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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

trouvaille

Italie, 1907, Paul Morand qui n’a pas vingt ans, écrit (dans Venises, Gallimard, 1971):

« A Naples je devais retrouver la même ivresse physique et morale qu’à Caux; ce fut au cours d’un déjeuner solitaire sous la treille, au dessus de Saint-Elme; la rumeur du travail des hommes montait jusqu’a moi qui les regardais faire. Il ne se passait rien, je n’espérais rien, je ne donnais rien, je recevais tout. Des millions d’années m’avaient attendu pour m’offrir ce cadeau suprême: un matinée sous une treille. […] »

Dans le même ouvrage, Morand nous apprend qu’à dix-sept ans déjà il avait compris « qu’on ne vit qu’une fois et qu’il faut y apporter toute l’attention possible.»

C’est parfois dans des textes en instance d’oubli et rescapés pour un temps d’un grenier que l’on vide que l’on trouve les plus belles pages à méditer.

 

 

 

 

P.S.1 : A écouter sur ce sujet, cette émission de France Culture.

P.S.2 : Le billet du 31 janvier 2008 parlait d’implication.

 

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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