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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

métaphore

Aujourd’hui, à l’heure où la planète habitée par l’homme agonise à cause de lui, il n’y a plus que la peur du gendarme pour inciter à avoir une attitude moins nuisible pour l’environnement et seule susceptible de retarder quelque peu notre suicide collectif.

Ces sanctions dont on nous menace, ces libertés dont on nous prive me font immanquablement penser à cette image d’une terre que l’on mine pour empêcher qu’on la piétine. Cette comparaison (que l’on comprendra d’emblée ou jamais) a toutefois ses limites: l’humain est ainsi (mal) fait que celui qui poserait des mines sur sa terre pour la protéger se soucierait peu de la terre des autres et ne se priverait pas de la piétiner, elle, pour peu qu’elle ne soit pas déjà minée comme la sienne.

On voit donc que cette peur du gendarme aura pour premier effet, non pas de sauver la planète, mais d’en faire une prison.

Cela en vaut-il la peine, se demande le méditant, qui pense qu’il y aurait peut-être mieux à faire que de se reproduire de façon si écervelée pour se rendre à chaque nouvelle naissance encore un peu plus prisonnier du nombre? La méditation n’est-elle pas l’exact contraire de l’ « écervellement »?





P.S.: le billet du 21 octobre 2008 parlait de clairvoyance.

 

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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mabes 21/10/2009 20:34


c'est sûr qu'on est fort peu nombreux à raisonner ainsi... je suis prise d'un curieux vertige intérieur quand je vois ces bébés autour de nous... quant à la peur du gendarme, elle n'a jamais nourri
que la soif des brigands, non ?


Marc 23/10/2009 14:47


Je ne saurais dire ce que nourrit la peur du gendarme. Ce qu'll me semble c'est que les brigands sont sans doute trop nombreux pour que quoi que ce soit puisse encore être tenté contre eux.