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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

niveau de conscience

En Inde, on dit souvent que ce qui n'est pas donné est perdu. C'est là un bon exemple d’énonciation qui reflète deux niveaux de conscience possibles: outre son sens premier assez trivial (perdu pour quelqu’un - ou plus vulgaire encore: pour moi - ce qui ne lui - m’ - est pas donné), elle peut exprimer aussi (et surtout) la ô combien noble vision que l'avoir que l'on ne donne pas est perdu pour l'être.

L'esprit fluctue constamment entre des niveaux de conscience: en société, la tendance est à l'abaissement pour ne pas dire la dégringolade*, alors qu'en solitude on s’élève si l'on ne fait que se laisser porter par le silence.

 

 

 

 

 *: Attraction vers le « bas »: souvent, il suffit de vouloir exprimer une idée « raffinée » à l’intention de quelqu'un qui nous paraît tout ouïe pour devoir descendre de niveau afin de se rendre compréhensible; et subitement on se rend compte qu'on ne comprend plus soi-même ce qui nous paraissait lumineux quelques instants auparavant. Devant la mine ébahie de l'autre on s'excuse alors en disant ce qu'on est absolument le seul à comprendre: « Laissons tomber! »

P.S.: Le billet du 20 juillet 2008 parlait de perfection. Une fulgurance parfaite? J’aurais la faiblesse de le croire.

 

 

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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fée des agrumes 21/07/2011 11:00



Tiens, c'est aussi une formule de Dolto.



Marc 23/07/2011 22:44



C'est là une formule universelle. On la trouve dans le livre de Lapierre sur Calcutta, alors pourquoi pas chez Dolto à Paris?