méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

au fil des jours:

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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 14:31

Depuis hier soir je cherche où j’ai lu un jour cette idée devenue floue qu’un seul moment de méditation vous assure quelque chose comme mille vies et vous rachète d'autant d'autres mal vécues. Est-ce chez Tchao-Tchan (et son concept de rang dans le karma) ou Tchouang-tseu (l’homme parfait, adepte du non-agir)? Ou chez Meher Baba peut-être, Meher Baba qui disait que le cerveau silencieux, c’était cela Dieu? Plus moyen de m’en souvenir mais qu’importe, cette idée s’incruste en moi et me demande de l’approfondir comme si je venais de l’avoir.

J’aime bien au fond cette notion que méditer (là !, maintenant !) est d’une inestimable valeur et que c’est en quelque sorte s’assurer une place pour mille vies dans les espaces intergalactiques. Je lui trouve quelque chose d’incroyablement pertinent, même s’il ne s’agit que d’une vérité purement poétique (loin, faut-il le préciser, de ces balivernes pour « croyants »: vie après la mort, réincarnation, paradis, enfer).

Et vous?




P.S.: Le billet du 23 octobre 2008 évoquait la plus utile des ruses.

 

Par Marc - Publié dans : de choses et d'autres...
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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