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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

ouverture

Quand, comme tout être vivant, vous êtes parfois en souffrance et que vous vous rebellez contre elle, deux solutions s’offrent à vous pour atténuer celle-ci.

Un, vous comprenez que c’est moins à la souffrance qu’à votre rébellion qu’il faut s’attaquer car, comme l’a bien montré le Bouddha, c’est le désir (ici celui de ne plus souffrir) qui cause la souffrance.

Deux, vous développez une poussée de haine (ô combien légitime) contre vos géniteurs qui ont eu l’audace de vous mettre au monde pour leur propre plaisir, sachant très bien ce qu’il vous en coûterait et alors que (cela au fond ils le savaient aussi, et depuis toujours, depuis l’éternité de la conscience) comme le dit si bien Cioran, « le vide aurait suffit ».

Envisager toutes les solutions, c’est là la devise du méditant. Toutes les solutions, même les moins confortables, même les plus audacieuses, même celles qui l’obligent à « penser contre soi-même* ».

 

 

 

 

*: Cette belle définition de l’attitude philosophique.

P.S.: Dans le billet du 31 mars 2009 il était question de transcendance.

 

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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Commenter cet article
L
<br /> <br /> Si la souffrance est physique, les progrès de la science rendent absurde de choisir de la supporter sans la soulager.<br /> <br /> <br /> Si la souffrance est morale, et si on ne sait pas faire le vide, autant faire le plein en se créant le film agréable dans lequel on se sera offert le role d'acteur.<br /> <br /> <br /> Le cerveau est tout autant sensible au vrai qu'à l'inventé. la preuve en est nos réactions émotives au cinéma. Et si on ne sait pas faire, prendre un livre divertissant et se contraindre à<br /> commencer à le lire. Le reste suit.<br /> <br /> <br /> Un peu primaire? Qu'importe.<br /> <br /> <br /> Je remercie quant à moi toute les générations de mes lignées qui m'ont permis ce passage du côté de la Vie, même s'ils ne l'ont pas fait exprès (en particulier les plus anciens).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> C'est votre dernière remarque qui m'inspire ce commentaire: je comprends très bien que vous préfériez cette position, aux antipodes de celle de Cioran (dont on célèbre ces jours le centième<br /> anniversaire de la naissance).<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> <br /> La non-acceptation est plutôt "fermeture" !...<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Je dirais plutôt une audace.<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Puisqu'il vous sied mieux, je vous ai placé un clin d'oeil à Bashô, ce dimanche-ci....<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Bien lu, merci.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> Je ressens les deux possibilités dont tu parles comme une résistance qui dit :ce qui est ne devrait pas être".<br /> <br /> <br /> N'y aurait il pas une troisième voie ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Je la cherche.<br /> <br /> <br /> <br />