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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

exception

La langue est adaptée à notre environnement mental.

Par exemple avec 2 ou 3 syllabes et 26 lettres on peut presque toujours former un mot qui nomme un lieu particulier de notre bonne vieille planète*. Si celle-ci était plus grande il nous faudrait pour nommer tous ses lieux un alphabet plus conséquent ou des mots plus longs et donc moins aisés à évoquer et à retenir.

Autre exemple,  si nous avions une plus grande culture il nous faudrait plus de lettres, syllabes et mots pour nommer chaque concept**.

Penser et parler sont donc étroitement liés. Et c’est bien pourquoi il n’y a qu’un seul domaine que le langage, quel que soit sa sophistication, sera à jamais impuissant à décrire, et c’est celui du silence, parce que, en vertu de sa définition même, il est l’absence de pensées.

 

 

 

* : Cela ne vous étonne-il pas qu’il n’y a que deux Ambon sur toute la planète, l’un dans le Morbihan, l’autre dans les Moluques ?

**: Déjà actuellement on est parfois limite: les mots peuvent désigner différents concepts dans des disciplines sophistiquées comme la métaphysique ou la psychologie, et il faut à chaque fois préciser de quoi on parle.

P.S.: Le billet du 21 décembre 2007 parlait de reconsidération. A relire.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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