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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

supputation

Depuis hier soir je cherche où j’ai lu un jour cette idée devenue floue qu’un seul moment de méditation vous assure quelque chose comme mille vies et vous rachète d'autant d'autres mal vécues. Est-ce chez Tchao-Tchan (et son concept de rang dans le karma) ou Tchouang-tseu (l’homme parfait, adepte du non-agir)? Ou chez Meher Baba peut-être, Meher Baba qui disait que le cerveau silencieux, c’était cela Dieu? Plus moyen de m’en souvenir mais qu’importe, cette idée s’incruste en moi et me demande de l’approfondir comme si je venais de l’avoir.

J’aime bien au fond cette notion que méditer (là !, maintenant !) est d’une inestimable valeur et que c’est en quelque sorte s’assurer une place pour mille vies dans les espaces intergalactiques. Je lui trouve quelque chose d’incroyablement pertinent, même s’il ne s’agit que d’une vérité purement poétique (loin, faut-il le préciser, de ces balivernes pour « croyants »: vie après la mort, réincarnation, paradis, enfer).

Et vous?




P.S.: Le billet du 23 octobre 2008 évoquait la plus utile des ruses.

 

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Francoise-L. 24/10/2009 09:09


Je ne suis pas pratiquante (de la méditation) mais il me semble qu'elle devrait être un vide réceptif donc sans objectif de quelque ordre qu'ils soient.
Du genre : silence SVP, suis à l'écoute de murmures.
Amicalement


Marc 26/10/2009 10:18


Voilà.
Amitiés.


lolita 23/10/2009 15:37


En tout cas je suis absolument sure que ce n'est pas Tchouang Tseu qui ne parle jamais explicitement de méditation ( ni de d'autres vies que celle-la ici et maintenant )
Cordialement


Marc 26/10/2009 10:17


L'oeuvre de Tchouang-tseu traduite par Liou Kia-hway m'a accompagné pendant tout un hiver indien consacré au sadhana de la méditation et je n'ai jamais eu la moindre envie de lire autre chose
pendant ces trois mois-là. C'était le livre parfait pour une telle retraite. Que le terme méditation n'y soit jamais prononcé, je m'en réjouis au fond, mais à mon humble avis Tchouang-tseu sait
mieux que quiconque ce qu'il veut dire.
Amitiés.


h 23/10/2009 15:28


Dans une autre tradition que celle à laquelle vous semblez vous référer (je ne connais pas bien ce blog encore), on peut lire :"avant qu'Abraham fut je suis". Ne se dit-il pas là quelque chose de
cette autre dimension "sans mode" (et donc, entre autre) sans temporalité linéaire) qu'on trouve dans les différentes 'mystiques' de par le monde, et qui va bien au-delà de ce qu'en disent les
institutions religieuses auxquelles elles se rattachent souvent ?C'est sûr que ça ne colle pas très bien avec "méditer - faute de mieux", plus proche à première vue du pari de Pascal mais encore
une fois, je n'ai pas encore le loisir d'étudier de près votre point de vue. Je suis prête à réviser ma copie bien sûr  :-))
Personnellement (si vous me demandez mon avis), je préfère 'méditer sans pourquoi', comme la rose de SibelIus - mais bon, ce n'est pas un dogme !!!


Marc 26/10/2009 10:10


Je réagis à votre second paragraphe que je comprends mieux et aux propos duquel j'adhère sans réserve. (Il est vrai que mon billet pourrait être mal compris.)
S'asseoir pour s'asseoir et non pour un résultat: désintéressement.