Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

harmonie

Les considérations suivantes sont valables pour toutes les religions et toutes les sectes - expliquez-moi la différence! Que dites-vous? Ah oui! La secte c'est les autres, moi j'ai une religion, je ne suis pas sectaire, moi - dont la personne du fondateur (l'amour qu'on lui porte, etc...) a autant (ou plus) d'importance que ses paroles.

Pour un chrétien, par exemple, tout état de "grâce"* est inséparable de la pensée du Christ. L'image qu’il se fait de son idole est omniprésente dès qu'il s'accorde une réflexion qu'il voudrait profonde.


Mais pour celui qui vit l'harmonie, rien de tel **, aucune idée pour remplir un cerveau qui aspire au vide, au repos. Pour lui qui ne réfléchit pas mais qui laisse aller, toute pensée, toute image, serait plutôt un obstacle (une impureté dont il ne se formaliserait pourtant pas et qu'il laisserait s'essouffler d'elle-même en ne lui accordant pas attention) entretenant l’illusion romantique d’un "sauveur" qui nous aime.

Pour un tel homme donc, aucun phare*** n'est nécessaire, il suffit de respirer et d'être conscient de l'harmonie****, d'ouvrir les yeux et d'être conscient de l'harmonie, de toucher n'importe quelle manifestation de Sa grandeur et d'être conscient de l'harmonie, de jouir d'être et d'être Conscience. Pas de conditionnement douloureux (qui implique une absence de silence mental). Rien qu'être sans conflit, sans fragmentation, sans désir.

La beauté est partout lorsqu'on ne fait rien (et lorsqu'on ne s'appuie sur personne) pour désirer la vivre.





*: Grâce entre guillemets pour ne pas alourdir le texte et dire: l'idée qu'il se fait de la grâce.

**: Ce qui était sans doute le cas du Christ qui, s’il a existé, n'était pas le moins du monde chrétien. (Que l'on me pardonne cette évidence !)

***: Aussi sympathique soit-il, même pas ce Jésus, "l'humble chercheur", dégagé de son image satanique - le diable étant celui qui exerce une emprise conditionnante sur nous - de "fils unique de Dieu" grâce à laquelle beaucoup ont pu écrire nombre de terrifiantes pages de 2010 années de l’histoire avec son sang.

****: Qu'il conviendrait de ne jamais souiller d'une majuscule ni de vénérer comme un idéal qu’au fond, on ne désire pas vraiment rattraper, trop heureux que l'on est de patauger dans la fange immobilisante de ses croyances.

P.S.: Le billet du 16 février 2008 traitait d’un très important préalable.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
Voir le profil de Marc sur le portail Overblog

Commenter cet article

mirabelle 17/02/2010 00:01


Laisser Dieu être Dieu ... Au bout de Dieu, il y a la déïté -  sans lieu, sans mode, sans attribut.
Maître Eckart.
Avez vous une objection avec cette formulation ? pour ma part, je n'en ai pas avec la vôtre !
(J'ai mis des majuscules à Dieu, mais je ne sais pas quelle était l'option de l'auteur que je cite de mémoire et en traduction)


Marc 17/02/2010 11:35


Les jnanis de l'Inde pensent de même. Ils appellent cela la Réalité Ultime (Brahman). Les "Dieux" sont pour ceux qui sont incapables d'abstraction.


Lise 16/02/2010 15:56


Ce Désir là ..qui n'est plus une attente
Mais une énergie troublante ..de Vie .
Merci Marc.


Marc 17/02/2010 11:26


Pas de quoi, Lise.
Bises.