corps qui a réfléchi, il n'y a eu aucun « calcul », aucune réflexion: le corps s'est placé lui-même ainsi. Et je me dis: wooaawwhh !, c'est cela la contre-posture idéale à la posture précédente, c'est cela que je devais faire, très exactement cela, pour respecter la logique d'une séance réussie, entendons par là une séance dont on sort frais et dispos, sans douleur ni fatigue... »
Et un peu plus tard, j'avais conclu :
« Suite... On réfléchit avec la tête, on médite avec le corps. C'est cela qui fait la différence entre réflexion et méditation. Bien sûr, le verbe méditer est passé dans le langage courant pour dire réfléchir, par exemple dans une phrase comme "Je vais méditer là-dessus". Mais pris dans le sens le plus strict, c'est-à-dire comme traduction du terme sanskrit dhyana, méditer veut dire faire usage de tout "soi": son corps, sa respiration, son mental, son instinct, son intuition, sa conscience**, que sais-je encore... »




*: Seul (sur une terrasse pas loin de Ganga), car je n'aimais pas trop la séance collective proposée par l'ashram.
**: Il ne s'agit pas ici de ce que l'on appelle en anglais "conscience", la conscience morale, mais bien de "consciousness".
P.S.: Sous le titre entente, dans le billet du 13 mars 2007 il était question de tolérance, un si beau concept et si mal connoté de nos jours, signe que nos jours vont mal...

Par Marc
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Mardi 10 mars 2009
La satisfaction dénoncée par Hegel (« A ce dont un homme se satisfait, on mesure la grandeur de sa perte. ») n'est sans doute pas celle prônée par Patanjali (Yoga Sutra, II.42) : Samtosad anuttamah sukhalabhah. : « From contentment, unsurpassed happiness is gained. »
Dans cet ashram surplombant Ganga, le plus sacré des fleuves, il s'agit de se sentir bien dans le Chemin, de se sentir en harmonie avec la nature, de produire « l'action juste » de façon constante et cela en cultivant le doute certes, mais aussi en sachant se limiter quelque peu, c'est-à-dire en refusant parfois d'aller vers de nouveaux défis parce qu'il faut bien admettre, en toute humilité, que l'on ne parviendra jamais au bout du chemin, même si celui-ci n'est constitué que de questions existentielles.
Déjà, en ce domaine de l'intellect, la limitation de notre cerveau nous garantit une insatisfaction éternelle devant les mystères de l'univers, mystères qui d'ailleurs ne vont pas en s'éclaircissant au fur et à mesure qu'on les perce; non, ils en révèlent d'autres encore plus insondables, encore plus étranges. La nature se complexifie au fur et à mesure qu'on l'approche...
Que dire alors des défis d'ordre non intellectuels, ceux qui concernent l'autre utilisation du cerveau, un cerveau en Chemin vers l'autre rive de nulle part: c'est dire qu'il n'y a pas de but, mais puisqu'il y a Chemin, c'est dire aussi qu'il faut tenter de l'atteindre, ce non-but...




P.S.: Il n'y avait pas eu de billet le 10 mars 2008. Celui-ci, le second écrit le 6 mars, évoquait une pensée venue tout droit de... l'enfer, cet endroit où, selon Léo Ferré si ma mémoire est bonne, Dieu porte des lunettes noires pour ne pas être reconnu de ses admirateurs: émanation.

Par Marc
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Jeudi 26 février 2009
Quand on parle de relation psychosomatique, on pense souvent à une relation négative: quand le corps va mal, l'esprit va mal et vice versa.
Mais on pense rarement cette relation en termes positifs. Pourtant c'est ce que le yogi constate, lui: faire en sorte que le corps aille très bien en maîtrisant la posture assise pendant une longue période influe sur la qualité de l'esprit. Une longue méditation dans un corps parfaitement à l'aise produit une qualité de l'esprit parfaite: un esprit Absolument silencieux.




P.S.: Sous le titre escalades le billet du 26 février 2008 vous proposait de choisir entre plusieurs définitions de la méditation. Les réponses furent instructives.

Par Marc
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Samedi 7 février 2009
La posture* de méditation assise se travaille sur le long terme et dans l'instant de la pratique.
Sur le long terme, pour dompter les jambes, leur écartement, les genoux et pour (re)donner santé à la colonne. Dans l'instant aussi, car à chaque fois il faut détendre le ventre (ce qui se travaille peut-être d'abord sur le long terme), détendre les épaules, les bras, les mains, le visage et ses muscles, détendre tout le corps, le laisser s'épandre autour de cette colonne devenue volontaire, positionner correctement le cou, le menton...
Bref, beaucoup à faire avant de laisser faire, d'écouter, de ne rien attendre, d'être.
Être, c'est ne rien attendre.




*: Idéalement, padmasana, le lotus.
P.S.1: « En Inde, le yoga est enfin soluble dans l'islam », nous dit le journal Le Monde.
P.S. 2: Le billet du 7 février 2008 évoquait le mental en ses rôles.

Par Marc
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Mercredi 14 janvier 2009
Si le hatha yoga* se caractérise par la connivence corps-esprit, c'est à la conscience du miracle de respirer, d'être vivant, d'être là, d'être, que le raja yoga (celui du méditant) permet d'accéder.
Nous sommes là un pas plus loin. Celui qu'il faut franchir pour fouler les rives du Gange.




*: Connu indûment en Occident sous le vocable yoga.
P.S.: Le billet du 14 janvier 2008 proposait une piste pour cerner le délicat concept de conscience: réflexivité.

Par Marc
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Lundi 12 janvier 2009
Aux côtés de certains êtres, vous méditez avec la facilité des nuages. Il se peut qu'ils soient de ceux qui ont atteint une certaine sagesse et alors tout est bien. Mais s'ils tirent du plaisir de la reconnaissance, voire de la vénération qui leur est témoignée, ils vivent là une grande tragédie. Patanjali les avait pourtant prévenus des dangers des « pouvoirs » que le méditant acquiert, pouvoirs qui selon lui, sont autant d'obstacles sur le chemin de la connaissance de soi; entendez, de la reconnaissance du caractère illusoire de l'ego.
Il faut dire que tous les méditants ne sont pas des lecteurs de Patanjali, ni d'aucun auteur de renom d'ailleurs, et c'est bien dommage: le méditant qui n'est pas aussi étudiant court de grands dangers. « Pas de raja marga (voie de la méditation) sans jnana marga (herméneutique), sinon c'est la catastrophe », dit-on souvent dans les ashram réputés de l'Inde, j'entends par là ceux où l'on applaudit moins le savoir du maître que les efforts de ceux qui se savent être nulle part.




P.S.: Le billet du 12 janvier 2008 évoquait une évidence des plus salutaires.

Par Marc
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Jeudi 8 janvier 2009
La libération*? Et si c'était tout bonnement celle l'esclavage du mental? Le nirodha de "Yoga citta vritti nirodha"**?




*: Ce concept dont parle tant l'Inde, en sanskrit moksha, doit être entendu d'abord comme la délivrance définitive de toute incarnation.
**: Yoga citta vritti nirodha: Le yoga est la cessation des fluctuations du mental, définition du yoga par Patanjali dans le sutra I,2 de ses Yoga sutra. A noter que les quatre concepts de ce sutra peuvent donner lieu à de longues dissertations quant à la meilleure façon de les définir.
P.S. : Le billet du 8 janvier 2008 évoquait ce que certains méditants entendent par dédramatisation. Il est dans la note de celui d'aujourd'hui et aide à mieux le cerner.

Par Marc
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Lundi 29 décembre 2008
Quand il s'assied en silence, celui qui vient de (re)lire les Yoga sutras peut se demander quand commence ce que l'auteur de cet ouvrage fondateur, Patanjali, appelle la méditation (dhyana), septième membre du raja yoga et quand se termine l'étape précédente qu'il appelle concentration (dharana).
Oserais-je une hypothèse? Il me semble que dans la posture assise, la respiration d'abord est observée naturellement: ce serait encore dharana; puis de se sentir respirer, on en arrive à se sentir respiré: c'est là que dhyana commencerait.




P.S.: Le billet du 29 décembre 2007 évoquait l'extase dans un billet qui me semble important: arrêt.

Par Marc
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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